Saint-Côme–Linière 3 270 habitants est
une municipalité dans la municipalité
régionale de comté de Beauce-Sartigan au
Québec Canada, située dans la région
administrative de Chaudière-Appalaches
qui résulte de la fusion en 1994 de la
paroisse de Saint-Côme-de-Kennebec et du
village de Linière. Elle est nommée en
l'honneur de saints Côme et
Damien. Située entre Saint-Georges et
les lignes de chemin de fer américaines
sur les rives de la rivière du Loup sa
grand-route est une voie de choix pour
les échanges canado-américains. Les
premiers habitants de Saint-Côme–Linière
étaient majoritairement Anglais,
Irlandais et Écossais et sont venus
s'installer le long du chemin Kennebec à
partir de 1830. Ce chemin reliait la
ville de Québec à Boston et suivait la
rivière Chaudière, la rivière du Loup et
la rivière Kennebec. À partir de 1844,
la mission de Saint-Côme–Linière est
desservie par le curé de Saint-Georges.
La paroisse de Saint-Côme fut fondée en
1871 avec l'arrivée de son premier curé.
Le canton de Linière comptait alors 890
habitants. Son église en pierres des
champs à trois clochers fut construite
sur un monticule qui domine le village
en 1891. La municipalité de canton de
Metgermette, qui recouvrait le
territoire du canton de Linière fut
instituée en 1845 alors que celle du
canton de Linière le fut en 1855. La
municipalité de la paroisse de
Saint-Côme-de-Kennebec fut créée en 1892
et celle du village de Linière s'en
sépara en 1912. La municipalité actuelle
résulte de la fusion, en 1994, de la
paroisse de Saint-Côme-de-Kennebec et du
village de Linière. Les Soeurs de la
Charité de Saint-Louis arrivèrent à
Saint-Côme–Linière en 1904 et
s'installèrent plus tard dans le couvent
construit en 1909 où elles dispensèrent
l'enseignement jusqu'en 1974. De 1909 à
1967, les classes comptèrent de nombreux
pensionnaires dont certains venaient des
États-Unis. En 1979, la congrégation a
transformé l'édifice en un carrefour de
pastorale: le Centre Molé. Le village
fut presque entièrement détruit lors
d'une terrible conflagration survenue le
4 août 1926. 114 bâtiments furent
détruits en l'espace de quelques heures
par une journée de fort vent. Seuls
l'église, le presbytère, le couvent et
quelques résidences furent épargnées. Un
circuit historique commenté nous
rappelle depuis 2006 cet événement sur
la rue Principale Aujourd'hui,
Saint-Côme–Linière compte de nombreuses
petites et moyennes entreprises dans son
parc industriel ainsi que quelques
commerces de proximité.