Pour nos petits enfants

 

Petit ourson blanc

Tout blancs dans leur berceau de neige, maman ourse et ses oursons

Attendent le printemps

Il vivent bien calfeutrés au fond de leur igloo.

Le vent terrible qui souffle dehors ne peut pas entrer et,

A travers le toit de glace, la lumière dorée du soleil commence à filtrer/

 

C'est le jour du premier bain  ! 

Ernest et ses deux soeurs se penchent au bord de la banquise.

- Plongez n'ayez pas peur ! leur crie maman ourse.

Mais les trois petits hésitent et inspectent l'eau noire d'un air inquiet.

Un  deux trois et Hop ! Les voilà enfin qui sautent

Bravement dans la mer, la tête la première.

Ernest ressort en bondissant comme un ressort.

Il se secoue, crache et tousse.

- Quelle horreur cette eau glacée ! grogne l'ourson mal léché. 

Il n'y a rien d'autre à faire que de se baigner, ici. 

Je n'ai pas de copain pour jouer, et je m'ennuie !

 

Le nez sur son bloc de glace, Ernest pleurniche

Sans voir qu'un renardeau s'approche de lui tout doucement.

- Ne sois pas si triste petit ours polaire, il y a toutes sortes d'animaux

Dans ce grand désert blanc.

Seulement ils sont si blancs eux même qu'on les remarque à peine

Si tu veux, suis-moi, je vais te les présenter.

 

C'est alors qu'un bruit leur fait tourner le tête :

deux gros yeux noirs les fixent timidement.

C'est un bébé phoque qui s'avance en rampant.

- Salut Blanchon ! lui dit le renardeau. 

N'aie pas peur de mon ami l'ourson, il veut juste faire connaissance.

- Comme ce petit phoque est blanc ! s'exclame Ernest. 

- dans trois semaines sa fourrure deviendra argent,

comme celle de ses parents, lui répond le renard en détalant.

Vien vite maintenant ne perdons pas de temps !

 

Madame Chouette harfang vient se poser près de ses deux amis.

- salut Goupil, bonjour l'ourson !

Vous n'auriez pas entendu une souris trotter sous la glace ?

J'ai des oisillons à nourrir et je suis pressée !

- Ou habites-tu  ? demande Ernest.

Comme toi, dans le grand nord, mais je vis dans la forêt et,

Je fais mon nid dans un creux d'arbre mort, répond la chouette

En s'envolant sans bruit.

- Ses drôles de plumes sont taillées pour qu'on ne l'entende pas voler.

 

Plus loin, dans une crevasse, l'ourson et le renardeau

Voient une silhouette longue et fine glisser sur la glace.

- Halte là ! Qui passe ? crie le renardeau

Un minois triangulaire se dresse aussitôt.

- Qui êtes-vous jolie frimousse ? demande Ernest.

- Mademoiselle Hermine, répond la petite créature en bondissant.

Je suis blanche comme la neige t souple comme un serpent!

- Comme elle est jolie ! s'exclame Ernest attendri.

 

Bientôt, l'ourson s'assied et soupire.

- Faut-il marcher encore longtemps ? Y a t-il beaucoup

d'autres habitants blancs autour de nous ?

- Il y a la perdrix des neiges, qui porte des plumes brunes en été et,/font>

Blanches en hiver et il y a le lièvre polaire.

Il a de si grandes pattes, pour courir sans s'enfoncer dans la neige

Qu'on le surnomme le lièvre à raquettes.

 

Ernest et le renard reviennent sur leurs pas.

La mère et les soeurs de l'ourson sont retournées dans leur tanière.

- salut dit le renard, je ne rentre pas dans ce terrier !

J'en ai un bien plus petit à quelques pas d'ici.

A bientôt !

 

A bientôt lui crie gaiement l'ourson, avant de s'engouffrer

Dans le long couloir de glace qui conduit à son igloo.

Maman ourse lui fait une place bien au chaud contre sa fourrure,

Et Ernest s'endort en rêvant à la jolie mademoiselle hermine.

 

 

Sortie

Yvette . Piel