Le passage…
Nous savons que
nous ne sommes que de passage
Sans savoir où
ni quand finira le voyage,
Mais nous
agissons tels des êtres immortels
A qui
appartiendraient les espaces du Ciel !
Sans doute
programmés pour toujours avancer
Nous allons dans
le temps sans cesser de bouger.
Déjà, pour
gagner de quoi nourrir notre corps,
Il faut nous
agiter, souvent dans l’inconfort
Et beaucoup
transpirer pour clore l’appétit
Qui nous vient
tous les jours vers l’heure de midi.
Bien que
désaltérée et assouvie de mannes
Il faut
d’avantage à l’humaine caravane ;
Trop gourmand,
hélas, pour se plaire d’un quignon
L’homme envisage
de gonfler ses possessions,
Il a des
ambitions et d’immenses desseins
Pour escalader
les A pics contemporains.
Encore que
comblé par les meilleures parts
Il n’a jamais
assez et toujours accapare ;
Il veut, à ses
pieds, les richesses de la terre,
Tant pis pour
ceux qui n’ont pas de bonnes carrières !
Peut-être y
a-t-il au fond de l’humanité
L’espoir
d’accéder un jour à la Déité
Avec les
pouvoirs de l’éternel au-delà :
Peut-être qu’une
part des dieux est déjà là
Et veut
soumettre ce qui lui est inférieur ?
En tout cas de
faux dieux, des prévaricateurs,
Semblent bien
avoir main mise sur la planète
Et n’hésitent
pas à faire courber des têtes.
Peut-être ne
savent-ils pas qu’ils sont mortels
Et qu’ils devront rendre des
comptes à l’éternel !