D'avril à mai,
ramenant le printemps,
Elles arrivent
toujours discrètement.
Quand de leurs nids
elles nous font la faveur
Elles apportent,
pense- t-on, le bonheur.
Pendant l'été elles
vont virevolter,
S'alimentant à leur
garde manger,
Aérienne réserve de
plancton,
Nous évitant,
d'insectes, l'invasion.
Martinets, arondes ou
hirondelles
A leur passage elles
égayent notre Ciel.
Qu'elles soient de
fenêtre ou de cheminée
On est heureux de leur
proximité.
Très haut dans l'azur,
leurs vols élégants
Sont, semble-t-il,
promesse de beau temps
Rasant presque le sol
de leurs vols bas,
Elles avisent d'un
prochain coup de tabac.
Provoqué par le manque
d'aliment
Voilà ! trop tôt, le
grand rassemblement,
Les parents et les
couvées de l'année
Se préparent à la
grande traversée.
Ces départs vont nous
rendre bien tristes
Presque autant que
celui des touristes.
Ils nous annoncent la
fin de l'été
Et des mauvais jours
bientôt l'arrivée.
Mauvais temps, faucons
et autres dangers
De beaucoup abrégeront
la volée,
Pauvres victimes du
grand voyage
Qui n'égayeront plus
nos paysages.
Rescapées, en Afrique
tropicale
Elles passeront le
cycle hivernal.
Notre Ciel vidé de
leur présence
Nous sera dès lors,
sans complaisance.
Quand elles
reviendront du sol africain,
Poussées par leur
héréditaire instinct,
Nous serons à nouveau
les spectateurs
De leurs arabesques et
vols enchanteurs !