Les textes de Chantal

 

Amour et Amitié

 

J’aimerais m’arrêter aux berges de tes yeux
Où tes sourires sont éternels
Mais, tes mots restent silencieux
Et je vis au conditionnel.

Ta magie des mots, ta poésie,
Ont fait ressurgir en moi
Des sentiments oubliés.  Une folie
De vouloir ne fut-ce que tes bras.

Au crépuscule de ma jeunesse,
Brûle encore en moi le feu du désir.
Je me damnerais pour en peu de tendresse
Mais la peur d’aimer me déchire.

Il est plus aisé d’être sage
Que de se lancer vers l’inconnu.
Libérer mon cœur de sa cage
Serait mettre mon âme à nu.

Cet amour qui n’est pas né
Déjà s’en va mourir.
Mais entre nous l’amitié
Ne pourra que grandir

Ton regard

 

Ton regard est mon firmament
Et j’écoute la chanson du vent

Dans tes cheveux entremêlés
Le doux reflet du soleil

Et sur le bord de tes lèvres
Les mots en attente se lèvent.

Ces mots qui vont droit au cœur
Et me laissent en apesanteur

 Au delà des mots

 

Je puise au fond de ton regard
Les gestes de mon histoire
De cette exquise folie
Qui bouleverse ma vie

Je rêve des douces étreintes.
De mon cœur entend la complainte
Mon esprit est en voyage
Et mon corps n’est plus sage

Je m’abandonne sans loi,
Me love dans tes bras
Et je m’endors, en confiance
Dans le souffle de ton silence

Oh ! Mon ami je l’avoue,
Les sentiments que je te voue
Demeurent dans l’imaginaire
Quoi qu’ils soient aussi sincères

Juste au-delà des mots
Oh, cher, cher Bruno
Sache sans me châtier
Me conserver ton amitié

La fontaine aux chimères

 

J’irai à l’ombre de tes yeux
Cueillir l’instant de mes délices

Porter mes sons mélodieux
 Dans ton secret oasis

Caresser tes cheveux
Avec un rien de malice

J’irai, le cœur radieux
A l’aube de nos prémices

Et le corps audacieux
Au fond de tes abysses

Rallumer tes désirs silencieux
Et nous rendre ainsi complices

J’irai, d’un air mystérieux
Comme la déesse Isis

Te réveiller de l’adieu
Et faire de toi mon Osiris

J’irai, telle Vénus, dans tous les lieux
Où t’aimer sera mon seul vice

Et brûler mes ailes au milieu
Pour être à toi mon bel Adonis

Quelle est belle la musique

 

Quelle est belle la musique de ton âme
Je l’entends dans mes rêves la nuit
Et dans le jardin de ton cœur
Je dépose la clé de mes secrets

Si parfois, c’est ta peau que mon corps réclame
Eveillée, la fin de mon rêve s’évanoui
Gardant sur mes lèvres sa saveur
Comme un parfum de regret

Mes rêves

 

Mes rêves sont de longs voyages
Qui ne mènent vers nulle part
Où je choisis les rivages
De la folie qui de moi s’empare

Quels étranges et doux paysages
Que ceux de ma mémoire
Parfois je fais naufrage
Au coin de ton regard

Mon corps en ton rivage
Tout doucement s’égare
Et mon cœur en libertinage
A largué les amarres

Soudain la nuit me fait ombrage
Il me faut reprendre la barre
Pour éviter l’orage
Guidée par le seul hasard

Qui me renverra l’image
De l’autre côté du miroir
De cette petite fille sage
Qui s’est laissée émouvoir

Eau de vie

 

L’amour chante en moi
Même quand il a pleuré.
Il a traversé les averses.

Il a brûlé si fort
Qu’il s’est endormi, fatigué.
Il attend l’aurore d’un nouveau matin.

Au carrefour des incertitudes
Je cherche mon eau de vie
Dans le secret de ton cœur.

Loin des amours éthérés
Je cherche une raison d’exister.
J’ai tout essayé, sauf l’amour

Je me perds

 

Je me perds dans un songe
Où je ne peux t’oublier

Et ce rêve me plonge
Où tes mots m’ont touchée

En plein cœur qui me ronge
Là où j’ai péché

Simplement te voir

 

Je rêve de longues promenades
Sur les bords d’un rivage
Caressés par la brise du soir

D’une belle escapade
Sous de verts bocages
Loin des trottoirs

D’une folle cavalcade
Sur des chevaux sauvages
A graver dans nos mémoires

Et en bons camarades
Au cinéma du village
Regarder une belle histoire

T’offrir une accolade
Et caresser ton visage
Pour ton âme émouvoir

Tomber les barricades
Lors d’une nuit de passage
Et oser encore y croire

Je rêve de tendresse par myriade
De t’offrir bien davantage
Mais tout n’est qu’illusoire

Alors au bas de l’estrade
Pour te rendre hommage
Simplement aller te voir

Accordage

Assis sur la chaise
Devant le piano
Un peu gauche et mal à l’aise
Devant les marteaux

Tu joues de la harpe
Tu tapes sur les notes
Des détails t’échappent
S’il n’y avait que des cordes!

Il y a plus d’idées
Dans vos deux têtes
Que dans vos pieds
Quand ils s’entêtent

Fera, fera pas ?
Entre début et fin
Il n’y a qu’un pas
Suivons le train-train

Ah! ça commence à devenir mieux
Un, deux, trois c’est parti
Allez, vas-y mon vieux
Sol, fa, la, do, mi

 

Amour éternel

 

 

50 ans et tu es toujours là, AMOUR

Nous avons oublié les jours,
Mais nous nous souvenons des sentiments
Qui brûlent toujours en nous.

Nous étions poussières d'étoiles
Avec Vénus pour nous aimer
Et le ciel comme témoin de notre union.

Je me suis embarqué à bord de tes yeux
Je me suis suspendue aux bords de tes lèvres
En naviguant sur le même courant.

Nous avons connu les nuages,
Mais le soleil brillait sans cesse
Sur nos cœurs ardents.

Malgré nos cheveux blancs
Notre amour a toujours 20 ans
Et vivra au-delà du silence.

Nous voilà repartis pour une danse
Enlacés, main dans la main, cœur contre cœur
Témoignant ainsi que l'amour est éternel.

Besoin

 

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

Ton visage éclairé d’un sourire
Ton âme s’évader de plaisir
Tes yeux briller de bonheur
Et la joie inonder ton cœur

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

Tes bras chargés de tendresse
Que d’autres t’auraient offerte
Ton esprit enfin reposé
Et libre de contrariété

Je n’ai pas besoin de toi
Mais j’ai besoin de voir

La paix envahir ton être
Tes rides de tracas disparaître
Le soleil te réchauffer toute entière
Et enfin, exaucées, tes prières

Je n’ai pas besoin de toi
Mais de toi, j’ai besoin

Que tu sois heureuse, enfin
Pour que ton bonheur
Fusionne avec le mien
Ma belle, douce et tendre fleur

Elle était si jolie

 

Elle était si jolie, quand elle avait 20 ans,
Le soleil d'Italie, rendait son cœur brûlant
Elle mordait dans la vie, avec un cœur ardent
Elle était si jolie, celle qui est ma maman

Après un long voyage, qu'elle fit en chantant,
Elle posa ses bagages et son tempérament
Comme font au même âge, tous les adolescents
Ayant pour avantage, un esprit innocent

Quand elle connu son homme, elle n'avait pas 30 ans
Pour croquer dans la pomme, il fallait un voile blanc
Et elle fut toujours bonne, les esprits apaisant
Malgré les jours d'automne et des rêves différents

Elle était si gentille, à ses 40 printemps
Elle a donné la vie, Dieu au ciel bénissant
Une mère ravie d'avoir trois beaux enfants
Elle était si gentille, celle qui est ma maman

On la dit courageuse cette femme en gris blanc
Elle qui est si joyeuse aux souvenirs d'antan
Les années ombrageuses, les emporte le vent
Je veux qu'elle soit heureuse, celle qui est ma maman

Tu es toujours jolie, malgré le poids des ans
Toi qui es si gentille à notre cœur d'enfant
Et cette mélodie, c'est l'amour grandissant
Que nous t'offrons, chérie, tendre et douce maman

 

 

Au choeur de la volonté

 

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est passé le mot "Paix"
Puisque les hommes font la guerre

Où se cache l’amour
Puisque les hommes n’ont plus de cœur

Les forêts se meurent
Le poumon de la terre est malade

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est le sourire des enfants
Puisque le sourire leur a été volé

Où est l’espérance en des jours meilleurs
Puisque les âmes sont détournées de Dieu

Les hommes ne savent plus écouter
Et ils croient tout savoir

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est l’union des familles
Puisque celles-ci restent stériles

Où sont passées les valeurs humaines
Puisque la sagesse a disparu

Le soleil nous fait de l’ombre
Et nous restons dans la nuit

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Et c’est elle qu’il faut soigner

Où est notre dignité
Puisque nous vendons nos frères

Où est passé Jésus Sauveur
Puisque les hommes n’y croient plus

La science a étouffé la foi
Et les hommes ont tué Dieu

Et le Christ est mort pour nous

Le mal est au chœur de la volonté
Seule la prière peut la sauver

 

Bats toi

 

Quand tu crois que tout est fini
Quand tu juges que tout est inutile
Quand tu penses qu’on ne t’aime plus

Alors
Aime-toi très fort
Crois en toi encore
Car Dieu, Lui, ne te quitte jamais
Il boit à la source même de tes larmes
Il goûte à la tristesse de ton cœur
Il est la source même de ton âme

Alors
Bats-toi plus fort
Espère toujours
Car un monde meilleur s’ouvrira pour toi
Ouvre tes yeux, ouvre ton cœur
Et tu verras la lumière guider tes pas

 

Changer

 

Quand j’étais très jeune
Je souhaitais que le monde soit en paix
Il fallait que le monde change

Lorsque j’avais encore des rêves
Je croyais pouvoir changer le monde
Rendre les gens heureux

Mais j’ai grandi et j’ai compris
Ce n’est pas le monde qui doit changer
Mais seulement les gens dans ce monde

J’ai cru que l’amour suffirait
Pour faire changer les gens
Mais je me suis encore trompée

Les gens ne changent pas parce que je le veux
Mais parce qu’ils le veulent, et eux seuls
Donc je ne peux faire grand chose pour eux

Mais tout n’est pas perdu
Je peux encore faire quelque chose
Et j’ai commencé par changer

Doigts d'or

 

Ma petite fée aux doigts d'or
Tu joues et tu joues encore
Des notes de musique
Des chansons magiques

Petit bout de femme
Tu émerveilles les âmes
Et fais battre nos cœurs
Avec passion et douceur

Tu es notre championne
Et toujours tu nous étonnes
Dieu t'a donné le don d'aimer
De lire et d'apprendre à
 jouer

Ce soir tu as tout donné
Nous faisant, de joie, pleurer
Nous offrant ta tendresse

Oh ! Belle et douce princesse

Notre église

 

Des pensées profondes
Au chœur de l’autel

Des homélies, des lectures
Transmises par le Christ

Des prières offertes
Et un amour sincère pour les fidèles

Ce sont les prêtres
Qui nous offrent Dieu en partage

Une voix qui raisonne
Au fond de l’église

Des paroles qui s’envolent
A peine sorties de l’âme

Et la profondeur des mots
Qui pénètre nos cœurs

C’est le frère Marcel
Qui nous lit un psaume

Une voix qui monte
Au-delà des nuages

Une douceur descendue du ciel
Qui nous fait frissonner

Des chansons fredonnées
Toujours avec le sourire

C’est Mademoiselle Jeanne
Qui chante à merveille

Une musique qui tinte
De toutes ses couleurs

Des sons qui réchauffent
Les cœurs endormis

Des notes qui s’élèvent
En offrande à Dieu

C’est Monsieur Macors
Qui joue du clavier

Des voix qui rayonnent
En éclatant de joie

Des cantiques, des "alléluia"
Chantés à tue-tête

Des mains tendues
Qui se soutiennent

C’est la chorale vivante
Du dimanche matin

Des services rendus
Par amour de l’église

Des cœurs qui se donnent
Sans toujours recevoir

Des Chrétiens toujours présents
Qu’on oublie quelquefois

C’est Danièle et René
Que nous aimons bien

Des visages qui se tournent
Vers la Croix de l’Amour

Des oreilles qui écoutent
L’enseignement du Père

Des mains qui applaudissent
En secret les voix écoutées

Ce sont les Chrétiens
Avec qui nous formons une Famille

Il pleut sur mes 40 ans

 

Il pleut sur mes 40 ans
Au bois de mes rêves
Aucune rivière, aucun océan
Ne peut éteindre ma fièvre

Avec mes yeux d’enfant,
Je regarde le monde
Et son cœur qui se fend
A la détresse profonde

La terre part en poussières
Polluée au sol et à l’âme
Au-delà des frontières
Par des désirs infâmes

Argent, pouvoir, jalousie,
Causes du désastre humain
Que nous reste-t-il de la vie
Pour aujourd’hui et pour demain

Des victimes de guerres
Des souffrances inutiles
Des larmes et des misères
Des pensées viles

Vraiment, il pleure sur mes 40 ans
Parce que j’ai mal à leur corps
A leur cœur, à leur sang
Dont la terre se colore

Chat

 

La maîtresse de maison
Va avoir un bébé
Il n'y a pas de raison
Que je ne sois plus gâté

Je viendrai près de toi
S'il se met à pleurer
Comme ça tu sauras
Qu'il faut le changer

J'aimerai le voir dormir
Dans mes pattes de velours
Je pourrai ainsi le retenir
Jusqu'au petit jour

Il mangera son repas
Qu'avec amour tu auras préparé
Je mangerai ma pâtée pour chat
Que j'ai toujours pour dîner

Quand il marchera
Je serai à ses côtés
Pour qu'il ne tombe pas
Dans les escaliers

Je partagerai mes jeux
Il sera mon ami
Il sera heureux
Tu n'auras plus de soucis

Tu l'entendras rigoler
Quand je serai sur le mur
Il grimpera me chercher
M'attrapera, j'en suis sûr

Puis il sera plus grand
Il me laissera tomber
Il ne sera plus l'enfant
Que je pouvais amuser

Quand je serai vieux
Je viendrai me reposer
Au coin du feu
Tu m'entendras ronronner

Pour te dire, ma maîtresse
Que tu ne dois pas m'oublier
Et que j'aime tes caresses
Même si tu as un bébé.

Exister

 

Je t’aime

Pas seulement parce que tu es beau
Pas uniquement parce que tu es intelligent
Pas spécialement parce que tu es bon

Je t’aime

Pas simplement parce que tu es génial
Pas tout bonnement parce que tu es gentil
Pas essentiellement parce que tu es sympa

Je t’aime

parce que tu es toi
parce que tu es tout à la fois

Je t’aime

Pas forcément parce que tu me fais rire
Pas vraiment pour ton caractère

Je t’aime

parce que tu me fais aussi pleurer
parce que tu me fais exister

 

 

Le bonheur

Parfois on croit être passé à côté du bonheur
Quand on l’a déjà connu, on ressent plus encore son absence
Et pourtant, le "Bonheur" est toujours là,
tapi dans l’ombre, il attend qu’on le reconnaisse

Il est dans un regard, il se cache dans la passion
d’un amour ou dans la tendresse sans cesse renouvelée.
Il se trouve aussi dans la main qui se tend
pour prendre la tienne et dans le cœur de
la personne qui t’écoute.

Le bonheur, c’est comme l’amour,
 il ne meurt jamais, il se repose seulement.
Il suffit de trouver la phrase magique pour le réveiller.

Non, le bonheur ne passe pas qu’une seule fois,
il est toujours là, latent, autour de nous.
Il faut simplement des yeux clairs pour l’apercevoir,
un cœur pur pour le ressentir, des oreilles saines
pour l’entendre, beaucoup de force

pour le faire sortir et le partager.

En fait, le bonheur ne se reçoit pas, il se donne.
Et c’est en le donnant qu’on l’obtient vraiment.

Merci

 

Je bois vos paroles
Parce qu’elles sont vérités

Les mots sincères prononcés
Sortent directement de votre cœur

Réfléchis par votre esprit
Ils sont distribués en partage

Merci de montrer que Dieu
Inonde votre âme

Et de donner ainsi l’image
D’un Christ rempli d’amour

Cet amour que vous offrez
A tous ceux qui vous écoutent

C’est pourquoi je prie Dieu
Que ses anges vous protègent

Et qu’Il vous garde une place
Dans son Royaume de lumière

 

Cappadoce

 

Dans ce paysage aux dunes blanches
J’ai vu des cheminées coiffées d’un chapeau
Par la magie de quelque fée
Ou par le pouvoir d’un ange

Creusées à même la roche, des maisons
Et sur la cime des cheminées
La pose altière d’un pharaon
Ou celle d’un oiseau perché

Il y en a de toutes sortes
Des lunaires, des martiennes
Là où votre imagination vous emporte
Jusqu’aux portes de Görëme

Où les tapis sont des fleurs
Qui éblouissent les yeux
De leur myriade de couleurs
Inventée par des dieux

Le village antique de Zelve
Me touche en plein cœur
Habité sûrement par des elfes
Ou des êtres venus d’ailleurs

Dans les maisons des avant-hier
Des toits pointus, des ouvertures
Telles des fromages de gruyère
Allez, c’est parti pour l’aventure

Partout autour de moi
S’étalent des statues de pierre
Des schtroumfs ou des chinois
Des champignons ou des moines en prière

Dans la vallée de Uchisar
Des maisons troglodytes
Aussi loin que porte le regard
Existerait-il quelque ermite

On peut parcourir la route
A dos de chameau
Mais avec le doute
De rester en haut

Et enfin, pour cacher les étreintes
Des amants qui s’aiment
Visitez ce labyrinthe
Qu’est la ville souterraine

La beauté me donne la fièvre
De vouloir à tout prix y retourner
Car c’est à partir de là
Que le rêve se confond avec la réalité

Alors, peut-être, rendez-vous
Dans la région de Cappadoce
Où pourquoi pas, après tout,
Vous pourriez fêter vos noces

Mais je laisse au guide le loisir
De vous mettre en émoi
En écoutant avec plaisir
L’histoire de ce pays roi

Rose

Une rose était seule
Espérant le soleil

Elle restait en vie
Grâce à ses épines

Personne ne pouvait la cueillir
Et elle se laissait peu à peu mourir

Un jour de désespoir
Un rayon l’éclaira

Depuis ce jour
L’espoir revint en elle

Et ses pétales s’ouvrirent
Pour rendre grâce au soleil

 

L'étrangère

 

Tu es différente et pourtant la même
Ton cœur est pareil à celui des anges
Tu donnes sans compter
Et ton accent chante un chant de joie

Si ta culture diverge quelque peu,
Le même sang coule dans nos veines.
Tu connais comme moi le don d'aimer
Et ta beauté est celle de ton âme

Tu m'as accueillie comme une sœur
Ouvert la porte de ta maison
A mes caprices d'enfant gâtée
Et tu m'as montré la vraie charité

Je t'aime, toi la belle étrangère,
Celle que le ciel m'a fait connaître
Et si j'ai déjà une sœur d'âme,
Toi, tu es ma sœur de cœur

Princesse

Princesse était ton nom
Tu savais te faire aimer de tous
Et à chaque caresse,
Tu donnais ta tendresse

Tu étais le soleil des petits
Et le réconfort des grands
A qui tu léchais les larmes
A la moindre tristesse

Tu as fait des chatons
Qui ont tous grandi
Perpétuant ainsi la beauté
Reçue de ton créateur

Je revoie ta frimousse
Et je sens encore dans ma peau
Pénétrer tes griffes
Lorsque de plaisir, tu ronronnais

Aujourd’hui tu nous as quittés
Et il me semble encore te voir
Derrière la porte le matin
Ou sur les bras d’un gamin, le soir

Ton petit nez blotti
Dans le creux de mon bras
Ton corps affalé sur le coffre de la voiture
Ton pelage sous la main d’un enfant

Ta manie de rester dans le garage
Ou de redescendre en vitesse
Après être entrée en cachette
Et tes galipettes vont nous manquer

Princesse, ton nom retentit dans le cœur
De tous ceux dont tu as traversé la vie
Je t’offre la couronne bien méritée
Là, au paradis où tu t’en vas

Saisons

 

Sur les feuilles mortes
Tombent mes souvenirs
Et c’est avec bonheur
Que le vent les emporte

Sur ce beau tapis blanc
J’ai déposé mes rêves
Que ma jeunesse fût brève
Et comme passe le temps

Je respire une odeur
De printemps et de fleurs
La joie entre dans mon cœur
Comme un nouveau bonheur

Comme un épi de blé
Aux rayons du soleil
Mon âme se réveille
A ces beaux jours d’été

Et il en est ainsi
A chacune des saisons
Peu importe la raison
Un amour refleurit

Sans toi

Regard  d’acier
Crinière soyeuse
A tes côtés
Serais heureuse

Des mains de fée
Qui te caresse
Grande amitié
Jamais ne cesse

Cheveux au vent
Les yeux mouillés
Tu sais maintenant
Que j’ai pleuré

De temps en temps
Un regard de toi
Et pourtant
Le soir, j’ai froid

Si tu me comprends
Essaye de voir mon cœur
Car bien trop souvent
Tout seul, il pleure

Sers-moi

 

Mon fils, tu seras choisi
Pour me servir

Tu porteras mon message d’amour
Au-delà des frontières

Tes paroles retentiront
Dans l’esprit des fidèles

Ton cœur sera juste
Et ton âme restera pure

Les gens auront confiance
Car tu seras mon image

Tu seras aimé
Ta
droiture admirée

Si tu me sers,
Je te servirai

Et je t’accueillerai
Sur des pétales de roses

 

Si mal

Pourquoi l’amour
Fait-il si mal
?

Avant, j’étais bien,
Prisonnière de mes rêves

Mais aujourd’hui
J’ai cessé de rêver

Mes rêves sont morts
Quand je me suis réveillée

Que vais-je devenir
Si je ne peux plus rêver ?

Maintenant, je survis
Prisonnière de la réalité

Torturée par des rêves
Que je ne peux effacer

Plus le droit de rêver
Mon enfance s’en est allée

Mais pourquoi l’amour
Fait-il si mal ?

Savoure la vie

 

La neige a endeuillé ton âme
Le sel de la vie
A endurci ton cœur
Mais le soleil viendra,
Baigné de perles de lumière
Eclairer la forteresse
Où tu t’es enfermé
L’océan de ton âme
Alors va se déchaîner
Pour faire place à la rosée
D’un nouveau matin
Et des bras de lumière
Déposeront sur ton corps
Des brassées d’étoiles
Une douce somnolence
Et une immense paix intérieure
Remplaceront ta torpeur
Et ta peur de la vie
Tu pourras alors savourer
Le miel de la vie
Jour après jour, Amour

Tu es et je suis

 

Petite fille
Ma sœur, ma mère,
Mon enfant

Quand tu seras partie,
Tu seras loin
Et pourtant si près

Car lorsque tu pries
Tu te rapproches de moi
Quand tu pleures
C’est mon cœur qui saigne
Si tu ris
C’est mon cœur qui est en joie

Lorsque nos rêves se rejoignent
L’anathème est brisé
Et nos âmes sont réunies

Et je suis
Ta fille,
Ta sœur, ta mère,
Ton enfant

Une fleur

 

Ma mère, est ce bouton d'or
Que la vie a fait éclore
Un jour de juillet sans pareil,
Au pays du soleil

Elle est la rose de l'adolescence,
A la fois douce et fragile
Pourpre d'insolence
Que le temps a rendue docile

Ma mère, à ses 20 ans,
Est le lys blanc
De la pureté,
D'une royale beauté

A ses 40 printemps,
Maman est la fleur de l'amour
Qu'elle donne à ses enfants
Jour après jour

A soixante huit ans, Elle,
C'est la fleur éternelle
De mon cœur, mon plus beau poème
Et je veux lui dire que je l'aime

Train

 

Il est fini le temps
Du train à vapeur
Qui tout doucement
Berçait mon cœur

C’est avec regret
Qu’on l’a remplacé
Et petit à petit,

le progrès l’a tué

Il crachait sa fumée
Dans le ciel bleu
On le voyait passer
Le cœur heureux

Sur son chemin
Les gens pensaient
Qu’il allait bon train
Et qu’ils arriveraient

On regardait le paysage
On parlait, on s’amusait
On saluait au passage
Des gens qu’on connaissait

Certains cheminots lui donnaient
Une âme
Et lui parlaient
Comme à une Dame

J’ai une certaine nostalgie
En pensant qu’un jour
Il avait pris vie
Et qu’il s’est éteint pour toujours

Qu’en est-il maintenant ?
Un petit train de musée
Que les gens
Ne peuvent oublier

On l’a remplacé
Par un train rapide
On ne peut que le regretter
Car il laisse un grand vide

Et les gens pressés
Tous ces voyageurs
Plus le temps de traîner
Ils doivent être à l’heure

Mais pour certains, dans leur cœur,
Chante encore en douceur
La mélodie du bonheur
Du petit train à vapeur

Gros chez toi

 

Il y a ceux qui disent,
Il y a ceux qui regardent,
Il y a ceux qui savent
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ton cœur
Parce que tu sais écouter et comprendre
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ta générosité

Parce que tu donnes sans compter
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ton amour et ta tendresse
Parce que tu aimes sans juger, tout simplement
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ta gaieté et ta soif de vivre
Parce que tu les communiques aux autres
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ton sens des valeurs,
de la justice et de la vérité
Parce que tu hais les mensonges et que ton cœur est pur
Ce qu'il y a de gros chez toi, c'est ta sympathie et toutes tes qualités
Il y a ceux qui regardent,
Il y a ceux qui disent,
Il y a ceux qui ne savent rien
Tu es belle Sandrine
Tellement belle que ta beauté intérieure se voit à l'extérieur
Et c'est pour ça que je t'aime

 

Grivois

 

Dans les chemins verts
Tu m’as emmenée
Et dans ton univers
J’ai été transportée

Je m’enivrais de tes paroles
Buvant chaque phrase
Chaque mot comme une parabole
J’étais en pleine extase

Mes tristes souvenirs
Sortaient de ma mémoire
Lorsque de ta bouche un sourire
A croisé mon regard

La douceur de ta voix
Tes lèvres sur ma main
Ont mis mon cœur en émoi
Le libérant de son écrin

Tes poèmes grivois
Ont ouvert les barrières
Qui gardaient mon corps froid
Laissant les tabous loin derrière

La paix intérieure
Quelque chose en plus
Peut-être une vie meilleure
Où es-tu Vénus?

Fée

Si tu me le demandais
Je t’offrirais les étoiles
Si tu le voulais
Je décrocherais la lune
Je me coucherais
Nue sur la dune
Et je cacherais
Mon visage d’un voile
Simplement pour t’aimer
Mais je n’ai que mon cœur
A t’offrir pour éponger tes pleurs
Alors pour un instant
Je voudrais être fée

 

Foi

Tes yeux on la profondeur
Des flots bleus
Ton courage a la puissance
De l’océan

Parfois ton cœur pleure
Comme les nuages
Mais ton espoir demeure
Comme le bleu de l’infini

Ton amour est plus fort
Que les vagues lorsqu’elles se déchaînent
Et plus grand encore
Que les montagnes les plus hautes

Mes larmes sont ton sang
Qui coule dans mes veines
Parce que tu m’as donné la vie

Et j’écoute ta voix
Qui m’appelle et qui dit
Crois en moi

 

Feu nouveau

 

Toujours à l'écoute,
Avec nous sur la route,
Présent quand il faut,
C'est notre curé "Feu Nouveau"

Passionné d'une réelle foi
Avec des valeurs d'autrefois,
Il est le jardin des confidences
Et un modèle de tolérance

Son cœur a le parfum des fleurs
Sanctuaire de l'amour du Créateur
Il répand son Esprit dans les âmes
Pour que partout on Le proclame

Il est l'été de nos hivers,
Espoir dans nos misères
Et laisse sur nos rivages
La sagesse de son bagage

Nous vous disons merci
Pour ce chemin que vous avez choisi
Et pour nous faire partager
L'Amour que vous savez si bien donner
.

Tous les fidèles vous souhaitent
Pour unique conquête,
Celle d'un bon repos, heureux,
Dans l'amour de Dieu.

 

 Dieu pleure

 

Quand des gens sont dans la misère,
Dieu pleure des larmes sur la terre

Si un homme, par la guerre, perd la vie,
Dieu pleure des larmes de pluie.

Lorsque la souffrance demeure ici-bas,
Le cœur de Dieu vole en éclat.

Quand les âmes se trompent de chemin,
L'âme de Dieu devient chagrin.

Lorsqu'on fait mal à un enfant,
Dieu pleure des larmes de sang.

Et lorsque Dieu pleure,
Je pleure avec lui

Dieu

Dieu existe, je l’ai rencontré
Dans le visage d’un enfant
Qui, avec un rien de fierté
Offre un cadeau à sa maman

Bien sûr que je l’ai rencontré
Dans le malade qui espère
Qu’avec la foi qu’il a trouvée
Il guérira par la prière

Oui, je l’ai encore aperçu
Dans le sourire d’une femme
Qui, son mari n’a pas déçu,
En enfantant une nouvelle âme

Dieu existe, je le vois sans cesse
Dans cette petite main tendue
Qui n’oublie pas la promesse
Qu’on lui a faite dans la rue

Je l’ai vu, pendant quelques heures
Dans la paix douce et sereine
Chez les enfants pleins de bonheur
Dans le cœur de tous ceux qui s’aiment

Je l’ai entrevu encore une fois
Dans le regard d’un animal
Ou simplement dans une voix
Et dans la course des étoiles

Encore là-bas il s’est montré
Chez ces vieux qui marchent au soleil
Et qui espère l’éternité
Pour s’aimer d’amour sans pareil

Il a fait un nouveau passage
Chez cet enfant qui, à cinq ans,
Promet à sa mère d’être sage
En récitant un compliment

Enfin, il était près de vous
Lorsque je vous ai rencontrée
Il est maintenant près de nous
Nous qui savons où le chercher

 

Savoureux et exquis

Douceur amère au goût subtil
Fondant lentement sur la
langue
Plaisir enivrant d’un instant fragile
Ganache noir Extrême qui nous harangue

Exotique et moelleux, noir ou au lait,
Forme hexagonale ou cœur café
Caramel glissant sous le palais
A peine commencé, déjà avalé

Dégustés en Secret cœur praliné
Forêt de noix ou feuilleté Amazone
Mélange de noisettes, raffinés
Saveurs que nul ne détrône

Je suis Martiniquais
Mais pas noir pour autant
Raisins et rhum à souhait
L’univers est en suspend.

Nappe, ganache au caramel,
CHIBA, praliné brut d'amandes
Ou Cortez, allez à l'essentiel
Elles sont toutes là en offrande.

Truffée claire à la mandarine Napoléon,
La MANDARINE, c'est l'épopée.
Ganache aux amandes, PASSION,
C'est la tendresse anticipée

Glacé de vanille en gousse, crème fraîche fine
Et pâte d’amandes, saveur inégalable.
Manon garnie de noix, de nougatine
Crème fraîche café, plaisir palpable

Péché sensuel,
A croquer en entier,
Le liquide de Caramel
Coule dans le gosier

Anglaise, tu étonnes
Avec ta finesse aux framboises.
Thé Noir de London
Earl Grey, t'es pas chinoise

Fruits secs sur chocolat noir, toutefois,
Pas pauvre du tout,
C'est le Mendiant d'autrefois,
Si riche en goût

Oasienne, pâte d'amandes à l'orange,
Soif de dessert ?
Profitez d'un bon mélange
Côte d'Ivoire clair,

Ne ratez pas l'élu
Ganache aux fèves d'équateur
Il s'appelle l'Absolu
Et fait fondre les cœurs

 

Notre ami

 

Il était notre ami, notre guide, notre frère

Aujourd'hui, il nous quitte pour les verts pâturages.
Ce n'est pas dans la vallée des larmes qu'il marche
Mais sur un chemin bordé de fleurs et d'herbe tendre,
Sur cette route qui conduit vers la lumière, l'amour et la tendresse

Notre ami, toujours à l'écoute des autres,
Avec un caractère gai, droit, généreux
Et un cœur à la sensibilité exacerbée,
Toujours en émoi, contre l'injustice

Notre guide, porteur de la juste parole
Vivant l'évangile intensément, du plus profond de son âme.
Des mots prononcés par le Christ lui-même 2000 ans plus tôt
Lui donnant la larme à l'œil et remplissant son cœur d'espérance.

Notre frère par le Christ, si proche de nous,
Réconfortant les plus faibles, partageant sa tendresse
S'amusant avec tous, de son humour si particulier,
Riant volontiers de lui-même et priant pour tous ses frères.

Notre ami, notre guide, notre frère,
Aujourd'hui, nous te laissons partir
Dans l'amour de notre Seigneur
Pour des jours bien meilleurs.

Amen

L'oubli

Nous ne voyons l’avenir qu’avec l’oubli du passé
Nous ne voyons la paix qu’à travers la mort
Pourquoi la vie n’est-elle plus que nuages ?
Où est donc caché le soleil ?
Les larmes nous aident juste à respirer
Mais elles creusent des rides dans notre cœur
Nous sommes mal parce qu’en manque
En manque d’amour filial
Maman, papa, pourquoi avez-vous gardé
L’amour que vous deviez nous donner ?
Nous cherchons à travers l’autre
Cet amour que nous croyons unique
Nous pensons que l’amour que nous donnons
N’existe que si nous l’avons reçu
Alors que l’amour que nous recevons ne vaut rien
Si nous ne l’avons pas d’abord en nous
Et pour Nous.

 

Pour le meilleur

 

Aujourd’hui est un jour particulier
Vous allez l’un à l’autre vous «attacher»
Pour le meilleur et pour le rire
Un voyage au cœur du plaisir

Que le soleil soit votre destin
Et vous inonde de joie dès le matin
Que votre jardin secret
Soit la plus belle forêt

Pour accueillir bientôt la rose
Qui remplira les jours moroses
De candeur et d’amour
Jusqu’au dernier jour de vos jours

Que ce oui remplisse votre âme
Que brûle éternellement la flamme
Du désir d’aimer et d’être aimé
Et ainsi, de toujours tout donner

Retrouvailles

 

Les enfants étaient pleins de rêves,
Désireux de savoir le poids des choses.
Ils ne connaissaient guère l'ampleur
De ces leçons répétées jours après jour.
Devant le tableau noir, les doigts se tordaient

La craie devenait humide,
Des petits corps se dandinaient,
Fouillant au fond de leur mémoire
La réponse attendue par le maître.
Tandis que sur les bancs,
Les petits copains regardaient, sur le mur,

Le soleil dessiner des ombres.
Il y avait ceux qui disaient :
"Quand on sera grands, … "
Alors que se bousculaient les mots,
Ils marchaient vers leur destinée.
A l'aurore de leur vie,

Ils bûchaient pour leur certificat d'étude.
Les professeurs, les ont vus s'épanouir, suer, parfois,
Rayonner de fierté en recevant un bon bulletin…
Ils rêvaient avec eux, sans interdit,
De les voir, plus tard, qui dans une banque,
Qui avocat, qui médecin ou, pour leur joie, au tableau noir,
Enseignant à leur tour 1 + 1 = 2, le carré de l'hypoténuse, …
Les rêves de ces professeurs se sont réalisés,
Puisque nous sommes là aujourd'hui,
Filles et garçons qui avons noué des liens d'amitié,
Au long des années passées dans cette école
A apprendre la leçon de la vie.
La cour résonne encore de nos jeux, de nos exercices sportifs,
De nos chants dont les pierres nous renvoient le murmure.
Ici a commencé l'autre part de nous-mêmes,
Parcourant un chemin parfois difficile.

Nous voulons remercier ces professeurs
Qui ont façonné notre avenir.

A ma soeur

 

De ton regard d'ambre

Coulent des larmes de cristal

Qui tombent en pétales de rose

Sur ta peau douce et parfumée

 

Sur ton visage, un sourire

Qui me parle d'amour

Pour cacher la tristesse

De ton cœur blessé

 

Encore quelques instants

A te regarder, à te parler

A admirer ton courage

A entendre ton accent qui chante

 

Toi et moi, sœurs d'âme

Jamais, je te le jure

Ne serons séparées

Car nos cœurs ne sont qu'un

 

La nuit, je fermerai les yeux

Pour revoir ton visage.

Pour effacer ta peur,

Je te parlerai d'espoir

 

Et je verrai les étoiles

Nous sourire

 

Cure

 

 

Un jour, je vous ai rencontré

Le sourire aux lèvres

L’air bien sympathique

 

A la messe, vous parlez

Avec tant de fièvre

Et de ferveur catholique

 

Que j’ai de suite pensé

Que ces paroles qui soulèvent

Sont plus belles qu’un cantique

 

Avec nous, vous partagez

Plus qu’un beau rêve,

Une foi authentique

 

Jésus que vous nous donnez

Est pour nos cœurs une trêve

Dans ce monde chaotique

 

Vos lectures animées

Dans l’église s’élèvent

Comme une douce musique

 

Je demande, cher Monsieur l’Abbé

Que Marie et Dieu vous protègent

Vous, dont l’âme est unique

 

Infirmiers

 

Tant d’infirmières

Dans cet hôpital

Toutes elles s’affairent

Pour enrayer le mal

Lorsque les gens arrivent

Pour se faire soigner

Elles les aident à survivre

Et à leur faire oublier

Pour les plus petits

Elles deviennent maman

Et ils sont amis

Pour un court instant

Avec leur robe blanche

Qu’elles soient brunes ou blondes

Elles ressemblent à ces anges

Venus d’un autre monde

 

Pour certains fragiles

Il suffit d’un regard

D’un geste agile

Ou d’un peu d’espoir

Elles ont de la patience

Et travaillent en douceur

Devant tant d’impuissance

Elles n’ont plus que leur cœur

Qui pourra leur donner

L’amour qu’elles méritent

Pour s’être dévouées

A ceux qui les quittent

 

Je suis avec toi

 

Si tu es triste

Mon cœur est malheureux

Quand tu as mal

Mon cœur saigne pour deux

 

Lorsque tu souris

Mon cœur est en joie

Si ton âme pense à moi

La mienne entend ta voix

 

Si l’amour est en toi

La mort en moi s’en va

Et nous sommes toi et moi

Unis pour l’éternité

 

Le doute

 

 

Je voudrais être un ange

Pour appuyer mon cœur contre le tien

Pour que ta vie change

Et pour te montrer le chemin

 

Je ne suis qu’une ombre

Sur le bord de ta route

Une simple rencontre

Qui va semer le doute

 

Tu es quelqu’un de bien

Et je ne veux pas te faire de mal

L’amitié sera notre seul lien

Un partage sans égal

 

Je serai un cœur sur ta main

Une larme dans tes yeux

Un soleil sur ton destin

Quelque peu orageux

 

Et tu verras, mon ami

Que la vie à nouveau te sourira

Si tu as confiance en la vie

Et si comme moi tu as la foi

 

 

L'eau et le feu

 

 

Il y a du soleil dans tes yeux

De la rosée sur tes cheveux

Et la lune rit sur ton visage

 

Les étoiles jouent dans ton cœur

Et font scintiller ton aura

Nimbant de lumière mon âme toute entière

 

Et je parcours les ruelles de ton corps

En passant par le lacet de tes bras

Je descends les côtes, lentement

 

Je goûte le sel de ta peau

Lorsque j’aperçois la lueur de ta toison d’or

Et ses montagnes sacrées

 

C’est alors que le soleil de tes yeux

Met le feu à mon corps impatient

Embrasant l’orée de ma forêt

 

La descente se fait alors montée

Et tu pénètres le buisson ardent

Faisant jaillir la fontaine de lumière

 

Moyens

 

Lorsque le jour se meurt

Mon âme erre ça et là

Au seuil de ton cœur

Elle s’en va se réfugier

 

Ma tête se noie dans les nuages

Mon esprit est rempli de rêves

Mon corps, en toi, fait naufrage

En attendant que le jour se lève

 

Et tu me fais l’amour

A chaque fois que je le désire

Tu m’emportes jour après jour

Dans les tourbillons du plaisir

 

Peux-tu imaginer

Que le simple fait de penser à toi

Suffit à m’allumer

Et à faire monter la sève en moi

 

Que dire alors

Lorsque j’entends ta voix

Ou mieux encore

Quand je suis contre toi

 

Tu me fais tourner la tête

Je ne réponds plus de rien

Mais comment faut-il être

Quand on perd ses moyens ?

 

 

Manque

 

Le manque, tu connais ?

Le manque d’alcool

Le manque d’amour

 

Manque de tendresse

Manque de toi

Manque de rire

 

Rien ne peut combler

Le vide s’insinue en nous

Et nous remplit de dégoût

 

Et pourtant on est toujours là

Pour qui, pourquoi ?

Le dégoût est là aussi

 

Le désespoir est à nos trousses

Mais l’espoir de quoi ? est de l’autre côté

Alcool, idéal, rêve, dérive

 

Tous sont présents

En toi, en elle, en moi

Il faut trouver l’équilibre

 

Lorsque le mal penche d’un côté

Ajouter du bien pour équilibrer

Surtout bien surveiller l’aiguille

 

 

L'oiseau libre

 

 

Elle était comme un oiseau fragile

Tombé d’un nid trop haut perché

 

Comme l’eau qui gèle

Au milieu des rochers

 

Comme une douce perle

Dans un écrin trop sombre

 

Elle est maintenant

 

Comme un faucon

Qui vole toujours plus haut

 

Comme l’eau qui ruisselle

Et qui rejoint sa source

 

Comme un diamant

Qui brille de toutes ses facettes

 

Elle restera toujours dans nos cœurs

Telle un rayon de soleil dans la nuit

 

Roi

Avec la mort d’un Seigneur
S’envole le rêve d’un pays meilleur

Avec une Vie qui s’éteint
C’est une Patrie qui prend fin

Le Roi débordait de tendresse
Et tenait ses promesses

Grâce à lui, nous étions unis
Quand sera-t-il après cette nuit ?

Chaque larme nous écorche
Mais c’est la peine qui nous rapproche

Devant tant de souffrance,
Il nous reste l’espérance

Il est parti de l’autre côté
Mais dans nos cœurs reste gravé

Il est loin, mais toujours là
C’est pourquoi je crie : Vive le Roi!

L'amour c'est

 

L’amour c’est le soleil et les nuages
C’est dire adieu à l’ermitage
C’est "mon petit chou", "mon petit poussin"
Et un peu d’eau dans son vin
Mais toujours beaucoup de soleil
Des journées jamais pareilles
L’amour c’est aussi un peu de piquant
C’est le corps comme un volcan
Pour faire pétiller les cœurs
C’est 1 kg de câlins par heure
Des bisous dans le cou
Et les dessous sens dessus dessous
C’est une épaule pour s’appuyer
Pour rire ou pour pleurer
Un regard suspendu, une main offerte
C’est une chaîne toujours ouverte

 

Noviciat

 

 

Je vous présente les "jumelles"

Rosalie a la peau du soleil d'Italie

Lélia, la pâle couleur de l'Irlande

Nées le même jour, la même année,

 

Ensemble, la même charité au fond du cœur

Et bientôt ensemble sur la route du Seigneur

L'une, le soleil dans le cœur,

Toujours chaleureuse.

 

Soudain un appel profond, une invitation

L'autre, les prairies dans l'âme

Grande comme la liberté et le courage

Et puis une petite voix qui la transporte et l'invite

 

Et les voilà parties sur le même chemin

Vers le même espoir

Buvant à la même source

Toutes les deux guidées par la main

 

De celui qui nous aime tous

Et qui nous apporte la paix

Cette paix qu'elles ont trouvée

En aimant Celui qui nous sert

 

Pour le servir à leur tour

Deux sœurs qui, pour se comprendre

Du temps de leur noviciat,

Apprenaient le français

 

Mais le temps sépare ceux qui s'aiment

L'une parti pour le plat pays, la Belgique,

L'autre pour la ville lumière, Paris

Pour se retrouver dans leurs lettres

 

Qui parlaient de leur foi,

De leur espérance

De Belgique à Paris, pour Rosalie

De Paris en Angleterre, pour Lélia

 

Des routes qui se croisent mais ne se relient pas

Dieu seul a le pouvoir de les réunir,

Car leur amitié a vaincu le temps et l'espace

Pour enfin se retrouver et prier ensemble

 

C'est devant notre mère à tous, dans cette grotte bénie

Qu'elles ont chanté MAGNIFICAT, avec le même cœur,

La même voix, la même foi toujours aussi vivante

Les épouses de notre Seigneur,

 

Fêtant leurs Noces d'Or, si fidèles durant 50 ans

Toutes ces années d'amour au service des autres

L'Italie et l'Irlande enfin réunies,

Deux âmes reliées à la nôtre par la prière,

 

Adressées au même Père, au même Fils ressuscité

Deux Sœurs qui vibrent pour le même amour

A qui nous disons aujourd'hui : merci,

Et notre envie de les suivre.  Amen

Chantal Siebert

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mise en page Yvette De France