Vézelay est une
commune française, située dans le département de
l'Yonne et la région Bourgogne 15 km
d'Avallon et 45 km d'Auxerre. La petite ville est un chef-lieu
d'Avallon. La ville est renommée, car c'est un haut
lieu du pèlerinage Français. Sa célèbre basilique
attire des milliers de touristes chaque année.
La ville est située sur une haute colline. La rue
principale suit la ligne de crête de cette colline
et permet de rejoindre l'église abbatiale située sur
le point culminant. Vézelay est proche de la Cure sur sa rive gauche. La
cité de Vézelay doit son origine à une abbaye
bénédictine ayant abrité les reliques de sainte
Marie-Madeleine. Vers 858,
un monastère de femmes est fondé par Girart de
Roussillon, à l'emplacement actuel de Saint-Père. Il
possède une villa, entourée de grands domaines. Le
finage dans lequel les habitations se trouvent porte
le nom de Vezeliacus qui deviendra Vizeliac puis
Vézelay.En 873,
l’abbaye est pillée par les Normands qui remontent
la Seine,l’abbaye est transférée sur la colline des moines bénédictins remplacent les moniales. La
position du monastère attira nombre de familles afin
de profiter de la protection des murs du nouvel
établissement. Certains auteurs affirment qu'en 882
le moine Badilon aurait apporté de
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à Vézelay, des
reliques de Marie-Madeleine. Par contre, Eudes,
premier abbé, est mentionné en 897. Élu en 1037,
l'abbé Geoffroy réforme l'abbaye et convainc ses
contemporains que l'abbaye possède les restes de
Marie-Madeleine : d'où pèlerinages, donc offrandes
et donations. Ceci profita naturellement aux
habitants et le village devint une petite ville. En
1096, Urbain II prêche la première croisade la
construction de l’abbatiale est décidée. Elle est
consacrée en 1104. L'impôt établi pour réaliser
cette entreprise avait exaspéré les habitants qui se
révoltèrent l'abbé Artaud fut assassiné en 1106.
En 1137 l’abbé Albéric signa avec les habitants une
charte qui définissait les droits de l'abbaye et des
bourgeois acte de sagesse qui fut loué en termes
élogieux par saint Bernard. En 1190, Philippe
Auguste et Richard Cœur de Lion s'y donnent
rendez-vous pour la troisième croisade. Le chœur de
l'église romane est reconstruit en plus vaste.
L'abbé Hugues, homme corrompu, dilapide les richesse
de l'abbaye et sera destitué en 1207. Le déclin de
l'abbaye commence, coïncidant en cela avec le déclin
des ordres monastiques et celui des bénédictins en
particulier. 1215 l'abbatiale est achevée, les
conflits avec les comtes de Nevers reprennent.
L’ordonnance de 1312 de Philippe le Bel confirme que
ville et abbaye sont une dépendance ordinaire du
domaine royal. Les habitants ont compris que cette
autorité leur permettait de contenir l'omnipotence
abbatiale et d'échapper aux brutalités de seigneurs
féodaux. Vézelay entre dans le cercle restreint des
bonnes villes du royaume Louis XI ne tolère pas que
les abbés soient plus ou moins liés au duc de
Bourgogne, Charles le Téméraire. Afin de s'assurer
d'une place forte il impose brutalement un de ses
courtisans Pierre de Balzac. En 1538, une bulle
accorde ce que les moines demandent depuis
longtemps à savoir la sécularisation. L'abbaye
devient une simple collégiale, un chapitre de
chanoines remplace les moines bénédictins et surtout
le domaine est mis entre les mains d'abbés
commendataires. François Ier essaie en vain
d'obtenir que Vézelay devienne un évêché. La bulle
de 1541 ne sera enregistrée par le Parlement de
Paris qu'en 1653. Elle ne laisse au chapitre que des
revenus insuffisants et favorise les abbés
commendataires. 1840 Restauration de la basilique
par Viollet-le-Duc.Les
remparts La muraille d'enceinte a été
construite au tout début du siècle.
Elle épouse la forme de la colline. Les guerres de
Cent Ans puis celles de religion ont eu raison du
bel ensemble. Les cinq tours qui subsistent La porte
Sainte-Croix semble dater du
XII siècle la voûte qui menaçait de
s'effondrer a été démolie en 1814. Elle donnait
accès dans l'enceinte de l'abbaye. La muraille qui
la prolonge est remarquable par la beauté de sa
construction. Elle était bordée par une esplanade
nommée le Mangoneau ou Butte-du-Moulin-à-Vent en
souvenir du moulin de l'abbaye. Après la haute
muraille qui forme la célèbre terrasse de Vézelay se
trouve un ancien guichet on accédait à la poterne
par une échelle mobile et à l'intérieur un escalier
à vis permettait d'accéder à la terrasse du guichet
protégé par des créneaux. La muraille se poursuit
ensuite jusqu'à la porte Saint-Étienne La
muraille a une étendue d'environ
1,9 km,
elle est épaisse en moyenne de 2 mètres et haute de
dix mètres. Les
remparts sont protégés au titre des monuments
historiques
par plusieurs décisions avis de classement du 13
juillet 1875, inscription par arrêté du 23 mai 1995
et classement par arrêté du 20 juillet 1998