Vietnam

La région de Sapa

Photos de  Gérard Morio

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Nichée au creux des montagnes dans l’extrême Nord du Vietnam, Sapa fait figure d’exception dans le paysage vietnamien avec des sapins qui côtoient des bambous géants, des couvre-chefs colorés à la place des traditionnels chapeaux pointus, etc.  

Sapa, l'un des endroits les plus beaux et les plus pittoresques du Vietnam, offre de nombreuses possibilités de randonnées. loin dans la vallée, à traverser des ponts suspendus, des forêts de bambous et des villages escarpés. A l’écart des sentiers battus, les panoramas sont toujours aussi magiques mais encore plus authentiques.

          Située au cœur du bourg de Sapa, l’ancienne cathédrale est construite en pierre en 1895. L'édifice arbore un style architectural romano-gothique, que l'on peut percevoir clairement à la vue de son toit pyramidal, de son clocher et de sa coupole.

Cette église a été désignée comme l’une des cinq églises vieille de plus d’un siècle les plus connues du Vietnam et considérée aussi comme le site d’architecture française le mieux conservé.

A environ 350 km d'Hanoi, au cœur du superbe massif montagneux qui s'étire à la frontière de la Chine et du Laos, Sapa est une petite station climatique perchée sur un plateau Sapa bénéficie d’un climat tempéré qui a fait sa renommée à l’époque du protectorat où les colons français venaient y prendre l'air frais. 

       Il faut se munir d'une petite laine parfois même en été : n'oublions pas qu'on est à 1600 m d'altitude et la pluie est souvent menaçante, sans gêner véritablement et sans durer dans le temps. En hiver, il faut se couvrir chaudement car il fait froid  et humide : janvier et février sont les mois les plus froids et les plus brumeux. De mars en mai, le climat devient idéal.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sa Pa est une ville du Viêt Nam. La ville et le marché de Sa Pa, chef-lieu du district du même nom, se trouvent à 1 500 mètres d’altitude sur un affluent du fleuve Rouge (Sông Hông), dans la province frontalière de Lào Cai, à l’extrême nord du Viêt Nam.

 
 
 
 
 
 
 
 

En 1993, quand la haute région fut ouverte à la circulation touristique nationale et internationale pour la première fois depuis 1947, on vit se répéter, sur une échelle et à un rythme plus grands encore, une phase de développement du commerce et des infrastructures analogue à celle de l'époque coloniale. En 2006, l'affluence touristique annuelle, qui se chiffrait à quelques dizaines de fonctionnaires du Parti avant 1992, était passée à 138 622 visiteurs, les trois quarts étant d'origine vietnamienne. La demande en produits agricoles frais s'accroissant, des marchands et intermédiaires kinh s’emparèrent de ce segment du marché, mettant à profit leurs liens commerciaux avec l’extérieur. Enfin, la demande touristique en artefacts – vrais ou faux – crût de façon considérable et de nouvelles possibilités commerciales s’ouvrirent.

 
 

Durant toute la durée de la présence française à Sa Pa, soit de la fin du XIXe siècle jusqu’à 1950, au moment où les dernières troupes françaises abandonnèrent le site, le marché de Sapa poursuivit ses activités. S’ajoutèrent à ce fonctionnement de base, à partir de 1920, deux nouveaux secteurs d’échange économique. Le premier, qui existait déjà, mais à plus petite échelle, consistait à approvisionner la station en produits agricoles et forestiers frais en réponse à la demande locale qui doublait durant la période des vacances d’été, période durant laquelle la population française se rendait à la station civile de Sa Pa pour la saison chaude. L’autre nouveau secteur de commerce, moins important sans doute, consistait à fournir en souvenirs et artefacts de toutes sortes, en particulier les textiles, les estivants qu’accueillaient la demi-douzaine d’hôtels et les nombreuses villas qui furent érigées durant années d’activité de la station civile. Dès le début des années 1920, les montagnards de Sa Pa furent inclus, au même titre que les attractions naturelles et l’air vivifiant, dans le discours promotionnel pour le tourisme visant la clientèle européenne du delta.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les fameuses «rizières en terrasse» dignes des plus belles cartes postales ont aussi fait la réputation de Sapa. A travers les saisons, elles passent du jaune foin, au vert pâle, avant d’atteindre juste avant la récolte un vert pur à couper le souffle, presque fluorescent. 

 

Les montagnards de la région de Sapa commencèrent à voir arriver divers groupes participant au projet colonial. Il y eut la mise sur pied d’un poste militaire, puis on vit s'ériger une petite agglomération autour d'un établissement sanitaire, le sanatorium militaire, dont la première construction date de 1913. Afin d’établir cette agglomération sur le site le plus favorable, un hameau hmong nommé Sapa fut rasé et ses habitants poussés à se fixer plus loin en amont aujourd'hui Sin Chai. À Sapa, le noyau de la nouvelle agglomération civile fut installé, tandis que le camp militaire proprement dit, dont des ruines sont encore visibles aujourd’hui, fut installé lui sur un promontoire à trois kilomètres au nord-ouest. Pour fournir en denrées de première nécessité les militaires et le personnel médical en poste, ainsi que les officiers convalescents, quelques colons français accompagnés de personnel vietnamien se joignirent à ce noyau dès 1909.

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