Texte de M Gérard

 

Le passage

 

 

Nous savons que nous ne sommes que de passage

Sans savoir où ni quand finira le voyage,

Mais nous agissons  tels des êtres immortels

A qui appartiendraient les espaces du Ciel !

Sans doute programmés pour toujours avancer

Nous allons dans le temps sans cesser de bouger.

Déjà, pour gagner de quoi nourrir notre corps,

Il faut nous agiter, souvent dans l’inconfort

Et beaucoup transpirer pour clore l’appétit

Qui nous vient tous les jours vers l’heure de midi.

 

Bien que désaltérée et assouvie de mannes

Il faut d’avantage à l’humaine caravane ;

Trop gourmand, hélas, pour se plaire d’un quignon

L’homme envisage de gonfler ses possessions,

Il a des ambitions et d’immenses desseins

Pour escalader les A pics contemporains.

 Encore que comblé par les meilleures parts

Il n’a jamais assez et toujours accapare ;

Il veut, à ses pieds, les richesses de la terre,

Tant pis pour ceux qui n’ont pas de bonnes carrières !

 

Peut-être y a-t-il au fond de l’humanité

L’espoir d’accéder un jour à la Déité 

Avec les pouvoirs de l’éternel au-delà :

Peut-être qu’une part des dieux est déjà là

Et veut soumettre ce qui lui est inférieur ?

En tout cas de faux dieux, des prévaricateurs,

Semblent bien avoir main mise sur la planète

Et n’hésitent pas à faire courber des têtes.

Peut-être ne savent-ils pas qu’ils sont mortels

Et qu’ils devront rendre des comptes à l’éternel !

M. Gérard.

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Yvette De France