Amour et
Amitié
J’aimerais
m’arrêter aux berges de tes yeux
Où tes
sourires sont éternels
Mais, tes mots restent
silencieux
Et je vis au
conditionnel.
Ta magie des
mots, ta poésie,
Ont fait ressurgir en
moi
Des sentiments oubliés. Une
folie
De vouloir ne fut-ce que tes
bras.
Au crépuscule de
ma jeunesse,
Brûle encore en moi le feu du
désir.
Je me damnerais pour en peu de
tendresse
Mais la peur d’aimer me
déchire.
Il est plus aisé
d’être sage
Que de se lancer vers
l’inconnu.
Libérer mon cœur de sa
cage
Serait mettre mon âme à
nu.
Cet amour qui
n’est pas né
Déjà s’en va mourir.
Mais
entre nous l’amitié
Ne pourra que
grandir

Ton
regard
Ton regard est
mon firmament
Et j’écoute la chanson du
vent
Dans tes cheveux
entremêlés
Le doux reflet du
soleil
Et sur le bord de
tes lèvres
Les mots en attente se
lèvent.
Ces mots qui vont
droit au cœur
Et me laissent en
apesanteur

Au delà des
mots
Je puise au fond de ton regard
Les
gestes de mon histoire
De cette exquise
folie
Qui bouleverse ma vie
Je rêve des douces étreintes.
De
mon cœur entend la complainte
Mon esprit est
en voyage
Et mon corps n’est plus
sage
Je m’abandonne sans loi,
Me love
dans tes bras
Et je m’endors, en
confiance
Dans le souffle de ton
silence
Oh ! Mon ami je l’avoue,
Les
sentiments que je te voue
Demeurent dans
l’imaginaire
Quoi qu’ils soient aussi
sincères
Juste au-delà des mots
Oh, cher,
cher Bruno
Sache sans me châtier
Me
conserver ton amitié

La fontaine aux
chimères
J’irai à l’ombre de tes
yeux
Cueillir l’instant de mes
délices
Porter mes sons
mélodieux
Dans ton secret
oasis
Caresser tes
cheveux
Avec un rien de
malice
J’irai, le cœur
radieux
A l’aube de nos
prémices
Et le corps
audacieux
Au fond de tes
abysses
Rallumer tes
désirs silencieux
Et nous rendre ainsi
complices
J’irai, d’un air
mystérieux
Comme la déesse
Isis
Te réveiller de
l’adieu
Et faire de toi mon
Osiris
J’irai, telle
Vénus, dans tous les lieux
Où t’aimer sera
mon seul vice
Et brûler mes
ailes au milieu
Pour être à toi mon bel
Adonis

Quelle est belle la
musique
Quelle est belle
la musique de ton âme
Je l’entends dans mes
rêves la nuit
Et dans le jardin de ton
cœur
Je dépose la clé de mes
secrets
Si parfois, c’est
ta peau que mon corps réclame
Eveillée, la
fin de mon rêve s’évanoui
Gardant sur mes
lèvres sa saveur
Comme un parfum de
regret

Mes
rêves
Mes rêves sont de
longs voyages
Qui ne mènent vers nulle
part
Où je choisis les rivages
De la folie
qui de moi s’empare
Quels étranges et
doux paysages
Que ceux de ma
mémoire
Parfois je fais naufrage
Au coin
de ton regard
Mon corps en ton
rivage
Tout doucement s’égare
Et mon cœur
en libertinage
A largué les
amarres
Soudain la nuit
me fait ombrage
Il me faut reprendre la
barre
Pour éviter l’orage
Guidée par le
seul hasard
Qui me renverra
l’image
De l’autre côté du miroir
De cette
petite fille sage
Qui s’est laissée
émouvoir

Eau de
vie
L’amour chante en
moi
Même quand il a pleuré.
Il a traversé
les averses.
Il a brûlé si
fort
Qu’il s’est endormi, fatigué.
Il
attend l’aurore d’un nouveau
matin.
Au carrefour des
incertitudes
Je cherche mon eau de
vie
Dans le secret de ton
cœur.
Loin des amours
éthérés
Je cherche une raison
d’exister.
J’ai tout essayé, sauf
l’amour

Je
me perds
Je me perds
dans un songe
Où je ne peux
t’oublier
Et
ce rêve me plonge
Où tes mots m’ont
touchée
En
plein cœur qui me ronge
Là où j’ai
péché

Simplement
te voir
Je rêve de
longues promenades
Sur les bords d’un
rivage
Caressés par la brise du
soir
D’une belle
escapade
Sous de verts bocages
Loin des
trottoirs
D’une folle
cavalcade
Sur des chevaux sauvages
A
graver dans nos mémoires
Et en bons
camarades
Au cinéma du village
Regarder
une belle histoire
T’offrir une
accolade
Et caresser ton visage
Pour ton
âme émouvoir
Tomber les
barricades
Lors d’une nuit de
passage
Et oser
encore y croire
Je rêve de
tendresse par myriade
De t’offrir bien
davantage
Mais tout n’est
qu’illusoire
Alors au bas de
l’estrade
Pour te rendre
hommage
Simplement aller te
voir

Accordage
Assis sur la chaise
Devant le
piano
Un peu gauche et mal à l’aise
Devant
les marteaux
Tu joues de la harpe
Tu tapes
sur les notes
Des détails t’échappent
S’il
n’y avait que des cordes!
Il y a plus d’idées
Dans vos
deux têtes
Que dans vos pieds
Quand ils
s’entêtent
Fera, fera pas ?
Entre début et
fin
Il n’y a qu’un pas
Suivons le
train-train
Ah! ça commence à devenir
mieux
Un, deux, trois c’est parti
Allez,
vas-y mon vieux
Sol, fa, la, do,
mi

Amour éternel
50 ans et tu es toujours là,
AMOUR
Nous avons oublié les
jours,
Mais nous nous souvenons des
sentiments
Qui brûlent toujours en
nous.
Nous étions poussières
d'étoiles
Avec Vénus pour nous aimer
Et le
ciel comme témoin de notre
union.
Je me suis embarqué à bord de tes
yeux
Je me suis suspendue aux bords de tes
lèvres
En naviguant sur le même
courant.
Nous avons connu les
nuages,
Mais le soleil brillait sans
cesse
Sur nos cœurs
ardents.
Malgré nos cheveux blancs
Notre
amour a toujours 20 ans
Et vivra au-delà du
silence.
Nous voilà repartis pour une
danse
Enlacés, main dans la main, cœur contre
cœur
Témoignant ainsi que l'amour est
éternel.
Besoin
Je n’ai pas besoin de toi
Mais
j’ai besoin de voir
Ton visage éclairé d’un
sourire
Ton âme s’évader de plaisir
Tes
yeux briller de bonheur
Et la joie inonder
ton cœur
Je n’ai pas besoin de toi
Mais
j’ai besoin de voir
Tes bras chargés de
tendresse
Que d’autres t’auraient
offerte
Ton esprit enfin reposé
Et libre
de contrariété
Je n’ai pas besoin de toi
Mais
j’ai besoin de voir
La paix envahir ton être
Tes
rides de tracas disparaître
Le soleil te
réchauffer toute entière
Et enfin, exaucées,
tes prières
Je n’ai pas besoin de toi
Mais
de toi, j’ai besoin
Que tu sois heureuse,
enfin
Pour que ton bonheur
Fusionne avec
le mien
Ma belle, douce et tendre
fleur

Elle était si
jolie
Elle était si
jolie, quand elle avait 20 ans,
Le soleil d'Italie, rendait son
cœur brûlant
Elle mordait dans la vie, avec
un cœur ardent
Elle était si jolie, celle qui
est ma maman
Après
un long voyage, qu'elle fit en chantant,
Elle
posa ses bagages et son tempérament
Comme
font au même âge, tous les adolescents
Ayant
pour avantage, un esprit innocent
Quand
elle connu son homme, elle n'avait pas 30
ans
Pour croquer dans la pomme, il fallait un
voile blanc
Et elle fut toujours bonne, les
esprits apaisant
Malgré les jours d'automne
et des rêves différents
Elle
était si gentille, à ses 40 printemps
Elle a
donné la vie, Dieu au ciel bénissant
Une mère
ravie d'avoir trois beaux enfants
Elle était
si gentille, celle qui est ma maman
On
la dit courageuse cette femme en gris
blanc
Elle qui est si joyeuse aux souvenirs
d'antan
Les années ombrageuses, les emporte
le vent
Je veux qu'elle soit heureuse, celle
qui est ma maman
Tu
es toujours jolie, malgré le poids des
ans
Toi qui es si gentille à notre cœur
d'enfant
Et cette mélodie, c'est l'amour
grandissant
Que nous t'offrons, chérie,
tendre et douce maman
Au
choeur de la volonté
Le mal est au chœur de la
volonté
Et c’est elle qu’il faut
soigner
Où est passé le mot
"Paix"
Puisque les hommes font la
guerre
Où se cache l’amour
Puisque les
hommes n’ont plus de cœur
Les forêts se meurent
Le poumon
de la terre est malade
Et le Christ est mort pour
nous
Le mal est au chœur de la
volonté
Et c’est elle qu’il faut
soigner
Où est le sourire des
enfants
Puisque le sourire leur a été
volé
Où est l’espérance en des jours
meilleurs
Puisque les âmes sont détournées de
Dieu
Les hommes ne savent plus
écouter
Et ils croient tout
savoir
Et le Christ est mort pour
nous
Le mal est au chœur de la
volonté
Et c’est elle qu’il faut
soigner
Où est l’union des
familles
Puisque celles-ci restent
stériles
Où sont passées les valeurs
humaines
Puisque la sagesse a
disparu
Le
soleil nous fait de l’ombre
Et nous
restons dans la
nuit
Et le Christ est mort pour
nous
Le mal est au chœur de la
volonté
Et c’est elle qu’il faut
soigner
Où est notre dignité
Puisque
nous vendons nos frères
Où est passé Jésus
Sauveur
Puisque les hommes n’y croient
plus
La science a étouffé la foi
Et
les hommes ont tué Dieu
Et le Christ est mort pour
nous
Le mal est au chœur de la
volonté
Seule la prière peut la
sauver

Bats toi
Quand tu crois que tout est
fini
Quand tu juges que tout est
inutile
Quand tu penses qu’on ne t’aime
plus
Alors
Aime-toi très
fort
Crois en toi encore
Car Dieu, Lui, ne
te quitte jamais
Il boit à la source même de
tes larmes
Il goûte à la tristesse de ton
cœur
Il est la source même de ton
âme
Alors
Bats-toi plus
fort
Espère toujours
Car un monde meilleur
s’ouvrira pour toi
Ouvre tes yeux, ouvre ton
cœur
Et tu verras la lumière guider tes
pas

Changer
Quand j’étais très jeune
Je
souhaitais que le monde soit en paix
Il
fallait que le monde change
Lorsque j’avais encore des
rêves
Je croyais pouvoir changer le
monde
Rendre les gens
heureux
Mais j’ai grandi et j’ai
compris
Ce n’est pas le monde qui doit
changer
Mais seulement les gens dans ce
monde
J’ai cru
que
l’amour suffirait
Pour faire
changer les gens
Mais je me suis encore
trompée
Les gens ne
changent
pas parce que je le veux
Mais
parce qu’ils le veulent, et eux seuls
Donc je
ne peux faire grand chose pour
eux
Mais tout n’est pas perdu
Je
peux encore faire quelque chose
Et j’ai
commencé par changer

Doigts
d'or
Ma petite fée aux doigts
d'or
Tu joues et tu joues encore
Des notes
de musique
Des chansons
magiques
Petit bout de femme
Tu
émerveilles les âmes
Et fais battre nos
cœurs
Avec passion et
douceur
Tu es
notre
championne
Et toujours tu nous
étonnes
Dieu t'a donné le don d'aimer
De
lire et d'apprendre à
jouer
Ce soir tu as tout donné
Nous
faisant, de joie, pleurer
Nous offrant ta
tendresse
Oh ! Belle et douce
princesse

Notre
église
Des pensées profondes
Au chœur
de l’autel
Des homélies, des
lectures
Transmises par le
Christ
Des prières offertes
Et un
amour sincère pour les fidèles
Ce sont les prêtres
Qui nous
offrent Dieu en partage
Une voix qui raisonne
Au fond
de l’église
Des paroles qui s’envolent
A
peine sorties de l’âme
Et la profondeur des mots
Qui
pénètre nos cœurs
C’est le frère Marcel
Qui nous
lit un psaume
Une voix qui
monte
Au-delà des
nuages
Une douceur descendue du
ciel
Qui nous fait
frissonner
Des chansons
fredonnées
Toujours avec le
sourire
C’est Mademoiselle Jeanne
Qui
chante à merveille
Une musique qui tinte
De toutes
ses couleurs
Des sons qui réchauffent
Les
cœurs endormis
Des notes qui s’élèvent
En
offrande à Dieu
C’est Monsieur Macors
Qui joue
du clavier
Des voix qui rayonnent
En
éclatant de joie
Des cantiques, des
"alléluia"
Chantés à
tue-tête
Des mains tendues
Qui se
soutiennent
C’est la chorale vivante
Du
dimanche matin
Des services rendus
Par amour
de l’église
Des cœurs qui se donnent
Sans
toujours recevoir
Des Chrétiens toujours
présents
Qu’on oublie
quelquefois
C’est Danièle et René
Que nous
aimons bien
Des visages qui se
tournent
Vers la Croix de
l’Amour
Des oreilles qui
écoutent
L’enseignement du
Père
Des mains qui applaudissent
En
secret les voix écoutées
Ce sont les Chrétiens
Avec qui
nous formons une
Famille
I
l pleut sur mes 40
ans
Il pleut sur mes 40 ans
Au bois
de mes rêves
Aucune rivière, aucun
océan
Ne peut éteindre ma
fièvre
Avec mes yeux d’enfant,
Je
regarde le monde
Et son cœur qui se fend
A
la détresse profonde
La terre part en
poussières
Polluée au sol et à
l’âme
Au-delà des frontières
Par des
désirs infâmes
Argent, pouvoir,
jalousie,
Causes du désastre humain
Que
nous reste-t-il de la vie
Pour aujourd’hui et
pour demain
Des victimes de guerres
Des
souffrances inutiles
Des larmes et des
misères
Des pensées viles
Vraiment, il pleure sur mes 40
ans
Parce que j’ai mal à leur corps
A leur
cœur, à leur sang
Dont la terre se
colore

Chat
La
maîtresse de maison
Va avoir un bébé
Il
n'y a pas de raison
Que je ne sois plus
gâté
Je
viendrai près de toi
S'il se met à
pleurer
Comme ça tu sauras
Qu'il faut le
changer
J'aimerai
le voir dormir
Dans mes pattes de
velours
Je pourrai ainsi le
retenir
Jusqu'au petit jour
Il
mangera son repas
Qu'avec amour tu auras
préparé
Je mangerai ma pâtée pour chat
Que
j'ai toujours pour dîner
Quand
il marchera
Je serai à ses côtés
Pour
qu'il ne tombe pas
Dans les
escaliers
Je
partagerai mes jeux
Il sera mon ami
Il
sera heureux
Tu n'auras plus de
soucis
Tu
l'entendras rigoler
Quand je serai sur le
mur
Il grimpera me chercher
M'attrapera,
j'en suis sûr
Puis
il sera plus grand
Il me laissera
tomber
Il ne sera plus l'enfant
Que je
pouvais amuser
Quand
je serai vieux
Je viendrai me reposer
Au
coin du feu
Tu m'entendras
ronronner
Pour
te dire, ma maîtresse
Que tu ne dois pas
m'oublier
Et que j'aime tes caresses
Même
si tu as un bébé.
Exister
Je
t’aime
P
as
seulement parce que tu es beau
Pas uniquement
parce que tu es intelligent
Pas spécialement
parce que tu es bon
Je
t’aime
P
as
simplement parce que tu es génial
Pas tout
bonnement parce que tu es gentil
Pas
essentiellement parce que tu es sympa
Je
t’aime
parce
que tu es toi
parce que tu es tout à la
fois
Je
t’aime
Pas forcément parce que tu
me fais rire
Pas vraiment pour ton
caractère
Je t’aime
parce que tu me fais aussi
pleurer
parce que tu me fais
exister

L
e
bonheur
Parfois on croit être passé à côté
du bonheur
Quand on l’a déjà connu, on
ressent plus encore son absence
Et pourtant,
le "Bonheur" est toujours là,
tapi dans
l’ombre, il attend qu’on le
reconnaisse
Il est dans un regard, il se cache
dans la passion
d’un amour ou dans la
tendresse sans cesse renouvelée.
Il se trouve
aussi dans la main qui se tend
pour prendre
la tienne et dans le cœur de
la personne qui
t’écoute.
Le bonheur, c’est comme
l’amour,
il ne meurt jamais, il se
repose seulement.
Il suffit de trouver la
phrase magique pour le
réveiller.
Non, le bonheur ne passe pas
qu’une seule fois,
il est toujours là,
latent, autour de nous.
Il faut simplement
des yeux clairs pour l’apercevoir,
un cœur
pur pour le ressentir, des oreilles
saines
pour l’entendre, beaucoup de
force
pour le faire
sortir et le
partager.
En fait, le bonheur ne se reçoit
pas, il se donne.
Et c’est en le donnant
qu’on l’obtient
vraiment.

Merci
Je bois vos paroles
Parce
qu’elles sont vérités
Les mots sincères
prononcés
Sortent directement de votre
cœur
Réfléchis par votre esprit
Ils
sont distribués en partage
Merci de montrer que
Dieu
Inonde votre âme
Et de donner ainsi l’image
D’un
Christ rempli
d’amour
Cet amour que vous offrez
A
tous ceux qui vous écoutent
C’est pourquoi je prie Dieu
Que
ses anges vous protègent
Et qu’Il vous garde une
place
Dans son Royaume de
lumière

Cappadoce
Dans ce
paysage aux dunes blanches
J’ai vu des
cheminées coiffées d’un chapeau
Par la magie
de quelque fée
Ou par le pouvoir d’un
ange
Creusées à même la roche, des
maisons
Et sur la cime des cheminées
La
pose altière d’un pharaon
Ou celle d’un
oiseau perché
Il y en a de toutes sortes
Des
lunaires, des martiennes
Là où votre
imagination vous emporte
Jusqu’aux portes de
Görëme
Où les tapis sont des
fleurs
Qui éblouissent les yeux
De leur
myriade de couleurs
Inventée par des
dieux
Le village antique de
Zelve
Me touche en plein
cœur
Habité sûrement par des elfes
Ou des
êtres venus
d’ailleurs
Dans les maisons des
avant-hier
Des toits pointus, des
ouvertures
Telles des fromages de
gruyère
Allez, c’est parti pour
l’aventure
Partout autour de moi
S’étalent
des statues de pierre
Des schtroumfs ou des
chinois
Des champignons ou des moines en
prière
Dans la vallée de Uchisar
Des
maisons troglodytes
Aussi loin que porte le
regard
Existerait-il quelque
ermite
On peut parcourir la route
A
dos de chameau
Mais avec le doute
De
rester en haut
Et enfin, pour cacher les
étreintes
Des amants qui s’aiment
Visitez
ce labyrinthe
Qu’est la ville
souterraine
La beauté me donne la fièvre
De
vouloir à tout prix y retourner
Car c’est à
partir de là
Que le rêve se confond avec la
réalité
Alors, peut-être,
rendez-vous
Dans la région de Cappadoce
Où
pourquoi pas, après tout,
Vous pourriez fêter
vos noces
Mais je laisse au guide le
loisir
De vous mettre en émoi
En écoutant
avec plaisir
L’histoire de ce pays
roi
Rose
Une rose était seule
Espérant
le soleil
Elle restait en vie
Grâce à ses
épines
Personne ne pouvait la
cueillir
Et elle se laissait peu à peu
mourir
Un jour de désespoir
Un rayon
l’éclaira
Depuis ce jour
L’espoir revint
en elle
Et ses pétales s’ouvrirent
Pour
rendre grâce au soleil
L'étrangère
Tu es différente et pourtant la
même
Ton cœur est pareil à celui des
anges
Tu donnes sans compter
Et ton accent
chante un chant de joie
Si ta culture diverge quelque
peu,
Le même sang coule dans nos
veines.
Tu connais comme moi le don
d'aimer
Et ta beauté est celle de ton
âme
Tu m'as accueillie comme une
sœur
Ouvert la porte de ta maison
A mes
caprices d'enfant gâtée
Et tu m'as montré la
vraie charité
Je t'aime, toi la belle
étrangère,
Celle que le ciel m'a fait
connaître
Et si j'ai déjà une sœur
d'âme,
Toi, tu es ma sœur de
cœur

Princesse
Princesse était ton nom
Tu
savais te faire aimer de tous
Et à chaque
caresse,
Tu donnais ta
tendresse
Tu étais le soleil des
petits
Et le réconfort des grands
A qui tu
léchais les larmes
A la moindre
tristesse
Tu as fait des chatons
Qui ont
tous grandi
Perpétuant ainsi la
beauté
Reçue de ton
créateur
Je revoie ta frimousse
Et je
sens encore dans ma peau
Pénétrer tes
griffes
Lorsque de plaisir, tu
ronronnais
Aujourd’hui tu nous as
quittés
Et il me semble encore te
voir
Derrière la porte le matin
Ou sur les
bras d’un gamin, le soir
Ton petit nez blotti
Dans le
creux de mon bras
Ton corps affalé sur le
coffre de la voiture
Ton pelage sous la main
d’un enfant
Ta manie de rester dans le
garage
Ou de redescendre en vitesse
Après
être entrée en cachette
Et tes galipettes
vont nous manquer
Princesse, ton nom retentit dans
le cœur
De tous ceux dont tu as traversé la
vie
Je t’offre la couronne bien
méritée
Là, au paradis où tu t’en
vas
Saisons
Sur les feuilles mortes
Tombent
mes souvenirs
Et c’est avec bonheur
Que le
vent les emporte
Sur ce beau tapis blanc
J’ai
déposé mes rêves
Que ma jeunesse fût
brève
Et comme passe le
temps
Je respire une odeur
De
printemps et de fleurs
La joie entre dans mon
cœur
Comme un nouveau
bonheur
Comme un épi de blé
Aux rayons
du soleil
Mon âme se réveille
A ces beaux
jours d’été
Et il en est ainsi
A chacune
des saisons
Peu importe la raison
Un amour
refleurit

Sans
toi
Regard
d’acier
Crinière
soyeuse
A tes côtés
Serais
heureuse
Des mains de fée
Qui te
caresse
Grande amitié
Jamais ne
cesse
Cheveux au vent
Les yeux
mouillés
Tu sais maintenant
Que j’ai
pleuré
De temps en temps
Un regard de
toi
Et pourtant
Le soir, j’ai
froid
Si tu me comprends
Essaye de
voir mon cœur
Car bien trop souvent
Tout
seul, il pleure

Sers-
moi
Mon fils, tu seras choisi
Pour
me servir
Tu porteras mon message
d’amour
Au-delà des
frontières
Tes paroles retentiront
Dans
l’esprit des fidèles
Ton cœur sera juste
Et ton âme
restera pure
Les gens auront confiance
Car
tu seras mon image
Tu
seras aimé
Ta
droiture
admirée
Si tu me sers,
Je te
servirai
Et je t’accueillerai
Sur des
pétales de roses
Si
mal
Pourquoi
l’amour
Fait-il si mal
?
Avant,
j’étais bien,
Prisonnière de mes
rêves
Mais
aujourd’hui
J’ai cessé de rêver
Mes
rêves sont morts
Quand je me suis
réveillée
Que
vais-je devenir
Si je ne peux plus rêver
?
Maintenant,
je survis
Prisonnière de la
réalité
Torturée
par des rêves
Que je ne peux
effacer
Plus
le droit de rêver
Mon enfance s’en est
allée
Mais
pourquoi l’amour
Fait-il si mal
?
Savoure la
vie
La neige a endeuillé ton âme
Le
sel de la vie
A endurci ton cœur
Mais le
soleil viendra,
Baigné de perles de
lumière
Eclairer la forteresse
Où tu t’es
enfermé
L’océan de ton âme
Alors va se
déchaîner
Pour faire place à la rosée
D’un
nouveau matin
Et des bras de
lumière
Déposeront sur ton corps
Des
brassées d’étoiles
Une douce somnolence
Et
une immense paix intérieure
Remplaceront ta
torpeur
Et ta peur de la vie
Tu pourras
alors savourer
Le miel de la vie
Jour
après jour, Amour

T
u es et je
suis
Petite fille
Ma sœur, ma
mère,
Mon enfant
Quand tu seras partie,
Tu seras
loin
Et pourtant si près
Car lorsque tu pries
Tu te
rapproches de moi
Quand tu pleures
C’est
mon cœur qui saigne
Si tu ris
C’est mon
cœur qui est en joie
Lorsque nos rêves se
rejoignent
L’anathème est brisé
Et nos
âmes sont réunies
Et je suis
Ta fille,
Ta
sœur, ta mère,
Ton
enfant

Une
fleur
Ma mère, est ce bouton d'or
Que
la vie a fait éclore
Un jour de juillet sans
pareil,
Au pays du
soleil
Elle est la rose de
l'adolescence,
A la fois douce et
fragile
Pourpre d'insolence
Que le temps a
rendue docile
Ma mère, à ses 20 ans,
Est le
lys blanc
De la pureté,
D'une royale
beauté
A ses 40 printemps,
Maman est
la fleur de l'amour
Qu'elle donne à ses
enfants
Jour après jour
A soixante huit ans,
Elle,
C'est la fleur éternelle
De mon
cœur, mon plus beau poème
Et je veux lui dire
que je l'aime
Train
Il est fini le temps
Du train à
vapeur
Qui tout doucement
Berçait mon
cœur
C’est avec regret
Qu’on l’a
remplacé
Et petit à petit,
le progrès l’a
tué
Il crachait sa fumée
Dans le
ciel bleu
On le voyait passer
Le cœur
heureux
Sur son chemin
Les gens
pensaient
Qu’il allait bon train
Et qu’ils
arriveraient
On regardait le paysage
On
parlait, on s’amusait
On saluait au
passage
Des gens qu’on
connaissait
Certains cheminots lui
donnaient
Une âme
Et lui
parlaient
Comme à une Dame
J’ai une certaine nostalgie
En
pensant qu’un jour
Il avait pris vie
Et
qu’il s’est éteint pour
toujours
Qu’en est-il maintenant ?
Un
petit train de musée
Que les gens
Ne
peuvent oublier
On l’a remplacé
Par un train
rapide
On ne peut que le regretter
Car il
laisse un grand vide
Et les gens pressés
Tous ces
voyageurs
Plus le temps de traîner
Ils
doivent être à l’heure
Mais pour certains, dans leur
cœur,
Chante encore en douceur
La mélodie
du bonheur
Du petit train à
vapeur

Gros chez
toi
Il y a ceux
qui disent,
Il y a ceux qui regardent,
Il
y a ceux qui savent
Ce qu'il y a de gros chez
toi, c'est ton cœur
Parce que tu sais écouter
et comprendre
Ce qu'il y a de gros chez toi,
c'est ta générosité
Parce que tu donnes sans
compter
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est
ton amour et ta tendresse
Parce que tu aimes
sans juger, tout simplement
Ce qu'il y a de
gros chez toi, c'est ta gaieté et ta soif de
vivre
Parce que tu les communiques aux
autres
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est
ton sens des valeurs,
de la justice et de la
vérité
Parce que tu hais les mensonges et que
ton cœur est pur
Ce qu'il y a de gros chez
toi, c'est ta sympathie et toutes tes
qualités
Il y a ceux qui regardent,
Il y a
ceux qui disent,
Il y a ceux qui ne savent
rien
Tu es belle Sandrine
Tellement belle
que ta beauté intérieure se voit à
l'extérieur
Et c'est pour ça que je
t'aime

Grivois
Dans les chemins verts
Tu m’as
emmenée
Et dans ton univers
J’ai été
transportée
Je m’enivrais de tes
paroles
Buvant chaque phrase
Chaque mot
comme une parabole
J’étais en pleine
extase
Mes tristes souvenirs
Sortaient
de ma mémoire
Lorsque de ta bouche un
sourire
A croisé mon regard
La douceur de ta voix
Tes
lèvres sur ma main
Ont mis mon cœur en
émoi
Le libérant de son
écrin
Tes poèmes grivois
Ont ouvert
les barrières
Qui gardaient mon corps
froid
Laissant les tabous loin
derrière
La paix intérieure
Quelque
chose en plus
Peut-être une vie
meilleure
Où es-tu
Vénus?

Fée
Si tu me le demandais
Je
t’offrirais les étoiles
Si tu le
voulais
Je décrocherais la lune
Je me
coucherais
Nue sur la dune
Et je
cacherais
Mon visage d’un voile
Simplement
pour t’aimer
Mais je n’ai que mon cœur
A
t’offrir pour éponger tes pleurs
Alors pour
un instant
Je voudrais être
fée

Foi
Tes yeux on la profondeur
Des
flots bleus
Ton courage a la puissance
De
l’océan
Parfois ton cœur pleure
Comme
les nuages
Mais ton espoir demeure
Comme
le bleu de l’infini
Ton amour est plus fort
Que les
vagues lorsqu’elles se déchaînent
Et plus
grand encore
Que les montagnes les plus
hautes
Mes larmes sont ton sang
Qui
coule dans mes veines
Parce que tu m’as donné
la vie
Et j’écoute ta voix
Qui
m’appelle et qui dit
Crois en
moi

Feu
nouveau
Toujours à
l'écoute,
Avec nous sur la route,
Présent
quand il faut,
C'est notre curé "Feu
Nouveau"
Passionné
d'une réelle foi
Avec des valeurs
d'autrefois,
Il est le jardin des
confidences
Et un modèle de
tolérance
Son cœur a le
parfum des fleurs
Sanctuaire de l'amour du
Créateur
Il répand son Esprit dans les
âmes
Pour que partout on Le
proclame
Il est l'été
de nos hivers,
Espoir dans nos misères
Et
laisse sur nos rivages
La sagesse de son
bagage
Nous vous
disons merci
Pour ce chemin que vous avez
choisi
Et pour nous faire partager
L'Amour
que vous savez si bien donner.
Tous les
fidèles vous souhaitent
Pour unique
conquête,
Celle d'un bon repos,
heureux,
Dans l'amour de
Dieu.
Dieu pleure
Quand
des gens sont dans la misère,
Dieu pleure des
larmes sur la
terre
Si
un homme, par la guerre, perd la vie,
Dieu
pleure des larmes de pluie.
Lorsque
la souffrance demeure ici-bas,
Le cœur de
Dieu vole en éclat.
Quand
les âmes se trompent de chemin,
L'âme de Dieu
devient chagrin.
Lorsqu'on
fait mal à un enfant,
Dieu pleure des larmes
de sang.
Et
lorsque Dieu pleure,
Je pleure avec
lui

Dieu
Dieu existe, je l’ai
rencontré
Dans le visage d’un enfant
Qui,
avec un rien de fierté
Offre un cadeau à sa
maman
Bien sûr que je l’ai
rencontré
Dans le malade qui
espère
Qu’avec la foi qu’il a trouvée
Il
guérira par la
prière
Oui, je l’ai
encore aperçu
Dans le sourire d’une
femme
Qui, son mari n’a pas déçu,
En
enfantant une nouvelle
âme
Dieu existe, je le vois sans
cesse
Dans cette petite main tendue
Qui
n’oublie pas la promesse
Qu’on lui a faite
dans la rue
Je l’ai vu, pendant quelques
heures
Dans la paix douce et sereine
Chez
les enfants pleins de bonheur
Dans le cœur de
tous ceux qui s’aiment
Je l’ai entrevu encore une
fois
Dans le regard d’un animal
Ou
simplement dans une voix
Et dans la course
des étoiles
Encore là-bas il s’est
montré
Chez ces vieux qui marchent au
soleil
Et qui espère l’éternité
Pour
s’aimer d’amour sans pareil
Il a fait un nouveau
passage
Chez cet enfant qui, à cinq
ans,
Promet à sa mère d’être sage
En
récitant un
compliment
Enfin, il était près de
vous
Lorsque je vous ai rencontrée
Il est
maintenant près de nous
Nous qui savons où le
chercher

Savoureux et
exquis
Douceur amère au goût
subtil
Fondant lentement sur
la
langue
Plaisir enivrant d’un
instant fragile
Ganache noir Extrême qui nous
harangue
Exotique et moelleux, noir ou au
lait,
Forme hexagonale ou cœur
café
Caramel glissant sous le palais
A
peine commencé, déjà avalé
Dégustés en Secret cœur
praliné
Forêt de noix ou feuilleté
Amazone
Mélange de noisettes,
raffinés
Saveurs que nul ne
détrône
Je suis Martiniquais
Mais pas
noir pour autant
Raisins et rhum à
souhait
L’univers est en
suspend.
Nappe, ganache au
caramel,
CHIBA, praliné brut d'amandes
Ou
Cortez, allez à l'essentiel
Elles sont toutes
là en offrande.
Truffée claire à la mandarine
Napoléon,
La MANDARINE, c'est
l'épopée.
Ganache aux amandes,
PASSION,
C'est la tendresse
anticipée
Glacé de vanille en gousse, crème
fraîche fine
Et pâte d’amandes, saveur
inégalable.
Manon garnie de noix, de
nougatine
Crème fraîche café, plaisir
palpable
Péché sensuel,
A croquer en
entier,
Le liquide de Caramel
Coule dans
le gosier
Anglaise, tu étonnes
Avec ta
finesse aux framboises.
Thé Noir de
London
Earl Grey, t'es pas
chinoise
Fruits secs sur chocolat noir,
toutefois,
Pas pauvre du tout,
C'est le
Mendiant d'autrefois,
Si riche en
goût
Oasienne, pâte d'amandes à
l'orange,
Soif de dessert ?
Profitez d'un
bon mélange
Côte d'Ivoire
clair,
Ne ratez pas l'élu
Ganache aux
fèves d'équateur
Il s'appelle l'Absolu
Et
fait fondre les
cœurs

Il était notre ami, notre
guide, notre frère
Aujourd'hui, il nous quitte
pour les verts pâturages.
Ce n'est pas dans
la vallée des larmes qu'il marche
Mais sur un
chemin bordé de fleurs et d'herbe tendre,
Sur
cette route qui conduit vers la lumière, l'amour
et la tendresse
Notre ami, toujours à
l'écoute des autres,
Avec un caractère gai,
droit, généreux
Et un cœur à la sensibilité
exacerbée,
Toujours en émoi, contre
l'injustice
Notre guide, porteur de la
juste parole
Vivant l'évangile intensément,
du plus profond de son âme.
Des mots
prononcés par le Christ lui-même 2000 ans plus
tôt
Lui donnant la larme à l'œil et
remplissant son cœur
d'espérance.
Notre frère par le Christ,
si proche de nous,
Réconfortant les plus
faibles, partageant sa tendresse
S'amusant
avec tous, de son humour si
particulier,
Riant volontiers de lui-même et
priant pour tous ses frères.
Notre ami, notre guide,
notre frère,
Aujourd'hui, nous te laissons
partir
Dans l'amour de notre Seigneur
Pour
des jours bien meilleurs.
Amen

L'oubli
Nous
ne voyons l’avenir qu’avec l’oubli du
passé
Nous ne voyons la paix qu’à travers la
mort
Pourquoi la vie n’est-elle plus que
nuages ?
Où est donc caché le soleil ?
Les
larmes nous aident juste à respirer
Mais
elles creusent des rides dans notre cœur
Nous
sommes mal parce qu’en manque
En manque
d’amour filial
Maman, papa, pourquoi
avez-vous gardé
L’amour que vous deviez nous
donner ?
Nous cherchons à travers
l’autre
Cet amour que nous croyons
unique
Nous pensons que l’amour que nous
donnons
N’existe que si nous l’avons
reçu
Alors que l’amour que nous recevons ne
vaut rien
Si nous ne l’avons pas d’abord en
nous
Et pour
Nous.

Pour
le meilleur
Aujourd’hui est un jour
particulier
Vous allez l’un à l’autre vous
«attacher»
Pour le meilleur et pour le
rire
Un voyage au cœur du
plaisir
Que le soleil soit votre
destin
Et vous inonde de joie dès le
matin
Que votre jardin secret
Soit la plus
belle forêt
Pour accueillir bientôt la
rose
Qui remplira les jours moroses
De
candeur et d’amour
Jusqu’au dernier jour de
vos jours
Que ce oui remplisse votre
âme
Que brûle éternellement la flamme
Du
désir d’aimer et d’être aimé
Et ainsi, de
toujours tout donner

Retrouvailles
Les enfants
étaient pleins de rêves,
Désireux de savoir
le poids des choses.
Ils ne connaissaient
guère l'ampleur
De ces leçons répétées jours
après jour.
Devant le tableau noir, les
doigts se tordaient
La craie
devenait humide,
Des petits corps se
dandinaient,
Fouillant au fond de leur
mémoire
La réponse attendue par le
maître.
Tandis que sur les bancs,
Les
petits copains regardaient, sur le
mur,
Le soleil dessiner des ombres.
Il y
avait ceux qui disaient :
"Quand on sera
grands, … "
Alors que se bousculaient les
mots,
Ils marchaient vers leur destinée.
A
l'aurore de leur vie,
Ils bûchaient pour
leur certificat d'étude.
Les professeurs, les
ont vus s'épanouir, suer, parfois,
Rayonner
de fierté en recevant un bon bulletin…
Ils
rêvaient avec eux, sans interdit,
De les
voir, plus tard, qui dans une banque,
Qui
avocat, qui médecin ou, pour leur joie, au
tableau noir,
Enseignant à leur tour 1 + 1 =
2, le carré de l'hypoténuse, …
Les rêves de
ces professeurs se sont réalisés,
Puisque
nous sommes là aujourd'hui,
Filles et garçons
qui avons noué des liens d'amitié,
Au long
des années passées dans cette école
A
apprendre la leçon de la vie.
La cour résonne
encore de nos jeux, de nos exercices
sportifs,
De nos chants dont les pierres nous
renvoient le murmure.
Ici a commencé l'autre
part de nous-mêmes,
Parcourant un chemin
parfois difficile.
Nous voulons remercier ces
professeurs
Qui ont façonné notre
avenir.

A ma soeur
De
ton regard d'ambre
Coulent
des larmes de cristal
Qui
tombent en pétales de rose
Sur
ta peau douce et parfumée
Sur
ton visage, un sourire
Qui
me parle d'amour
Pour
cacher la tristesse
De
ton cœur blessé
Encore
quelques instants
A
te regarder, à te parler
A
admirer ton courage
A
entendre ton accent qui
chante
Toi
et moi, sœurs d'âme
Jamais,
je te le jure
Ne
serons séparées
Car
nos cœurs ne sont qu'un
La
nuit, je fermerai les yeux
Pour
revoir ton visage.
Pour
effacer ta peur,
Je
te parlerai d'espoir
Et
je verrai les étoiles
Nous
sourire

Cure
Un
jour, je vous ai rencontré
Le
sourire aux lèvres
L’air
bien sympathique
A
la messe, vous parlez
Avec
tant de fièvre
Et
de ferveur catholique
Que
j’ai de suite pensé
Que
ces paroles qui soulèvent
Sont
plus belles qu’un
cantique
Avec
nous, vous partagez
Plus
qu’un beau rêve,
Une
foi authentique
Jésus
que vous nous donnez
Est
pour nos cœurs une trêve
Dans
ce monde chaotique
Vos
lectures animées
Dans
l’église s’élèvent
Comme
une douce musique
Je
demande, cher Monsieur l’Abbé
Que
Marie et Dieu vous protègent
Vous,
dont l’âme est unique

Infirmiers
Tant
d’infirmières
Dans
cet hôpital
Toutes
elles s’affairent
Pour
enrayer le mal
Lorsque
les gens arrivent
Pour
se faire soigner
Elles
les aident à survivre
Et
à leur faire
oublier
Pour
les plus petits
Elles
deviennent maman
Et
ils sont amis
Pour
un court instant
Avec
leur robe blanche
Qu’elles
soient brunes ou blondes
Elles
ressemblent à ces anges
Venus
d’un autre monde
Pour
certains fragiles
Il
suffit d’un regard
D’un
geste agile
Ou
d’un peu d’espoir
Elles
ont de la patience
Et
travaillent en douceur
Devant
tant d’impuissance
Elles
n’ont plus que leur cœur
Qui
pourra leur donner
L’amour
qu’elles méritent
Pour
s’être dévouées
A
ceux qui les
quittent

Si tu es triste
Mon cœur est
malheureux
Quand tu as mal
Mon cœur saigne pour
deux
Lorsque tu souris
Mon
cœur est en joie
Si ton âme pense à moi
La mienne entend ta
voix
Si l’amour est en toi
La
mort en moi s’en va
Et nous sommes toi et
moi
Unis pour
l’éternité

Le
doute
Je
voudrais être un ange
Pour
appuyer mon cœur contre le tien
Pour
que ta vie change
Et
pour te montrer le chemin
Je
ne suis qu’une ombre
Sur
le bord de ta route
Une
simple rencontre
Qui
va semer le doute
Tu
es quelqu’un de bien
Et
je ne veux pas te faire de mal
L’amitié
sera notre seul lien
Un
partage sans égal
Je
serai un cœur sur ta main
Une
larme dans tes yeux
Un
soleil sur ton destin
Quelque
peu orageux
Et
tu verras, mon ami
Que
la vie à nouveau te sourira
Si
tu as confiance en la vie
Et
si comme moi tu as la foi

L'eau et le feu
Il
y a du soleil dans tes yeux
De
la rosée sur tes cheveux
Et
la lune rit sur ton
visage
Les
étoiles jouent dans ton cœur
Et
font scintiller ton aura
Nimbant
de lumière mon âme toute entière
Et
je parcours les ruelles de ton corps
En
passant par le lacet de tes bras
Je
descends les côtes,
lentement
Je
goûte le sel de ta peau
Lorsque
j’aperçois la lueur de ta toison d’or
Et
ses montagnes sacrées
C’est
alors que le soleil de tes yeux
Met
le feu à mon corps impatient
Embrasant
l’orée de ma forêt
La
descente se fait alors montée
Et
tu pénètres le buisson ardent
Faisant
jaillir la fontaine de
lumière

Moyens
Lorsque
le jour se meurt
Mon
âme erre ça et là
Au
seuil de ton cœur
Elle
s’en va se réfugier
Ma
tête se noie dans les nuages
Mon
esprit est rempli de rêves
Mon
corps, en toi, fait naufrage
En
attendant que le jour se lève
Et
tu me fais l’amour
A
chaque fois que je le désire
Tu
m’emportes jour après jour
Dans
les tourbillons du plaisir
Peux-tu
imaginer
Que
le simple fait de penser à toi
Suffit
à m’allumer
Et
à faire monter la sève en moi
Que
dire alors
Lorsque
j’entends ta voix
Ou
mieux encore
Quand
je suis contre toi
Tu
me fais tourner la tête
Je
ne réponds plus de rien
Mais
comment faut-il être
Quand
on perd ses moyens ?

M
anque
Le
manque, tu connais ?
Le
manque d’alcool
Le
manque d’amour
Manque
de tendresse
Manque
de toi
Manque
de rire
Rien
ne peut combler
Le
vide s’insinue en nous
Et
nous remplit de dégoût
Et
pourtant on est toujours là
Pour
qui, pourquoi ?
Le
dégoût est là aussi
Le
désespoir est à nos trousses
Mais
l’espoir de quoi ? est de l’autre
côté
Alcool,
idéal, rêve, dérive
Tous
sont présents
En
toi, en elle, en moi
Il
faut trouver l’équilibre
Lorsque
le mal penche d’un côté
Ajouter
du bien pour équilibrer
Surtout
bien surveiller
l’aiguille

L'oiseau
libre
Elle
était comme un oiseau fragile
Tombé
d’un nid trop haut perché
Comme
l’eau qui gèle
Au
milieu des rochers
Comme
une douce perle
Dans
un écrin trop sombre
Elle
est maintenant
Comme
un faucon
Qui
vole toujours plus haut
Comme
l’eau qui ruisselle
Et
qui rejoint sa source
Comme
un diamant
Qui
brille de toutes ses
facettes
Elle
restera toujours dans nos cœurs
Telle
un rayon de soleil dans la
nuit

Roi
Avec la mort d’un Seigneur
S’envole le
rêve d’un pays meilleur
Avec une Vie qui s’éteint
C’est une
Patrie qui prend fin
Le Roi débordait de tendresse
Et
tenait ses promesses
Grâce à lui,
nous étions unis
Quand sera-t-il après cette
nuit ?
Chaque larme
nous écorche
Mais c’est la peine qui nous
rapproche
Devant tant
de souffrance,
Il nous reste
l’espérance
Il est parti
de l’autre côté
Mais dans nos cœurs reste
gravé
Il est loin, mais toujours là
C’est
pourquoi je crie : Vive le
Roi!

L'amour c'est
L’amour c’est le soleil et les
nuages
C’est dire adieu à l’ermitage
C’est
"mon petit chou", "mon petit poussin"
Et un
peu d’eau dans son vin
Mais toujours beaucoup
de soleil
Des journées jamais
pareilles
L’amour c’est aussi un peu de
piquant
C’est le corps comme un
volcan
Pour faire pétiller les cœurs
C’est
1 kg de câlins par heure
Des bisous dans le
cou
Et les dessous sens dessus
dessous
C’est une épaule pour
s’appuyer
Pour rire ou pour pleurer
Un
regard suspendu, une main offerte
C’est une
chaîne toujours ouverte

Noviciat
Je vous présente les
"jumelles"
Rosalie a la peau du soleil
d'Italie
Lélia, la pâle couleur de
l'Irlande
Nées le même jour, la même
année,
Ensemble, la même charité au fond du
cœur
Et bientôt ensemble sur la route du
Seigneur
L'une, le soleil dans le
cœur,
Toujours chaleureuse.
Soudain un appel profond, une
invitation
L'autre, les prairies dans
l'âme
Grande comme la liberté et le
courage
Et puis une petite voix qui la transporte
et l'invite
Et les voilà parties sur le même chemin
Vers le même espoir
Buvant à la même source
Toutes les deux guidées par la
main
De celui qui nous aime
tous
Et qui nous apporte la
paix
Cette paix qu'elles ont
trouvée
En aimant Celui qui nous
sert
Pour le servir à leur
tour
Deux sœurs qui, pour se
comprendre
Du temps de leur
noviciat,
Apprenaient le français
Mais le temps sépare ceux qui
s'aiment
L'une parti pour le plat pays, la
Belgique,
L'autre pour la ville lumière,
Paris
Pour se retrouver dans leurs
lettres
Qui parlaient de leur
foi,
De leur espérance
De Belgique à Paris, pour
Rosalie
De Paris en Angleterre, pour
Lélia
Des
routes qui se croisent mais ne se relient
pas
Dieu seul a le pouvoir de les
réunir,
Car leur amitié a vaincu le temps et
l'espace
Pour enfin se retrouver et prier
ensemble
C'est devant notre mère à tous, dans
cette grotte bénie
Qu'elles ont chanté MAGNIFICAT, avec le
même cœur,
La même voix, la même foi toujours aussi
vivante
Les épouses de notre
Seigneur,
Fêtant leurs Noces d'Or, si fidèles
durant 50 ans
Toutes ces années d'amour au service des
autres
L'Italie et l'Irlande enfin
réunies,
Deux âmes reliées à la nôtre par la
prière,
Adressées au même Père, au même Fils
ressuscité
Deux Sœurs qui vibrent pour le même
amour
A qui nous disons aujourd'hui :
merci,
Et notre envie de les suivre.
Amen
Chantal
Siebert