Texte de M Gérard
Délire
Quelques fois je sombre dans un profond délire;
Je peins mes alentours avec de grands soleils,
Même s'il pleut je mets du rose dans le pire
Et j'écarte les bruits qui gênent mon sommeil.
Dans ma déraison je ne vois que des eaux pures,
Des ondes tranquilles qui couvrent les espaces.
Je n'imagine pas des cascades impures
Ni des torrents de boue ; Je nage dans l'audace !
J'ignore l'injure, j'ignore la tempête,
Aucune rafale n'est assez forte en haine
Pour déséquilibrer les images de fête
Que je transporte en moi-même, comme une traîne.
Dans ma douce errance je chasse le morose,
Je déclare la guerre aux mauvaises raisons
Et je dessine des images qui supposent
La lumière et le rose à tous les horizons !
Mais hélas ! Voici que l'on me prend à partie ;
La radio, les journaux, la télévision
M'injectent à nouveau des doses de tragédie ;
Mon délire n'était qu'une douce fiction !
M. Gérard.

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Yvette De
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