A MON AIMEE
 
Dans les années soixante-dix….
Serait-ce le fait du hasard.
J’ai croisé mon Eurydice,
Moi, petit Orphée de bazar.
 
Fasciné par tant de beauté,
Charmé par ce ravissement,
Conquis par l’amabilité,
Je succombe amoureusement.
 
Plongeant dans le romanesque,
Je me prends à me figurer
Digne d’un don juanesque,
Et la liaison augurer.
 
Cela se fît très simplement,
Cela se fît très calmement,
Cela se fît très amplement,
Sous le plus beau des Firmaments.
 
Sais-tu combien je t’ai aimée
Sais-tu à quel point je t’Aime !
Sais-tu dis-moi ma Bien-aimée,
Que tu es ma plus belle gemme.
 
Je suis si fier de te savoir
De te sentir et de t’Aimer,
Et avec Toi de m’émouvoir
Mais aussi de m’enthousiasmer.
 
J’aime te sentir frissonner,
Voir tes narines palpiter,
Dans ces élans forts, spontanés,
Quand nos corps veulent crépiter.
 
Dans ces combats harmonieux
Ouverts, aimants, amants, uniques,
Trouvant des travers ingénieux,
Toniques et synchroniques.
 
J’aime quand ton regard se voile
Quand tu délivres ta  rosée.
J’aime quand tu te dévoiles
Sans jamais te vulgariser.
 
Sais-tu combien je suis blessé
De n’avoir pas su discerne
Ces connards qui manigançaient…
Ces vautours mal attentionnés !
 
Je t’ai rendu malheureuse
Alors que tu me donnais tout,
Toi ma fidèle Amoureuse
Pour qui je jouerais mon va-tout.
 
Je ne veux plus te décevoir,
Je serai là à tout moment.
Je ferais tout pour recevoir
Et je le ferais ardemment.
 
L’horreur et la saloperie
Nous attaquent, nous mutilent.
Tout ce qu’elles touchent se pourrit,
Je refuse l’ainsi soit-il.
 
Non je ne veux pas cancaner,
Car ce mal est trop insidieux.
Il se plaît à vous décharner,
Sans être miséricordieux.
 
Prénommé tumeur maligne,
Mais aussi le crabe ou cancer,
Il faut que je vous souligne
La hargne de l’adversaire.
 
Il s’acharne, déstabilise,
Démoralise, vous fait souffrir
Il paralyse, il neutralise,
Il n’a que la peur à offrir.
 
Mon Amour sera mutilé,
Mon Aimée sera ponctionnée,
Ma jolie fleur va s’étioler
Ma Chérie  va se mutiner.
 
Car je serai à ses côtés,
A l’écouter, à l’insuffler,
A vivre sa captivité,
En évitant de la gonfler.
 
Tu ne pourras jamais faner,
Je serais ton meilleur engrais.
Chérie nous sommes géminés
Dans le Bonheur. Pas le regret.
 
Il te faudra prendre sur Toi
Il te faudra compter sur Moi.
Il me faudra compter sur Toi
Il me faudra prendre sur Moi.
 
Puis nous lutterons ensemble,
Crois-moi contre vents et marées,
Pour arriver il me semble,
A quitter ce raz-de-marée.
 
Nous redorerons le blason
En écrasant tous les tabous,
Et vers un nouvel horizon,
Nous partirons par vent debout.
 
Il nous reste tant à faire
Avant d’avoir l’éternité,
Dire merde à Lucifer,
Et chercher la Divinité.
 
Tu es cette fleur sauvage,
Qui sût me désappointer.
Tu es mon plus beau rivage,
Mon Amour haute-fidélité.
 
Tu es cette perle rare
Dont rêve tout aventurier.
Ô Toi ma statue de Carrare,
Dis-moi! Si l’on se remariait
 
Cela ne s’effacera jamais. C’est ancré en nous pour l’éternité.
Epaulons-nous et soyons comme aux meilleurs jours de cet Amour qui me consume encore et encore.
J’espère en nôtre avenir Céleste, et prie avec ferveur pour ce doux rendez-vous.
Deux étoiles brilleront d’un Amour tendre et vrai.
Les Pâques 1974 restent pour moi le plus grand séisme sentimental jamais connu à ce jour.
Première avec ma princesse. 
La belle et la Bête" si timide devant ton éclat
Imaginer la vie sans toi est inimaginable mon doux et tendre Amour
 
MICHEL A MARCELLE le 24-09-2010.

De Michel Folliet

Sortie
 

Yvette Nico