Texte de M Gérard

 

 

Le départ des hirondelles

 

 

D'avril à mai, ramenant le printemps,

Elles arrivent toujours discrètement.

Quand de leurs nids elles nous font la faveur

Elles apportent, pense- t-on, le bonheur.

 

Pendant l'été elles vont virevolter,

S'alimentant à leur garde manger,

Aérienne réserve de plancton,

Nous évitant, d'insectes, l'invasion.

 

Martinets, arondes ou hirondelles

A leur passage elles égayent notre Ciel.

Qu'elles soient de fenêtre ou de cheminée

On est heureux de leur proximité.

 

Très haut dans l'azur, leurs vols élégants

Sont, semble-t-il, promesse de beau temps

Rasant presque le sol de leurs vols bas,

Elles avisent d'un prochain coup de tabac.

 

Provoqué par le manque d'aliment

Voilà ! trop tôt, le grand rassemblement,

Les parents et les couvées de l'année

Se préparent à la grande traversée.

 

Ces départs vont nous rendre bien tristes

Presque autant que celui des touristes.

Ils nous annoncent la fin de l'été

Et des mauvais jours bientôt l'arrivée.

 

Mauvais temps, faucons et autres dangers

De beaucoup abrégeront la volée,

Pauvres victimes du grand voyage

Qui n'égayeront plus nos paysages.

 

Rescapées, en Afrique tropicale

Elles passeront le cycle hivernal.

Notre Ciel vidé de leur présence

Nous sera  dès lors, sans complaisance.

 

Quand elles reviendront du sol africain,

Poussées par leur héréditaire instinct,

Nous serons à nouveau les spectateurs

De leurs arabesques et vols enchanteurs !

 

M. Gérard.

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Yvette De France