Texte de M Gérard
Après plus de quatre années d'infâmes
tortures
La France,
heureuse, est enfin libérée.
La poche de Colmar vient de céder
Et le Valtin sort de sa mauvaise posture.
Le quatre février mille neuf cent quarante
cinq
Un dernier verrou de la barbarie
Cède devant les forces aguerries
De la liberté qui retrouve son chemin.
Dernier petit village vosgien, sous le feu
Des brutes retirées dans ses forêts,
Le Valtin souffre et subit le forfait
Mais les habitants restants tiennent ;
Courageux !
Pendant plus de deux mois d'agressifs
russes blancs
Vont semer la terreur dans les foyers,
Toujours près à tuer et à violer
Quand brutalement ils entraient chez
l'habitant
Pour le Valtin ce fut un hiver éprouvant
;
Avec la rareté des victuailles,
Le froid, la neige, les coups de
mitraille,
Et la peur quand descendaient, des bois,
les brigands.
Terrés en hauts lieux dans des abris de
rondins
Ils épiaient tous mouvements suspects,
Tirant à vue sur tout ce qui bougeait
Ou s'orientait vers le village mal en
point.
Il y eu des morts dans les patrouilles
françaises
Qui descendaient, de jour, du Grand Valtin
Pour repérer l'ennemi assassin :
Incidents de guerre ! Sanglante parenthèse
!
De ceux qui ont vécu ces temps durs,
difficiles,
Il ne reste que les jeunes d'alors,
Ils se souviennent de la grande aurore
Quand le village est redevenu tranquille
Et aujourd'hui, soixante ans après cet
hiver,
Ils revivent en pensées ces scènes de
guerre
Et saluent tous ceux qui en ont souffert
Et qui, pour leur liberté, sont morts !
M. Gérard.
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Yvette De
France