La Polynésie française

groupe d'Île Française

d'Outre mer

Rangiora Tahiti Bora Bora

Photos de Philippe Courtoison

Vous êtes sur le site   >>>   www.yvettedefrance.com

La Polynésie française est un pays d'outre-mer de la République française, composé par 5 archipels, soit un total de 118 îles dont 67 habitées

Situé dans le sud de l'océan Pacifique, à environ 6 000 km à l’est de l’Australie : l'archipel de la Société avec les Îles du Vent et les Îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et les îles Marquises. Elle inclut aussi les immenses espaces maritimes

La Polynésie Française comptait 259 706 habitants, Le français est la seule langue officielle La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer.  La monnaie utilisée est le franc CFP  qui n'est pas coté sur le marché des changes, son cours étant fixe par rapport à l'euro : 1 euro vaut 119.3317 franc pacifique

La Polynésie française a une économie moyennement développée, dépendant du tourisme et des dotations financières de l'état, notamment la DGDE. C'est essentiellement une économie de services, avec un secteur industriel restreint et un secteur agricole en difficulté . La majeure partie des biens consommés sont importés. La culture de la perle noire de Tahiti pour la bijouterie est très développée, mais ce secteur est également en grande difficulté, et connaît un problème récurrent de surproduction. Ce phénomène concerne aussi la production de la vanille de Tahiti, dont la qualité est réputée, mais qui est aussi la plus chère sur le marché mondial.

Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.

La gastronomie polynésienne est caractérisée par une grande diversité des mets, basés sur les produits de la mer et les fruits exotiques et influencés par les cuisines française et chinoise. Il existe bien sûr de nettes différences selon les archipels. Le maa Tahiti désigne le repas traditionnel, généralement consommé le dimanche ou les jours de fêtes dans les îles de la Société et aux Tuamotu. Aux Marquises, on dégustera davantage le kaikai enana.

Rangiora

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rangiroa-Ferme-perlière
Les lagons
 
 
 
 
 
 
Rangiroa-Tiputa
 
Rangiroa-Tiputa
 
 
 
 
 
 
 
Rangiroa-Relais-Joséphine
 
 
Tahiti
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Papeete
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bora Bora
Maitai Lever de soleil
 
 
Maita
 
 
 
 
 
 
 
 
Bora Bora
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Maita
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'était Bora Bora et ses alentours
 

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de points chauds situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le point chaud restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et sont des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune — Tahiti — située au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora — situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens Nombre d'atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l’absence totale d’eau douce ne permet qu'une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2 241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la Lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de la Toussaint).

Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

En revanche aux îles Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.

Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’Antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes.

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers IIe millénaire av. J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien important avec eux leur langue. Vers XVe siècle av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Sortie