Vice et Râles

 

 

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L’abus est aux pouvoirs, via les gouvernements,

Ces rois, ces présidents et empereurs lépreux.

Plus rien n’est élogieux, tout est atermoiement !

Ah ! Messieurs les pédants, vous êtes désastreux.

 

           Pourtant j’ai partagé l’akène

           Appréciant la paix dans l’âme,

           Les essences Africaines

           Dansant aux rythmes des tam-tams.

 

           J’ai galopé dans la Pampa,

           Partageant avec les gauchos

           La joie d’aller au même pas,

           Galopant à cru en poncho.

 

           J’ai vu la Nouvelle-Orléans,

           Son jazz, ses bayous malveillants.

           Son peuple des plus accueillants

           Vivant sans craindre le néant.

 

           Oui, j’ai adoré Colombo.

           Ses rats et ses vaches sacrées.

           J’y ai même vu le Nelumbo,

           Ce beau Lotus vierge nacré.

 

           C’est sûr que la Beauté existe.

           Elle ne demande qu’à respirer.

           Mais le mal qui coexiste,

           Se joue de tout faire expirer.

 

J’ai chialé bien des fois, voir plus que de raison,

Pour des saloperies distillées sombrement,

Par des affreux sans foi, ni loi et sans raison,

Faites par vacherie et par ressentiment.

 

Et c’est là ma Vestale que j’ai vu ton regard.

Je m’y suis attaché. Simple curiosité.

Cela fut radical et à tous les égards,

Je me suis entiché sans besoin d’hésiter.

 

Certains ont payé cher. C’en est déshonorant.

Par préméditation et par rapinerie.

Tuer par leur propre chair : Je parle des parents,

De leur exécution par leur fille chérie.

 

 
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