Cataclysme …
La terre vient de se
fâcher ; Terrible choc !
Terrible drame ! Les
dieux n'ont rien empêché.
Ils ont vu mais ils
n'ont pas retenu l'estoc
Des flots monstrueux
qui allaient désespérer
Des entrailles, de la
terre convulsionnée,
Se sont échappées des
forces incontrôlables
ui ont soulevé les
mers et les ont jetées,
Déferlantes vagues
semant l'irréparable.
En rouleaux meurtriers
les eaux ont inondé
Les plates bandes et
les plages vulnérables,
Ne laissant aucune
chance de s'échapper
Au monde qui était
devant l'impitoyable.
Face à l'humanité
impuissante, la mort,
En un seul instant, a
déferlé dans la vie ;
Ecrasant misères et
solides conforts
Elle interpelle la
planète abasourdie.
Quand la terre, notre
mère, a des tremblements
Ou des sautes
d'humeur, l'humanité n'est rien
Qu'une glaise molle
qui fond sous l'ouragan ;
L'homme se résume à un
minuscule point !
Tout ce qui est humain
compatit au malheur ;
Il n'y a pas un cœur
qui ne soit affecté
Et ne vienne apporter
une modeste fleur ;
L'émotion est grande,
le monde est secoué !
A tous nous pourrons
peut-être raccommoder
Les dégâts matériels,
mais resteront les peines
Que le temps,
seulement, pourra atténuer ;
Sur tant de morts et
tant de larmes nos cœurs saignent !
Oh ! Vagues cruelles,
vagues de désespoir !
Quand vous apparûtes
en murailles de mort,
Le monde entier vous a
vu battre des records
De destruction. Autant
de morts ! Oh! Triste gloire !