Roumanie

Craiova

photos de  André Rabeyrin

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Craiova, qui occupe le site du castrum romain de Pelendava, est la capitale de Olténie. Au Moyen Âge les anciens bans de Valachie, au sommet de la hiérarchie des boyards, étaient à l'origine issus de la famille Craiovesti.
La ville est donc appelée la cité des "bans", dont le plus fameux est Michel le Brave qui fut ensuite voïvode de Valachie. Les bans avaient droit de battre monnaie portant leur propre effigie. Le mot roumain ban est emprunté aux langues slaves, et désigné encore aujourd'hui une subdivision du Leu roumain. En 1395, Craiova fut probablement le lieu de la victoire du prince de Valachie Mircea Ier de Valachie sur Bayezid Ier, sultan des Ottomans.Fréquemment désigné sous le nom de "cité" après la première moitié du xvie siècle, la région de Craiova a été toujours considérée comme une région économique importante de Valachie et de la Roumanie dans son ensemble. Pendant l'occupation par les Habsbourgs de l'Olténie (1718-1739), Craiova décline en raison des pressions économiques et de l'augmentation du centralisme, malgré les protestations des boyards de Craiova. En 1761, sous le règne du prince Constantin Mavrocordat, les bans se déplacèrent à Bucarest, laissant des kaymakams — gouverneurs provinciaux — pour les représenter à Craiova. À l'époque du prince Emanuel Giani Ruset, la capitale de la Valachie fut provisoirement établie à Craiova (1770-1771), regardé comme un lieu de refuge pendant la guerre russo-turque de 1768-1774. Une grande partie de la ville fut incendiée par le pacha rebelle Osman Pazvantoğlu en 1800. Pendant la révolution roumaine de 1821, les habitants de l'actuel județ de Dolj rejoignirent en grand nombre les Pandoures de Tudor Vladimirescu, contribuant à la marche révolutionnaire sur Bucarest. Costache Romanescu, un citoyen de Craiova, figurait parmi les chefs du gouvernement provisoire pendant la révolution roumaine de 1848. Les deux derniers souverains de Valachie, Gheorghe Bibescu et Barbu Dimitrie Știrbei, étaient issus d'une importante famille de boyards résidant à Craiova: la famille de Bibescu. La période suivant la guerre d'indépendance fut une période de progrès économique et culturel. En conséquence, à la fin du xixe siècle, la ville de Craiova, avec ses 40 000 habitants, avait développé de petites usines (chimie, transformations des produits agricoles, matériaux de construction) et des manufactures textiles. En 1900, Craiova représentait 43,1 % de l'industrie de l'Olténie; on y dénombrait 924 sociétés industrielles (y compris 20 grands établissement industriels, employant 1.078 ouvriers). Le nombre de grands établissements industriels s'élevait à 40 en 1925. Le système bancaire se développa aussi au début du xxe siècle (il y avait alors 6 banques et 2 bureaux de change). Comme toute la Roumanie,Craiova fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste de Charles II de Roumanie, fasciste d'Ion Antonescu et communiste, de février 1938 à décembre 1989. Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie continua à se développer, mais surtout dans le domaine des industries lourdes.En décembre 2009 est organisé pour la première fois, à Craiova sur l'esplanade du Théâtre National Marin Sorescu, une commémoration des héros de la révolution. À cette occasion, les autorités de Craiova proposèrent une dégustation de sarmale, de fasole cu cârnați, de cozonac et de vin chaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à  André Rabeyrin  de ce partage de photos