Dans la
brume nacrée
Des
nymphes océanes
Apparaissent diaphanes
Au loin
sur les rochers.
Et moi
les yeux fermés
Je rêve
sur la plage
De
fabuleux rivages
Que nul
n'atteint jamais.
Et les
vagues s'en vont
Et les
vagues s'en viennent,
Comme
joies, comme peines,
Saison
après saison.
Des
gerbes d'océan
Explosent
et jaillissent
En grands
feux d'artifices
Dans le
soleil couchant.
Et me
voici dauphin
Plongeant
avec délice
Vers de
troublants abysses
Où
l'homme est libre enfin.
Planent
au vent salé
Des
parfums de lagune
Qui
enivrent la dune
d'un flot
d'éternité.
Et les
vagues sans fin
S'en vont
et puis s'en viennent
Et quoi
qu'il nous advienne,
Jusqu'au
dernier matin.