Nôtre Montagne
Depuis la nuit des temps
tu domines la plaine,
Comme un gardien jaloux
surveillant son domaine..
Tu vois autour de toi,
joyau de la nature,
Soulignant ta beauté, d'un
écrin de verdure.
Lorsque tu m'apparais ta
seule vue me grise,
Je suis émerveillé, muet
sous ton emprise.
Je remonte le temps. Tu
possèdes la forme
D'un saurien allongé, d'un
dinosaure énorme.
Ces monstres ont longtemps
fréquenté tes parages :
N'y ont-ils pas laissé
trace de leur passage ?
Puis, voici deux mille
ans, tu voyais les Germains
Battus par Marius, un
général romain.
Pour sceller son succès il
te nomma " Victoire " .
Serais-ce une légende, ou
s'agit-il d'Histoire ?
On t'appela Ventôse,
aussi, pendant un temps,
Sainte-Victoire enfin est
ton nom à présent.
Tu es le paradis du
randonneur paisible
Qui trouve ton sommet
charmant, et accessible.
Tes flancs sont sillonnés
de sentiers sinueux
Bordés de terre rouge,
rares épineux.
La chapelle Saint-Cer se
découvre soudain
Envahie par les herbes,
dans un pli de terrain.
A tes pieds des bastides
portent des noms chantants,
Tels Le Luc, Subaroque,
Piconin, Bramefan .
Et vers le côté Nord, sur
le bord du chemin
Un puits, un abreuvoir,
taillés par les anciens :
Incontournable halte des
troupeaux de moutons
Qui ne manquaient jamais
de boire au puits Dauzon .
Tu changes de couleur à l'
heure du couchant,
Passant du bleu lavande au
rouge flamboyant.
A Cézanne tu dois d'être
immortalisée,
Et ces œuvres figurent
dans les plus grands musées.
Plus heureux nous pouvons,
sous un ciel merveilleux,
Habiter près de toi et
t'avoir sous nos yeux.
Dellasta Marcel . Fuveau
1998
mise en page
Yvette De France