|
Pamukkale
ou Pamukalé est un site naturel et touristique de
Turquie composé de sources formant une tufière. Il est
inscrit depuis 1988 conjointement avec Hiérapolis sur la
liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Une ville du
même nom se trouve à proximité.
Pamukkale se
trouve au sud-ouest de la Turquie, plus précisément dans
la vallée du Méandre, dans la province de Denizli, à
quinze kilomètres au nord-est de la ville du même nom.
Pamukkale est
une tufière entièrement élaborée par les eaux chaudes
qui s'écoulent des entrailles de la montagne. Le site
comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une
température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels
minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en
se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de
calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme
pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite
lors de l'évaporation de l'eau. Chaque litre d'eau
délivre un demi-gramme de carbonate de calcium.
Ce phénomène
naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce
qui donne à la montagne une apparence de forteresse de
coton ou d’une chute d’eau gelée. Le site est également
intéressant d'un point de vue archéologique.
Fondée au IIe siècle
av. J.‑C.
par un des rois de
Pergame, la
cité antique de Hiérapolis se développa grâce à
l'exploitation de ses sources thermales. Hiéra était le
nom de la femme de Téléphore, fondateur légendaire de
Pergame.
Cependant, ce
sont les Romains qui construisirent le plus grand nombre
de bâtiments, avant que la ville ne soit complètement
reconstruite à la suite d'un violent séisme en 60. La
ville était dédiée au dieu Apollon, ainsi qu'au dieu
Pluton qui avait un oracle dans les sous-sols du temple
d'Apollon.
Au nord du
site se trouve la nécropole, les thermes et la porte de
Domitien, bel arc de triomphe à trois baies flanqué de
deux grosses tours rondes. La nécropole compte plus de
1 200 tombes de différentes époques, puisqu'on y
retrouve des tumuli circulaires, mais aussi des tombes
grecques recouvertes de graffitis et des tombes d'époque
romaine.
Le tombeau de
saint Philippe aurait, selon certaines sources, été
retrouvé sur le site, près du martyrium du même nom, fin
juillet 2011.
La piscine
thermale est toujours exploitée. Elle a été baptisée
« piscine de Cléopâtre » par Marc-Antoine en l'honneur
de cette dernière qui s'y était baignée une fois et
aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par
convois.
L'eau est
naturellement chaude à 36 °C et par endroit très
pétillante. Elle est censée rajeunir et guérir de
certaines maladies ou affections.
 |