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Mais
Fiston ne dort pas.
Il
pense à la neige qui tombe sur les bois.
Il
n'a jamais vu ça, et il aimerait savoir si c'est
blanc,
si
c'est noir, si c'est chaud ou bien froid...
Finalement,
il se décide à faire ce qui est interdit :
Pendant
que tout le monde dort, il se lève sans bruit,
Marche
à pas de souris, et... Le voilà sorti !
Première
constatation : Brrr ! c'est froid pour les petons.
Deuxième
constatation : c'est si blanc, si brillant
Que
ça vous éblouit... Mais c'est tellement joli !
Notre
ourson est ravi.
Il
court et fait des bonds. Et si par imprudence,
Il
retombe les pattes en l'air, ça n'a pas
d'importance :
C'est
doux pour le derrière !
Au
bout d'un certain moment, Fiston a tellement
couru,
Tellement
tourné, viré, sauté de tous côtés,
Qu'il
ne sait plus où il est !
-
Maman vient me chercher crie-t-il. Je suis perdu !
C'est
alors qu'il entend une voix inconnue.
C'est
celle d'un animal à peine plus grand que lui,
Avec
une queue aussi, mais un museau plus long
Et
des poils moins fournis. En plus il tout gris !
Mais
il à l'air gentil...
-
Je suis loulou, le petit loup, dit le nouveau
venu.
Je
connais bien les bois, et j'ai du flair, crois-moi
!
Je
peux, quand tu voudras, te ramener chez toi...
Mais
avant j'aimerais bien m'amuser avec toi.
Bien
sûr Fiston, ne dit pas non...
C'est
ainsi qu'il apprend à faire des boules de neige,
Des
glissades sur la glace de l'étang,
Son
portrait dans la neige en se couchant dedans...
C'est
tellement amusant qu'il oublie
Complètement
ses frères et sa maman.
Mais
sa maman, elle, ne l'oublie pas !
Quand
elle s'est réveillée, voyant qu'il s'était échappé,
Elle
a bondi dehors.
Elle
le cherche partout, redoutant qu'il soit mort,
Mangé
par le grand loup...
Or
qui surgit alors, devant elle, tout à coup ?
La
louve justement !
Les
deux mères se regardent et se mettent à grogner
En
se montrant les dents...
Mais
au même moment :< PAN ! PAN ! PAN ! >
-
Les chasseurs ! s'écrient-elles.
Et
dans un même élan, elles courent
Se
réfugier derrière le même rocher.
ça
y est, ils sont passés !
Oubliant
que la louve est sa pire ennemie, maman ourse lui
dit :
-
J'ai peur pour mon petit. ce coquin est sorti ce
matin !
-
le mien aussi dit la louve et je tremble pour lui
!
Et
aussitôt voilà les deux mamans qui flairent dans
tous les coins.
A
deux, elles vont plus vite et perdent moins de
temps.
Enfin,
au détour d'un chemin, les mères voient
Dans
la neige des traces de leurs enfants.
-
ça alors ! s'écrient-elles. Ils ont d^u jouer
ensemble :
Leurs
pas sont parallèles... suivons les !
Et,
de pierres en rochers, de descentes en montées,
Savez-vous
où ces dames arrivent en fin de course ?
A
la tanière des ours !
Elles
s'approchent de l'entrée, doucement, le coeur
battant,
Et
découvrent en même temps un spectacle étonnant
:
Un
louveteau tout gris, endormi au milieu des oursons
!
C'est
tout de même beaucoup mieux de s'aider,
quand
on peut, semble leur dire Fiston
Du
fond de la tanière...
Que
de se détester et de se faire la guerre !
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