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Le
Grau-du-Roi 7900 habitants est situé au sud du
département du Gard. Elle est le seul débouché
maritime de ce département. Le canton
d'Aigues-Mortes a été obtenu en contrepartie du
canton de Ganges (très riche à l'époque), suite à un
échange avec l'Hérault par rapport au découpage
initial des départements. Fondée par des immigrants
italiens à la fin du
XIXe siècle, dans
une zone insalubre, entre mer et étangs. Jusqu'aux
années 1920, son activité est entièrement tournée
vers la pêche et le tourisme (avec Port Camargue).
La
commune est entourée d'étendues d'eau:
Au sud la
mer Méditerranée avec (du nord-ouest au sud-est) la
plage du Boucanet,
la plage
nord, la plage sud, la plage de l'Espiguette, A
l'est le petit Rhône, A l'ouest le Vidourle,
Au nord
le Vidourle, les étangs (étang du Ponant, étang du
Médard, étang du Repausset Levant), et le lac de
Salonique.
Le centre-ville, construit
autour du canal reliant les étangs (et Aigues-Mortes) à
la mer (Grau) conserve encore aujourd'hui son cachet
traditionnel. Au-delà du cœur historique, les maisons et
immeubles de vacances, s'étalent au rythme des
décennies:
rive droite
se trouve le quartier du Boucanet qui s'étend du centre
ville jusqu'au bois du Ponant (dit aussi pinède du
Boucanet).
rive gauche
au-delà du centre ville, se trouve le quartier du palais
de la mer puis port Camargue.
L'église St
Pierre, reconstruite dans les années 1960.
la maison
dite du dauphin, face à l'église, typique de
"l'architecture 1900".
L'ancien
phare couvert d'un lanternon en cuivre ( 1828 ).
La "villa
Parris", "belle époque", à côté du phare, abritant un
centre culturel.Balcon-terrasse suppoorté par des
colonnes en fonte ouvragées .
La "villa
Rédarès" , bel exemple d'architecture balnéaire Art Déco
des années 1920, dernier vestige de ce style sur la
commune, elle doit être, hélas, prochainement rasée ...
Les quais et
les façades préservés en grande partie le long du chenal
du port de pêche au sein desquels la redoute du 18ème
siècle pourait avoir été englobée au 19ème siècle. (
découverte récente rive gauche ) .
Le site
naturel de l'Espiguette et son phare édifié en 1869.
Le Château Leenhardt (Plage Rive droite) a été démoli
dans les années 1970, après un siècle d'existence, sa
construction avait été l'occasion d'un test
d'utilisation de briques de sable qui lui donnait une
couleur grise. D'anciennes cartes postales le montrent
lorsqu'il est devenu pension de famille.
La commune
d'Aigues Mortes est limitrophe à la commune du Grau du
Roi. Ses habitants s'appellent les Graulens et
Graulennes.
Le-Grau-du-Roi est l'une des 79 communes membres du
Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et
fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle
Camargue (voir liens). Elle est l'une des 4 communes du
S.CO.T. du Sud Gard soumise à la loi Littoral.
Le
Grau-du-Roi doit sa définition à l’époque des croisades.
À cette période, la commune d’Aigues-Mortes était un
port royal bien que la mer ne soit jamais venue jusqu'au
pied de ses remparts. Les navires partaient par un
chenal creusé à travers les étangs jusqu'à la mer. Le
port du Grau est relié depuis 1724 par un chenal de six
kilomètres à Aigues-Mortes.
Le terme grau
est un mot languedocien issus du latin « gradus » :
passage, mouvement d'un fleuve. Sur le littoral
languedocien, c’est un chenal qui met un étang côtier,
une lagune, en communication avec la mer. Le Grau-du-Roi
est au débouché du chenal qui conduit à Aigues-Mortes.
C’est à la
fin du XVIe siècle que le
Rhône, en pénétrant en torrent dans les eaux du
Repausset, ouvre le grau qui nous intéresse, au lieu-dit
de Consac de Gagne Petit.
C’est alors
le début d’une longue série de travaux pour maintenir
cette ouverture sur la mer afin de préserver la
navigation dans le port d’Aigues-Mortes. En 1727 sont
construits dans la mer deux môles empierrés prolongés
dans l’étang du Repausset : ce chenal, rectifié en 1845,
est l’actuel canal entre Le Grau-du-Roi et
Aigues-Mortes. Le phare de l'Espiguette est, quant à
lui, édifié en 1869.
Au fil des
années, bâtiments administratifs, cabanes et maisons,
posent les bases d’un village de pêcheurs. D’abord
section de la commune d’Aigues-Mortes en 1867, Le
Grau-du-Roi gagne son autonomie en 1879.
En 1900, Le
Grau-du-Roi n’est encore qu’un très modeste village d’un
peu plus d’un millier d’habitants. Ce sont la pêche et
l’agriculture qui assurent à la population quelques
ressources : le tourisme n’est encore qu’embryonnaire,
même si, depuis le XIXe siècle, la mode des bains de mer
tend à se généraliser. Ces immersions sont encore
essentiellement considérées comme traitements médicaux
et les instituts qui se sont montés sur les plages
accueillent surtout des populations indigentes. Mais
pouvoirs publics et habitants ont compris que leur
richesse se trouvait là, sur ces plages de sable fin,
entre mer et soleil.
Le
prolongement de la ligne de chemin de fer de Nîmes
Aigues-Mortes est une véritable bouffée d’oxygène : les
baigneurs arrivent en masse et les productions locales,
comme le poisson et le raisin blanc, sont enfin
expédiées vers les marchés nationaux.
Après des
années d’efforts, de travaux et de règlements
sanitaires, le 26 avril 1924 un décret du Président de
la République classe enfin Le Grau-du-Roi « station
climatique et balnéaire ».
Si la
première guerre a relativement épargné le village, en
septembre 1939 la Seconde Guerre mondiale marque
beaucoup plus profondément la population. Les troupes
ennemies sont physiquement présentes et les conflits
touchent directement les civils. Le Grau-du-Roi doit
vivre sous l’occupation, avec ce que cela implique de
restrictions, de sacrifices et de compromissions. Le
conseil municipal est rapidement révoqué pour être
remplacé par une délégation spéciale.
En 1942, la
vie du village passe une nouvelle phase : les troupes
allemandes s’installent sur tout le littoral. Une partie
de la population est contrainte à l’exode.
La côte
gardoise ne représentait qu’une vingtaine de kilomètres,
mais du fait des risques de débarquement, les ouvrages
et les installations militaires sont particulièrement
nombreux sur ces lieux. Ainsi, les plages de la commune
sont hérissées de toutes sortes de systèmes antichars et
de pyramides en béton, de blockhaus,… 800 hectares de
vignes et 200 hectares d’herbages sont transformés en
champ de mines. Dans le village, les allemands font
également construire des casemates abritant des canons
et des mitrailleuses. L’entrée du canal est fermée par
un filet anti sous-marin et une rampe lance-flammes. Les
portes et les volets des maisons servent à fabriquer des
plates-formes et des encuvements en bois.
L’année 1944
marque les derniers mois d’occupation. Ils se révèlent
être les plus pénibles car les troupes d’occupation,
gagnées par la défaite, renforcent les brimades et les
réquisitions. Le Grau-du-Roi est libéré au mois d’août,
et en 1945, la paix est signée.
Ce n’est
qu’après la seconde partie du siècle que Le Grau-du-Roi
surmonte véritablement les dégâts causés par la Seconde
Guerre mondiale. La station amorce alors un réel
développement touristique et économique.
Afin de
rationaliser l’aménagement du littoral, l’État met alors
en place le « plan Racine ». L’architecte Jean Balladur
est chargé du dossier. Il doit imaginer des structures
capables de satisfaire l’afflux touristique tout en
respectant la qualité de vie des autochtones et en
préservant l’environnement. C’est dans le cadre de ce
programme que le grand chantier de Port Camargue est
lancé en 1968.
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