Ode à la lune
Déesse aux yeux d’opale
La lune se trimballe
Fringante et parfumée
Sur les toits du quartier.
Plus belle que sultane
En sa robe diaphane,
Je la vois se mirer
Dans l’eau bleue d’un secret.
Son étrange frimousse
Maquillée d’ombres rousses
Distille un peu de miel
Dans l’encrier du ciel.
Magicienne
elle tisse
Des mots qu’avec délice
Mille fois je relis
A mi-voix dans la nuit.
Et quand l’aube se lève
Elle emporte mes rêves
Pour me les ramener
Le soir à pas feutrés.
Roberte
Godelle-Caron