Texte de M Gérard
Veillons sur la flamme
Les bruits de cette
guerre sont loin de nous
Mais ils ont marqué
l’histoire de la France
Qui fut écrite avec
des lettres de sang;
Des lettres
indélébiles dans le temps,
Des lettres de feu,
empreintes de souffrance,
Qui se sont révélées
d’un énorme coût
Que de vies sacrifiées
dans les brasiers
Qu’avaient allumés nos
voisins belliqueux.
Pour de vieilles
rancunes ce fut l’enfer
Dans lequel furent
précipiter les chairs
D’une jeunesse que
l’on jetait au feu.
Des carnages que l’on
ne peut oublier!
Ces bruits de guerre
s’estompent dans le temps
Mais quand reviennent
les anniversaires
De la fin des cruelles
hostilités
Nous ne pouvons nous
empêcher d’y penser.
Nos esprits nous
redessinent les calvaires
Que subirent les
valeureux combattants.
Dans les tranchées,
dans la boue, dans la misère,
A peine étaient-ils au
feu qu’on les
tuait !
Dès les premiers tirs
ce fut une hécatombe ;
Les corps s’empilaient
dans une immense tombe ;
Dans chaque bataille
qui se déroulait
Le sang des malheureux
inondait la terre
Le temps nous éloigne
de la tragédie
Qu’ont vécu nos
parents et nos grands-parents
Mais en nous des échos
résonnent encore
Qui nous font penser à
ces sombres aurores ;
C’est pour cela, qu’au
moins une fois par an,
Nous avons un devoir
de cérémonie
Un court instant nous
devons nous recueillir
Et saluer les noms des
morts pour la France ;
Pour qu’ils ne tombent
pas encore dans l’oubli,
Qu’ils restent dans
les mémoires et le granit,
Soyons persévérants de
reconnaissance
Et veillons sur la
flamme du souvenir !
Car, tant que sont
récités et salués
Les noms des héros et
des martyrs
Ils sont en gloire
dans l’éternité !
M. Gérard.
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Yvette De
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