Les textes de Chantal

 

Amour et Amitié

 

J’aimerais m’arrêter aux berges de tes yeux
Où tes sourires sont éternels
Mais, tes mots restent silencieux
Et je vis au conditionnel.

Ta magie des mots, ta poésie,
Ont fait ressurgir en moi
Des sentiments oubliés.  Une folie
De vouloir ne fut-ce que tes bras.

Au crépuscule de ma jeunesse,
Brûle encore en moi le feu du désir.
Je me damnerais pour en peu de tendresse
Mais la peur d’aimer me déchire.

Il est plus aisé d’être sage
Que de se lancer vers l’inconnu.
Libérer mon cœur de sa cage
Serait mettre mon âme à nu.

Cet amour qui n’est pas né
Déjà s’en va mourir.
Mais entre nous l’amitié
Ne pourra que grandir

Ton regard

 

Ton regard est mon firmament
Et j’écoute la chanson du vent

Dans tes cheveux entremêlés
Le doux reflet du soleil

Et sur le bord de tes lèvres
Les mots en attente se lèvent.

Ces mots qui vont droit au cœur
Et me laissent en apesanteur

 Au delà des mots

 

Je puise au fond de ton regard
Les gestes de mon histoire
De cette exquise folie
Qui bouleverse ma vie

Je rêve des douces étreintes.
De mon cœur entend la complainte
Mon esprit est en voyage
Et mon corps n’est plus sage

Je m’abandonne sans loi,
Me love dans tes bras
Et je m’endors, en confiance
Dans le souffle de ton silence

Oh ! Mon ami je l’avoue,
Les sentiments que je te voue
Demeurent dans l’imaginaire
Quoi qu’ils soient aussi sincères

Juste au-delà des mots
Oh, cher, cher Bruno
Sache sans me châtier
Me conserver ton amitié

La fontaine aux chimères

 

J’irai à l’ombre de tes yeux
Cueillir l’instant de mes délices

Porter mes sons mélodieux
 Dans ton secret oasis

Caresser tes cheveux
Avec un rien de malice

J’irai, le cœur radieux
A l’aube de nos prémices

Et le corps audacieux
Au fond de tes abysses

Rallumer tes désirs silencieux
Et nous rendre ainsi complices

J’irai, d’un air mystérieux
Comme la déesse Isis

Te réveiller de l’adieu
Et faire de toi mon Osiris

J’irai, telle Vénus, dans tous les lieux
Où t’aimer sera mon seul vice

Et brûler mes ailes au milieu
Pour être à toi mon bel Adonis

Quelle est belle la musique

 

Quelle est belle la musique de ton âme
Je l’entends dans mes rêves la nuit
Et dans le jardin de ton cœur
Je dépose la clé de mes secrets

Si parfois, c’est ta peau que mon corps réclame
Eveillée, la fin de mon rêve s’évanoui
Gardant sur mes lèvres sa saveur
Comme un parfum de regret

Mes rêves

 

Mes rêves sont de longs voyages
Qui ne mènent vers nulle part
Où je choisis les rivages
De la folie qui de moi s’empare

Quels étranges et doux paysages
Que ceux de ma mémoire
Parfois je fais naufrage
Au coin de ton regard

Mon corps en ton rivage
Tout doucement s’égare
Et mon cœur en libertinage
A largué les amarres

Soudain la nuit me fait ombrage
Il me faut reprendre la barre
Pour éviter l’orage
Guidée par le seul hasard

Qui me renverra l’image
De l’autre côté du miroir
De cette petite fille sage
Qui s’est laissée émouvoir

Eau de vie

 

L’amour chante en moi
Même quand il a pleuré.
Il a traversé les averses.

Il a brûlé si fort
Qu’il s’est endormi, fatigué.
Il attend l’aurore d’un nouveau matin.

Au carrefour des incertitudes
Je cherche mon eau de vie
Dans le secret de ton cœur.

Loin des amours éthérés
Je cherche une raison d’exister.
J’ai tout essayé, sauf l’amour

Je me perds

 

Je me perds dans un songe
Où je ne peux t’oublier

Et ce rêve me plonge
Où tes mots m’ont touchée

En plein cœur qui me ronge
Là où j’ai péché

Simplement te voir

 

Je rêve de longues promenades
Sur les bords d’un rivage
Caressés par la brise du soir

D’une belle escapade
Sous de verts bocages
Loin des trottoirs

D’une folle cavalcade
Sur des chevaux sauvages
A graver dans nos mémoires

Et en bons camarades
Au cinéma du village
Regarder une belle histoire

T’offrir une accolade
Et caresser ton visage
Pour ton âme émouvoir

Tomber les barricades
Lors d’une nuit de passage

Et oser encore y croire

Je rêve de tendresse par myriade
De t’offrir bien davantage
Mais tout n’est qu’illusoire

Alors au bas de l’estrade
Pour te rendre hommage
Simplement aller te voir

Accordage

Assis sur la chaise
Devant le piano
Un peu gauche et mal à l’aise
Devant les marteaux

Tu joues de la harpe
Tu tapes sur les notes
Des détails t’échappent
S’il n’y avait que des cordes!

Il y a plus d’idées
Dans vos deux têtes
Que dans vos pieds
Quand ils s’entêtent

Fera, fera pas ?
Entre début et fin
Il n’y a qu’un pas
Suivons le train-train

Ah! ça commence à devenir mieux
Un, deux, trois c’est parti
Allez, vas-y mon vieux
Sol, fa, la, do, mi

 

Amour éternel

 

 

50 ans et tu es toujours là, AMOUR

Nous avons oublié les jours,
Mais nous nous souvenons des sentiments
Qui brûlent toujours en nous.

Nous étions poussières d'étoiles
Avec Vénus pour nous aimer
Et le ciel comme témoin de notre union.

Je me suis embarqué à bord de tes yeux
Je me suis suspendue aux bords de tes lèvres
En naviguant sur le même courant.

Nous avons connu les nuages,
Mais le soleil brillait sans cesse
Sur nos cœurs ardents.

Malgré nos cheveux blancs
Notre amour a toujours 20 ans
Et vivra au-delà du silence.

Nous voilà repartis pour une danse
Enlacés, main dans la main, cœur contre cœur
Témoignant ainsi que l'amour est éternel.

Besoin

 

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

Ton visage éclairé d’un sourire
Ton âme s’évader de plaisir
Tes yeux briller de bonheur
Et la joie inonder ton cœur

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

Tes bras chargés de tendresse
Que d’autres t’auraient offerte
Ton esprit enfin reposé
Et libre de contrariété

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

La paix envahir ton être
Tes rides de tracas disparaître
Le soleil te réchauffer toute entière
Et enfin, exaucées, tes prières

Je n’ai pas besoin de toi
Mais de toi, j’ai besoin

Que tu sois heureuse, enfin
Pour que ton bonheur
Fusionne avec le mien
Ma belle, douce et tendre fleur

Elle était si jolie

 

Elle était si jolie, quand elle avait 20 ans,
Le soleil d'Italie, rendait son cœur brûlant
Elle mordait dans la vie, avec un cœur ardent
Elle était si jolie, celle qui est ma maman

Après un long voyage, qu'elle fit en chantant,
Elle posa ses bagages et son tempérament
Comme font au même âge, tous les adolescents
Ayant pour avantage, un esprit innocent

Quand elle connu son homme, elle n'avait pas 30 ans
Pour croquer dans la pomme, il fallait un voile blanc
Et elle fut toujours bonne, les esprits apaisant
Malgré les jours d'automne et des rêves différents

Elle était si gentille, à ses 40 printemps
Elle a donné la vie, Dieu au ciel bénissant
Une mère ravie d'avoir trois beaux enfants
Elle était si gentille, celle qui est ma maman

On la dit courageuse cette femme en gris blanc
Elle qui est si joyeuse aux souvenirs d'antan
Les années ombrageuses, les emporte le vent
Je veux qu'elle soit heureuse, celle qui est ma maman

Tu es toujours jolie, malgré le poids des ans
Toi qui es si gentille à notre cœur d'enfant
Et cette mélodie, c'est l'amour grandissant
Que nous t'offrons, chérie, tendre et douce maman

 

 

Au choeur de la volonté

 

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est passé le mot "Paix"
Puisque les hommes font la guerre

Où se cache l’amour
Puisque les hommes n’ont plus de cœur

Les forêts se meurent
Le poumon de la terre est malade

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est le sourire des enfants
Puisque le sourire leur a été volé

Où est l’espérance en des jours meilleurs
Puisque les âmes sont détournées de Dieu

Les hommes ne savent plus écouter
Et ils croient tout savoir

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est l’union des familles
Puisque celles-ci restent stériles

Où sont passées les valeurs humaines
Puisque la sagesse a disparu

Le soleil nous fait de l’ombre
Et nous restons dans la nuit

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est notre dignité
Puisque nous vendons nos frères

Où est passé Jésus Sauveur
Puisque les hommes n’y croient plus

La science a étouffé la foi
Et les hommes ont tué Dieu

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Seule la prière peut la sauver

 

Bats toi

 

Quand tu crois que tout est fini
Quand tu juges que tout est inutile
Quand tu penses qu’on ne t’aime plus

Alors
Aime-toi très fort
Crois en toi encore
Car Dieu, Lui, ne te quitte jamais
Il boit à la source même de tes larmes
Il goûte à la tristesse de ton cœur
Il est la source même de ton âme

Alors
Bats-toi plus fort
Espère toujours
Car un monde meilleur s’ouvrira pour toi
Ouvre tes yeux, ouvre ton cœur
Et tu verras la lumière guider tes pas

 

Changer

 

Quand j’étais très jeune
Je souhaitais que le monde soit en paix
Il fallait que le monde change

Lorsque j’avais encore des rêves
Je croyais pouvoir changer le monde
Rendre les gens heureux

Mais j’ai grandi et j’ai compris
Ce n’est pas le monde qui doit changer
Mais seulement les gens dans ce monde

J’ai cru que l’amour suffirait
Pour faire changer les gens
Mais je me suis encore trompée

Les gens ne changent pas parce que je le veux
Mais parce qu’ils le veulent, et eux seuls
Donc je ne peux faire grand chose pour eux

Mais tout n’est pas perdu
Je peux encore faire quelque chose
Et j’ai commencé par changer

Doigts d'or

 

Ma petite fée aux doigts d'or
Tu joues et tu joues encore
Des notes de musique
Des chansons magiques

Petit bout de femme
Tu émerveilles les âmes
Et fais battre nos cœurs
Avec passion et douceur

Tu es notre championne
Et toujours tu nous étonnes
Dieu t'a donné le don d'aimer
De lire et d'apprendre à
 jouer

Ce soir tu as tout donné
Nous faisant, de joie, pleurer
Nous offrant ta tendresse

Oh ! Belle et douce princesse

Notre église

 

Des pensées profondes
Au chœur de l’autel

Des homélies, des lectures
Transmises par le Christ

Des prières offertes
Et un amour sincère pour les fidèles

Ce sont les prêtres
Qui nous offrent Dieu en partage

Une voix qui raisonne
Au fond de l’église

Des paroles qui s’envolent
A peine sorties de l’âme

Et la profondeur des mots
Qui pénètre nos cœurs

C’est le frère Marcel
Qui nous lit un psaume

Une voix qui monte
Au-delà des nuages

Une douceur descendue du ciel
Qui nous fait frissonner

Des chansons fredonnées
Toujours avec le sourire

C’est Mademoiselle Jeanne
Qui chante à merveille

Une musique qui tinte
De toutes ses couleurs

Des sons qui réchauffent
Les cœurs endormis

Des notes qui s’élèvent
En offrande à Dieu

C’est Monsieur Macors
Qui joue du clavier

Des voix qui rayonnent
En éclatant de joie

Des cantiques, des "alléluia"
Chantés à tue-tête

Des mains tendues
Qui se soutiennent

C’est la chorale vivante
Du dimanche matin

Des services rendus
Par amour de l’église

Des cœurs qui se donnent
Sans toujours recevoir

Des Chrétiens toujours présents
Qu’on oublie quelquefois

C’est Danièle et René
Que nous aimons bien

Des visages qui se tournent
Vers la Croix de l’Amour

Des oreilles qui écoutent
L’enseignement du Père

Des mains qui applaudissent
En secret les voix écoutées

Ce sont les Chrétiens
Avec qui nous formons une Famille

Il pleut sur mes 40 ans

 

Il pleut sur mes 40 ans
Au bois de mes rêves
Aucune rivière, aucun océan
Ne peut éteindre ma fièvre

Avec mes yeux d’enfant,
Je regarde le monde
Et son cœur qui se fend
A la détresse profonde

La terre part en poussières
Polluée au sol et à l’âme
Au-delà des frontières
Par des désirs infâmes

Argent, pouvoir, jalousie,
Causes du désastre humain
Que nous reste-t-il de la vie
Pour aujourd’hui et pour demain

Des victimes de guerres
Des souffrances inutiles
Des larmes et des misères
Des pensées viles

Vraiment, il pleure sur mes 40 ans
Parce que j’ai mal à leur corps
A leur cœur, à leur sang
Dont la terre se colore

Chat

 

La maîtresse de maison
Va avoir un bébé
Il n'y a pas de raison
Que je ne sois plus gâté

Je viendrai près de toi
S'il se met à pleurer
Comme ça tu sauras
Qu'il faut le changer

J'aimerai le voir dormir
Dans mes pattes de velours
Je pourrai ainsi le retenir
Jusqu'au petit jour

Il mangera son repas
Qu'avec amour tu auras préparé
Je mangerai ma pâtée pour chat
Que j'ai toujours pour dîner

Quand il marchera
Je serai à ses côtés
Pour qu'il ne tombe pas
Dans les escaliers

Je partagerai mes jeux
Il sera mon ami
Il sera heureux
Tu n'auras plus de soucis

Tu l'entendras rigoler
Quand je serai sur le mur
Il grimpera me chercher
M'attrapera, j'en suis sûr

Puis il sera plus grand
Il me laissera tomber
Il ne sera plus l'enfant
Que je pouvais amuser

Quand je serai vieux
Je viendrai me reposer
Au coin du feu
Tu m'entendras ronronner

Pour te dire, ma maîtresse
Que tu ne dois pas m'oublier
Et que j'aime tes caresses
Même si tu as un bébé.

Exister

 

Je t’aime

Pas seulement parce que tu es beau
Pas uniquement parce que tu es intelligent
Pas spécialement parce que tu es bon

Je t’aime

Pas simplement parce que tu es génial
Pas tout bonnement parce que tu es gentil
Pas essentiellement parce que tu es sympa

Je t’aime

parce que tu es toi
parce que tu es tout à la fois

Je t’aime

Pas forcément parce que tu me fais rire
Pas vraiment pour ton caractère

Je t’aime

parce que tu me fais aussi pleurer
parce que tu me fais exister

 

 

Le bonheur

Parfois on croit être passé à côté du bonheur
Quand on l’a déjà connu, on ressent plus encore son absence
Et pourtant, le "Bonheur" est toujours là,
tapi dans l’ombre, il attend qu’on le reconnaisse

Il est dans un regard, il se cache dans la passion
d’un amour ou dans la tendresse sans cesse renouvelée.
Il se trouve aussi dans la main qui se tend
pour prendre la tienne et dans le cœur de
la personne qui t’écoute.

Le bonheur, c’est comme l’amour,
 il ne meurt jamais, il se repose seulement.
Il suffit de trouver la phrase magique pour le réveiller.

Non, le bonheur ne passe pas qu’une seule fois,
il est toujours là, latent, autour de nous.
Il faut simplement des yeux clairs pour l’apercevoir,
un cœur pur pour le ressentir, des oreilles saines
pour l’entendre, beaucoup de force

pour le faire sortir et le partager.

En fait, le bonheur ne se reçoit pas, il se donne.
Et c’est en le donnant qu’on l’obtient vraiment.

Merci

 

Je bois vos paroles
Parce qu’elles sont vérités

Les mots sincères prononcés
Sortent directement de votre cœur

Réfléchis par votre esprit
Ils sont distribués en partage

Merci de montrer que Dieu
Inonde votre âme

Et de donner ainsi l’image
D’un Christ rempli d’amour

Cet amour que vous offrez
A tous ceux qui vous écoutent

C’est pourquoi je prie Dieu
Que ses anges vous protègent

Et qu’Il vous garde une place
Dans son Royaume de lumière

 

Cappadoce

 

Dans ce paysage aux dunes blanches
J’ai vu des cheminées coiffées d’un chapeau
Par la magie de quelque fée
Ou par le pouvoir d’un ange

Creusées à même la roche, des maisons
Et sur la cime des cheminées
La pose altière d’un pharaon
Ou celle d’un oiseau perché

Il y en a de toutes sortes
Des lunaires, des martiennes
Là où votre imagination vous emporte
Jusqu’aux portes de Görëme

Où les tapis sont des fleurs
Qui éblouissent les yeux
De leur myriade de couleurs
Inventée par des dieux

Le village antique de Zelve
Me touche en plein cœur
Habité sûrement par des elfes
Ou des êtres venus d’ailleurs

Dans les maisons des avant-hier
Des toits pointus, des ouvertures
Telles des fromages de gruyère
Allez, c’est parti pour l’aventure

Partout autour de moi
S’étalent des statues de pierre
Des schtroumfs ou des chinois
Des champignons ou des moines en prière

Dans la vallée de Uchisar
Des maisons troglodytes
Aussi loin que porte le regard
Existerait-il quelque ermite

On peut parcourir la route
A dos de chameau
Mais avec le doute
De rester en haut

Et enfin, pour cacher les étreintes
Des amants qui s’aiment
Visitez ce labyrinthe
Qu’est la ville souterraine

La beauté me donne la fièvre
De vouloir à tout prix y retourner
Car c’est à partir de là
Que le rêve se confond avec la réalité

Alors, peut-être, rendez-vous
Dans la région de Cappadoce
Où pourquoi pas, après tout,
Vous pourriez fêter vos noces

Mais je laisse au guide le loisir
De vous mettre en émoi
En écoutant avec plaisir
L’histoire de ce pays roi

Rose

Une rose était seule
Espérant le soleil

Elle restait en vie
Grâce à ses épines

Personne ne pouvait la cueillir
Et elle se laissait peu à peu mourir

Un jour de désespoir
Un rayon l’éclaira

Depuis ce jour
L’espoir revint en elle

Et ses pétales s’ouvrirent
Pour rendre grâce au soleil

 

L'étrangère

 

Tu es différente et pourtant la même
Ton cœur est pareil à celui des anges
Tu donnes sans compter
Et ton accent chante un chant de joie

Si ta culture diverge quelque peu,
Le même sang coule dans nos veines.
Tu connais comme moi le don d'aimer
Et ta beauté est celle de ton âme

Tu m'as accueillie comme une sœur
Ouvert la porte de ta maison
A mes caprices d'enfant gâtée
Et tu m'as montré la vraie charité

Je t'aime, toi la belle étrangère,
Celle que le ciel m'a fait connaître
Et si j'ai déjà une sœur d'âme,
Toi, tu es ma sœur de cœur

Princesse

Princesse était ton nom
Tu savais te faire aimer de tous
Et à chaque caresse,
Tu donnais ta tendresse

Tu étais le soleil des petits
Et le réconfort des grands
A qui tu léchais les larmes
A la moindre tristesse

Tu as fait des chatons
Qui ont tous grandi
Perpétuant ainsi la beauté
Reçue de ton créateur

Je revoie ta frimousse
Et je sens encore dans ma peau
Pénétrer tes griffes
Lorsque de plaisir, tu ronronnais

Aujourd’hui tu nous as quittés
Et il me semble encore te voir
Derrière la porte le matin
Ou sur les bras d’un gamin, le soir

Ton petit nez blotti
Dans le creux de mon bras
Ton corps affalé sur le coffre de la voiture
Ton pelage sous la main d’un enfant

Ta manie de rester dans le garage
Ou de redescendre en vitesse
Après être entrée en cachette
Et tes galipettes vont nous manquer

Princesse, ton nom retentit dans le cœur
De tous ceux dont tu as traversé la vie
Je t’offre la couronne bien méritée
Là, au paradis où tu t’en vas

Saisons

 

Sur les feuilles mortes
Tombent mes souvenirs
Et c’est avec bonheur
Que le vent les emporte

Sur ce beau tapis blanc
J’ai déposé mes rêves
Que ma jeunesse fût brève
Et comme passe le temps

Je respire une odeur
De printemps et de fleurs
La joie entre dans mon cœur
Comme un nouveau bonheur

Comme un épi de blé
Aux rayons du soleil
Mon âme se réveille
A ces beaux jours d’été

Et il en est ainsi
A c