France

Noyers sur Serein

Yonnes

Photos de Yvette Nico

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Noyers  743 habitants est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne. Elle est très souvent appelée Noyers-sur-Serein. La vallée du Serein creuse assez profondément le plateau calcaire de cette région et avec celle toute proche de l'Armançon elle forme le Pays des Vallées de l'AS. Le bourg médiéval est implanté dans un méandre particulièrement marqué du Serein : cet endroit est navigable en canoé-kayak.

En 1190, Clérembaud fait construire une muraille autour du château primitif, avant de partir en croisade. Hugues de Noyers, évêque d'Auxerre et tuteur de Miles VII, fait transformer le château primitif à la fin du XIIe siècle en un véritable château fort à triple enceinte, un des plus fiers castels de France selon la chronique. Il fait aussi construire des remparts autour de la ville. Du donjon de Noyers dépendent alors plus de 80 fiefs.

En 1217, le château résiste aux troupes de Blanche de Navarre venues l'assiéger, pour y déloger Erard de Brienne qui prétendait avoir des droits sur la couronne de Champagne, par son mariage avec Philippine de Champagne En 1285 Miles X de Noyers reconnaît la suprématie du duc de Bourgogne sur ses fiefs. Fait Maréchal de France en 1303, il s'illustre à Courtrai et à Crécy. La famille de Noyers n'ayant plus d'héritiers, la seigneurie est vendue à la duchesse de Bourgogne Marguerite de Bavière en 1419. Le prince de Condé, seigneur de Noyers, s'y réfugie en 1568 pendant les guerres de religion mais doit fuir pour échapper aux armées de Catherine de Médicis  À partir de 1592, Duprat, baron de Vitteaux s'installe au château pour piller les environs. Après son départ, Henri IV décide en 1599 de démolir le château. C'est Louis XVI, en déplaçant la route nationale pour faire une faveur à son intendant, qui précipite le déclin de la ville. De 1887 à 1951, Noyers accueille une station de chemin de fer départemental "Le Tacot".

À voir : Nombreuses maisons à pans de bois des XVe siècle et XVIe siècle. On peut notamment citer La maison du compagnonnage aux pinacles gothiques et aux chapiteaux sculptés datant du XVème, représentant les bourgeois de la milice, Saint Crépin patron des cordonniers ou Saint Crépinien patron des savetiers. La maison du receveur percepteur de la gabelle est également remarquable, tout comme la maison jaune, située place de l'hôtel de ville, restaurée en 1996 et devenue la maison du schématisme. Plusieurs anciens hospices et prieurés. Hôtel de ville, dont les fondations remontent au XIIe siècle. Il est reconstruit au XVe siècle dans un style plus Renaissance et est à nouveau modifié au XVIIIe siècle après un incendie.  Restes du Château fort du XIe siècle sur l'éperon dominant la ville. La Demeure du bailli seigneurial, style renaissance dite Kamato, en grec, par la souffrance, typiques meneaux de pierre. Lavoir à arcade du XIXe siècle sur le Serein. Portes fortifiées d'accès à la ville, les remparts avec leurs 19 tours subsistantes (parmi 23 tours initiales). La porte Peinte (ou porte d'Avallon) est une porte de forme carrée. La porte de Tonnerre (ou de Sainte-Vérote) est un bâtiment tout aussi massif avec un toit de lave. Dans la niche de cette porte, se trouve une statue polychrome bourguignonne de la vierge datant XVIe siècle. Cette statue est ornée tous les 15 août d'une grappe de raisins, vert ou vérot, c'était pour protéger les vignes des orages estivaux, d'où son nom Sainte Vérote. En sortant de la ville par la tour de Tonnerre, on trouve la tour du guetteur, et le poste de garde de l’octroi. Cadran solaire 1715 de haute précision sur la façade de l'ancien collège .

 

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