les
cappadociens, pour se protéger des hordes
d’envahisseurs, avaient imaginé une défensive élaborée
avec la construction ou plutôt le creusement de villes
souterraines !
Saratli, un
petit hameau rural au milieu de champs de céréales
baignés par la douce lumière d’un soleil de fin
d’après-midi, quelques maisons de pierre séparées par un
chemin de terre, une porte entourée de linteaux de
pierres … après c’est le règne du noir. S’ensuivent des
pas à tâtons guidés par les mains qui longent les parois
terreuses puis un passage dans un long corridor, bien
étroit une succession de marches et de couloirs
éclairés par la très faible lueur de lampes électriques
disposées le long du parcours nous voilà arrivés dans
la première pièce. Une imposante meule de pierre est
posée à côté de l’entrée, elle servait en cas d’attaque
à bloquer l’ouverture du tunnel.
Des cités
souterraines comme à Saratli, il y en a 37 dans toute la
Cappadoce, toutes étaient composées de plusieurs étages
avec de multiples chambres, cuisines, entrepôts reliés
par des galeries. L’aération se faisait par des
corridors et l’approvisionnement en eau par des puits
creusés dans l’étage le plus profond, rien ne manquait.
Il y avait même des écoles et des églises dans ces
taupinières
