Car le Ciel connaît ces
gens, jamais rebutés,
Soignant et torchant les
malheureux alités
A qui sont prodigués
toutes les attentions,
Et le Ciel bénit la
glorieuse profession.
Faut-il avoir un Cœur
tendre et bien accroché
Pour, tous les jours,
prendre en main cette adversité
Qu'est la souffrance de
l'humanité gisante
Ou pour l'accompagner
quand vient la nuit glaçante !
Le Ciel est témoin de
la mobilisation
De ces Anges gardiens,
toujours en communion
Avec les douleurs et les
peines du prochain,
Et en action sitôt
l'appel d'un mal-en-point
Devant des patients que
la douleur rend grincheux
Le corps soignant reste
serein et merveilleux ;
Quiconque est pansé par
les délicates mains
Ne peut que rendre
hommage à ces immenses saints
Alors ! Avec le Ciel,
saluons l'ange blanc
Qui veille sans cesse au
chevet du délirant
Pour le mettre sur pied
ou pour l'accompagner
Quand vient l'instant
d'entrer dans les éternités !