Vice et Râles

 

 

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Le passé est présent, il nous fait avancer.

Dans un futur simple qui est nôtre présent.

Ce présent dans lequel nous allons agencer….

Nos mœurs et nôtre vie en les fertilisant.

 

J’aimerais, un instant reculer dans le temps.

Pouvoir me retourner, retrouver cet enfant

Pris dans le guet-apens, tiré à bout portant,

Par un con, un damné, un ignare, un mutant.

 

Il m’a tendu la main. Assois-toi me dit-il,

Je m’en vais te narrer l’histoire de ta vie.

Il me fit l’examen de sa voix infantile,

Mais sans désemparer. Comme ça, à l’envi.

 

C’est sous l’occupation que ta chère Maman,

Cette vierge marrie dupée par un tyran,

Connût la perversion et les désagréments

Manu militari, et rentra dans le rang.

 

En plus des privations et de l’enfermement,

Voilà que ce pourri la prend en délirant,

Lui offrant l’aversion de son épanchement

Par lequel a fleuri Mézigue au demeurant.

 

Troisième d’une fratrie, à six dans son bordel

Où régnaient l’affliction et la dépravation,

Comment nos corps meurtris, frappés par l’infidèle

Firent coalition ? Ca tient de la fiction.

 

Dans son sinistre endroit, innommable taudis,

Ce Verrat s’extasie, grognant dans son lisier.

Outrepassant ses droits, la bête s’enhardie

Frôlant la frénésie….car étant rassasiée.

 

Et ce roi du goulot, ce tout petit monsieur

Se retrouve en procès. C’est la séparation.

Ce fût son seul gros lot, j’en remercie les Cieux,

Enfin allait cesser cette malédiction.

 
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