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Ghardaïa
Ghardaïa
est une commune
de la wilaya de Ghardaïa en Algérie, dont elle est le
chef-lieu, située à 600 km au
sud d'Alger, à 190 km au sud de
Laghouat et à 190 km à l'ouest
de Ouargla. Ghardaïa est la capitale de la Vallée du Mzab.
La ville est peuplée de 170 000 habitants.
Ghardaïa
fait partie du patrimoine mondial
et elle est considérée comme site touristique d'importance
majeure en Algérie, de par son architecture et son
histoire. Aujourd'hui capitale du Mzab. Sa date de fondation
est 1048
ou 1053 . C'est une cité (Aγerm) de
type ksourien, son architecture traditionnelle a largements
inspiré l'œuvre de Le Corbusier.
El Goléa
El Goléa
est une oasis située à 870 kms au sud d'Alger Algerie sur la
route nationale n°1 et à 270 kms de Ghardaia. Cette une
ville qui se developpe à l'interieur d'une trés grande
palmeraie à la végetation trés variée. elle est réputée pour
son eau minérale, ses agrumes et ses roses qui fleurissent à
longueur d'année. El-Goléa se nomme aussi El-Menia et
Tahoret El-Goléa se compose de trois parties bien
distinctes ; un Ksar au sommet d’un rocher isolé en forme de
pain de sucre, un village nègre au pied, et des vergers de
palmiers. Le Ksar est entouré d’une muraille bâtie en
grosses pierres, percée d’une seule porte placée dans un
angle rentrant, qui constitue, ce que les gens du métier
nomment une caponnière ; un puits, placé près de la porte et
pour lequel il a fallut creuser le roc à plus de trente
mètres de profondeur, assure, en cas de siège,
l’approvisionnement en eau de la place ; il n’y a dans le
Ksar qu’une seule rue, partant de l’unique porte et allant,
formant la vis, aboutir à la casbah ; cette rue est bordée à
droite et à gauche de magasins construits à moitié dans le
roc et dans lesquelles les nomades enferment leurs
approvisionnements, mais où ils ne logent point, Une seule
maison du Ksar est habitée ; c’est une grande maison de
construction berbère dont la façade principale regarde
l’Ouest. Le plan sur lequel est bâti El-Goléa est original ;
il rend en même temps la défense de la place facile. Il
avait été proposé au seizième siècle par Bernard de Palissy,
qui conseillait aux gens de la religion de se bâtir une
ville de refuge sur le modèle d’une coquille. Un cimetière
arabe entoure la muraille du Ksar, et au pied du rocher se
trouve un village occupé par une cinquantaine de famille
Berbères ou nègres, tous ayant la peau noire ; c’est ce que
l’on est convenu d’appeler la ville basse ; les habitations
sont en pisé et peu confortables.
De
nombreuses Kouba sont élevées au pied du rocher. Il y en a
en l’honneur de tous les saints de l’Islam Des vergers de
palmiers, dispersés sur un espace de huit kilomètres au
moins de côté, forment l’oasis qui peut contenir une
vingtaine de milliers d'arbres tant palmiers que pêchers,
abricotiers, amandiers, grenadiers, figuiers. On cultive
aussi dans ces jardins quelques légumes, du blé et de
l’orge. Ces jardins, dont plusieurs sont fort beaux, sont
facilement arrosés au moyen de puits à bascule, l’eau étant
toujours à un ou deux mètres du sol. L’oasis d’El-Goléa est
le point le plus méridional du Sahara où le mouton à laine
puisse vivre ; après l’on ne rencontre plus que le mouton à
poil. Les habitants sédentaires d’El-Goléa n’ont, en fait
d’animaux domestiques, que quelques poules et une vingtaine
de chèvres. Aussi recueillent-ils soigneusement, pendant le
séjour des nomades dans l’oasis, le fumier des troupeaux des
Châamba ; il leur sert, avec l’engrais humain qu’ils
conservent également, à fumer les palmiers, ce qu’ils font
pour chaque arbre au moins une fois tous les trois ans
Quoique la population sédentaire de l’oasis soit uniquement
composée d’hommes à peau noire, le climat en est fort sain
pour les blancs, qui viennent y passer même la saison
chaude, ce qu’ils ne pourraient faire à Ouargla. L’eau de
qualité excellente se trouve toujours ici en abondance, et
l’étendue des terres cultivables y est des plus
considérables.
El-Goléa
a été aussi un centre important de population ; les
indigènes font remonter sa fondation aux Romains, mais
l’inspection des ruines ne peut laisser aucun doute à ce
sujet ; elles sont toutes d’origine berbère, peut-être
contemporaines de l’époque de l’occupation Romaine en
Afrique, peut-être même plus anciennes. Quoiqu’il en soit,
la tradition a conservé le souvenir du temps où l’on
comptait plus de soixante-dix ksours dans cette oasis,
habités par une nombreuse population berbère et des sultans
de Tahoret, qui avaient une garde de plus de quatre cents
chevaux. L’empereur du Maroc, Mouley-Ismaël-Ben-Ali jaloux
des richesses d’El-Goléa, a détruit, après trois ans de
guerre, toute l’oasis ; c’est à ce moment que les
Châamba-Mouadhi vinrent camper sous El-Goléa, et
s’emparèrent d’une portion des jardins ; depuis eux et leurs
suzerains, les oulad Sidi-Cheikh possèdent cette oasis, qui
appartient aujourd’hui nominalement à la France.
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