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Éphèse est l'une des plus anciennes et plus importantes
cités grecques d'Asie Mineure, la première de l'Ionie.
Bien que ses vestiges soient situés près de sept
kilomètres à l'intérieur des terres, près des villes de
Selçuk et Kuşadası dans l'Ouest de l'actuelle Turquie,
Éphèse était dans l'Antiquité, et encore à l'époque
byzantine, l'un des ports les plus actifs de la mer
Égée; il est situé près de l'embouchure du grand fleuve
anatolien Caystre. L’Artemision, le grand sanctuaire
dédié à Artémis, la déesse tutélaire de la cité,
comptait parmi les Sept merveilles du monde, et auquel
Éphèse devait une grande part de sa renommée, était
ainsi à l'origine situé sur le rivage. C'est l'œuvre
combinée des sédiments charriés par le Caystre, des
changements climatiques, et peut-être d'accidents
sismiques, qui explique le déplacement progressif de la
côte vers l'Ouest, et l'ensablement subséquent des ports
de la ville, prélude de leur abandon.
Éphèse est
située sur le littoral sud de l'Asie Mineure, la Turquie
actuelle, au cœur de l'Ionie, au nord est de l’île de
Samos; elle occupe le fond d’une des nombreuses baies de
la côte de l'Asie Mineure, fermée au sud par le cap
Trogylion ou cap Mycale, et se terminant au nord par la
presqu’île d’Érythrées. Elle est située près de
l'embouchure du Caystre, fleuve très encaissé dans une
vallée encadrée par les massifs montagneux du Tmolos au
nord, où il prend sa source, et du Mésogée au sud. À
l’intérieur des terres, la vallée du Caystre constitue
une voie de communication naturelle. Elle fut un port
important dans l'Antiquité, La région d’Éphèse bénéficie
d’un climat agréable, de type méditerranéen, qui,
conjugué aux opportunités offertes par le relief,
présente de nombreux avantages. Ainsi, de par sa
fertilité sans cesse renouvelée, la large vallée du
Caystre est un lieu idéal pour la culture des céréales,
et pour l’élevage des chevaux. De même, les nombreux
plateaux qui entourent la cité se prêtent fort bien à
l’élevage ovin. Enfin, les collines offrent leurs pentes
douces à la culture des arbres fruitiers et des
oliviers. À quelques kilomètres au sud-est d'Éphèse, sur
un versant du mont Kolmissos, les pèlerins, chrétiens et
musulmans, se recueillent volontiers sur les pauvres
vestiges d'une maison de pierre dans une chapelle
aujourd'hui restaurée. Selon la tradition, Marie aurait
passé là les dernières années de sa vie, auprès de
l'apôtre Jean à qui, d'après le Quatrième évangile,
Jésus mourant l'aurait confiée. Ce lieu de pèlerinage a
été reconnue par le vatican et une cérémonie y est
célébrée le 15 août, ainsi que des offices religieux
réguliersle nom moderne de l'ancienne Ephèse pour
visiter la Maison de la Vierge. En effet, d'après la
tradition chrétienne, la Vierge Marie a vécu ici ses
dernières années et elle y est morte.
Les murs de
fondation de la maison remontent bien au I° siècle.
L'édifice, abîmé par le temps, a été restauré par les
Byzantins, puis a été oublié ensuite... jusqu’à ce
qu’une vision d’une religieuse allemande du 18/19°s le
remette en honneur.
Lors des
persécutions de Jérusalem contre les premiers chrétiens,
les Apôtres survivants se sont séparés pour prêcher l’Evangile
dans le monde : l’Asie Mineure a échu à Jean, qui y est
venu avec la Vierge.
La tombe du
Saint est située à Ephèse, lieu du concile de 431, qui a
défini le dogme de la maternité divine de Marie.

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