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Urk est la plus petite et
la plus ancienne commune
de la province du Flevoland
aux Pays-Bas.
Urk a été mentionnée pour la première fois au
Xe siècle.
C'était alors une île du lac de l'Almere. Au
XIIIe siècle,
suite à des incursions de la mer du
Nord, l'Almere
devint le Zuiderzee
en 1932
puis l'IJsselmeer.
À partir de 1939,
année de l'achèvement de la digue
reliant Urk à Lemmer,
Urk n'a plus été une île, et en 1942,
Urk est devenue une ville côtière sertie au nord et
à l'est dans les terres de ce grand polder
Urk est
restée une communauté très soudée et très fermée, et
profondément ancrée dans la religion protestante. Le
dialecte local, est resté particulièrement vivant. Urk
possède la plus grande flotte de pêche des Pays-Bas. La
principale activité d'Urk a toujours été la pêche. Après
la création de l'IJsselmeer,
les Urkers ont dû aller pêcher dans la
mer du Nord.
La hausse du prix du poisson a considérablement enrichi
Urk. La mer a, dans le passé, pris de nombreuses vies.
Un monument aux pêcheurs disparus, est constitué d'une
statue d'une femme fixant la mer, attendant vainement
les retours de son mari et de ses enfants.
La première
occurrence du nom "Urk" se trouve sur un certificat de
donation écrit en latin
que fit, en 966,
l'Empereur
romain germanique Otton
Ier au
couvent
Saint-Pantaléon de Cologne :
unre certaine île au milieu de l'Almere, qui est appelée
Urch.
La famille van Kuinre posséda la seigneurie d'Urk et
Emmeloord jusqu'en
1475.
De
1475 à 1614,
la famille Zoudenbalch
d'Utrecht
lui succéda. Puis, de 1614
to
1660, ce furent les
Jonkheers van de Werve
(une importante famille d'Anvers).
De
1660 à 1792
Urk et Emmeloord
appartiennent à la municipalité
d'Amsterdam
Depuis 1792,
Urk a appartenu à la province de Hollande
jusqu'en 1950.
Elle a été ensuite transférée à la province d'Overijssel,
puis, à compter de 1986,
à celle du Flevoland.
Urk a pu s'étendre sur le polder
après la Seconde
Guerre mondiale. De
nombreux habitants qui avaient dû partir du fait de la
surpopulation purent alors revenir à Urk.
L'un des
dialectes les plus anciens et les plus distincts du
néerlandais est celui
parlé à Urk. Presque tous les habitants le parlent et
l'utilisent quotidiennement. Le dialecte d'Urk a gardé
de nombreuses caractéristiques anciennes qui ont disparu
il y a bien longtemps du néerlandais. Le dialecte
comporte également des traits antérieurs au néerlandais
et qui n'ont jamais fait partie du néerlandais
Une fameuse
légende locale est l'histoire que racontent les parents
aux enfants qui les questionnent sur l'origine des
bébés. Un grand rocher situé à une trentaine de mètres
du rivage, y tient un rôle important.
Pour les
habitants d'Urk, il y a deux sortes de gens : les
étrangers et les Urkers. Les étrangers naissent
généralement dans un chou
à moins qu'une cigogne
ne les apporte à leurs nouveaux parents.
Dans
l'histoire, une cigogne
vole depuis l'Égypte
pour déposer le bébé sur la pierre. Quand le bébé est
sur le point d'arriver, le futur père doit aller à
Schokland prendre la
clef
donnant accès à la pierre. De ce fait, lorsqu'on demande
à un habitant d'Urk s'il est déjà allé à Schokland, on
lui demande en réalité s'il a des enfants.
Autrefois,
lorsqu'Urk et Schokland étaient encore des îles du
Zuiderzee, le futur
père devait aller chercher la sage-femme
avec son bateau puis aller chercher la clef à Schokland
et enfin passer à l'Ommelebommelestien prendre le bébé.
Il pourrait aujourd'hui faire le trajet en voiture mais
il doit néanmoins continuer de le faire en barque. La
porte dans la pierre étant parfois sous le niveau de la
mer, elle n'est pas facile à trouver.
Quand la
porte était enfin trouvée, il fallait laisser un petit
quelque chose. Traditionnellement, on laissait un florin
pour une fille et deux pour un garçon. Aujourd'hui, le
prix est de deux euros,
pour tous, les lois néerlandaises
interdisant toute discrimination.
Durant ce
temps, la future mère devait prétendre rester au lit
avec un clou planté dans son pied droit, pouvant ainsi
célébrer sa maternité.
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