|
La
Polynésie française est un pays d'outre-mer de la République
française, composé par 5 archipels, soit un total de 118 îles
dont 67 habitées
situé dans le sud de l'océan Pacifique, à environ 6 000 km à
l’est de l’Australie : l'archipel de la Société avec les Îles du
Vent et les Îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu,
l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et les îles
Marquises. Elle inclut aussi les immenses espaces maritimes
La Polynésie Française comptait 259 706
habitants, Le français est la seule langue officielle
La Polynésie française est une
collectivité d'outre-
mer.
La monnaie utilisée
est le franc CFP qui n'est pas coté sur le marché des changes,
son cours étant fixe par rapport à l'euro : 1 euro vaut 119.3317
franc pacifique
La Polynésie française a une économie
moyennement développée, dépendant du
tourisme et des
dotations financières de l'Etat, notamment la DGDE. C'est
essentiellement une économie de services, avec un secteur
industriel restreint et un secteur agricole en difficulté . La
majeure partie des biens consommés sont importés.La culture de
la perle noire de Tahiti pour la bijouterie est très développée,
mais ce secteur est également en grande difficulté, et connait
un problème récurrent de surproduction. Ce phénomène concerne
aussi la production de la vanille de Tahiti, dont la qualité est
réputée, mais qui est aussi la plus chère sur le marché mondial.
Ce
territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la
plus importante et la plus peuplée est Tahiti.
La
gastronomie polynésienne est caractérisée par une grande
diversité des mets, basés sur les produits de la mer et les
fruits exotiques et influencés par les cuisines française et
chinoise. Il existe bien sûr de nettes différences selon les
archipels. Le maa tahiti désigne le repas traditionnel,
généralement consommé le dimanche ou les jours de fêtes dans les
îles de la Société et aux Tuamotu. Aux Marquises, on dégustera
davantage le kaikai enana.
 |
|
Les
îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de points
chauds situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles
suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se
déplace vers le nord ouest), le point chaud restant, lui, fixe.
En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne
sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas
des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent
progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître
de la surface (la seule trace visible en est alors le récif
corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement
du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition
aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là
toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des
îles de la Société (avec une île très jeune — Tahiti — située au
sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles,
et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora — situées
au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation
des autres archipels polynésiens Nombre d'atolls, à la surface
émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour
la pêche et la culture perlière.
Les
très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation
dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs
échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques
passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les
profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides
contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux
lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches.
Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois
l’absence totale d’eau douce ne permet qu'une flore terrestre
très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés
que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.
À
Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans
continuent à culminer à des hauteurs respectables (2 241 m
pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour
de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les
flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs
coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont
faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible
marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les
autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au
monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la
Lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de
la Toussaint).
Ce
fait unique donne des plages très accessibles à toute heure,
mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les
passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la
houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu
profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux
que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il
permet aussi l’installation de villages lacustres dans les
lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau
donne à la houle océanique une puissance qui donne de
remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis
pour les surfeurs.
En
revanche aux îles Marquises dont la formation géologique est
plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées
et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées
étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes.
Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.
Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales
surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de
très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte
étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d’arbres
tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis
l’Antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques
témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes
parmi les plus anciennes.
Il
y a
5 000 ans,
des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de
millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour
s'installer à Taïwan.
Vers IIe millénaire
av. J.-C.,
des migrations ont lieu de Taïwan vers les
Philippines. De
nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers
Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l'archipel
indonésien
important avec eux leur langue. Vers XVe siècle
av. J.-C.,
un autre mouvement mène des Philippines en
Nouvelle-Guinée et
au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans
doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité. |