Une
aube blafarde se lève sur les côtes normandes. Des
nuages bas, une mer grise, agitée. Une matinée comme
les autres pour les centaines de guetteurs allemands
qui, depuis de semaines, scrutent anxieusement
l'horizon . En réalité, les dieux en on décidé
autrement.
Overlord,
le débarquement tant attendu, est en marche. Une
immense armada est à la mer. Des centaines de navires
convergent vers les côtes de France. Soudain, l'orage
éclate. En vagues successives, des essaims de
bombardiers font pleuvoir une grêle de bombes sur les
défenses allemandes. Emergeant de la brume, les bâtiments
de guerre prennent la relève, et des milliers d'obus
de tout calibre s'abattent sur les fortifications du
mur de l'Atlantique qui disparaissent dans la poussière
et la fumée. Bientôt, c'est l'heure de l'assaut. Les
landing craft approchent, s'immobilisent. Lourdement
chargés, le cœur étreint par l'angoisse, les hommes
sautent dans les vagues écumeuses tandis que la
riposte se déchaîne. Des centaines de points
lumineux s'allument sur les falaises "comme les
plots d'un immense billard électrique"
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