Texte de M Gérard

 

 

DE L'AEDE AU POETE

 

 
Dès le commencement des poètes ont chanté
Les couleurs de la vie, de l'Amour, de la mort,
Les affres des enfers et les Cieux convoités
Et tous les univers d'où naissent les aurores.
 
Des Dieux ils recevaient l'étincelle sacrée
Et le verbe juste pour porter la lumière
Jusqu'aux sombres nuits de l'humanité figée
En y soufflant l'onde chaude dans les chaumières.
 
D'Homère à nos jours la création fut louée
Et les amours  peints dans les plus merveilleux roses,
Le crime et la douleur furent aussi joués
Mais avec les couleurs du noir et du morose.
 
Le poète, toujours, a dévoilé son âme
Et vidé son cœur de ses riches héritages
Pour dire au monde les fleurs et les amalgames ;
De l'Ange et du démon il a tracé l'image.
 
Les chants d'aujourd'hui sont aussi éblouissants
Et dessinent bien la vie et ses aventures
Mais ils éclairent peu la nuit de l'inconscient
A qui n'arrive ni l'écho ni la pâture.
 
Même si l'on prêche dans des églises vides
Ne nous privons pas de sublimer l'existence
Comme nous décrirons aussi bien le stupide ;
Que nos mots clament le jour et la bienveillance !

M. Gérard.

....

Retour

Yvette De France