Les " Provence "

 

Il est plusieurs "Provence" : celle de Jean Giono,

Qui s'étend de Manosque jusqu'aux moulins d'Allauch,

De Frédéric Mistral, ou d’Alphonse Daudet,

Qui s'en va des Alpilles, au pont Saint Bénezet.

 

Qu'importe que l'on soit d'Avignon ou de Vence,

D'Aubagne ou de Riez dans la haute Provence,

C'est la même beauté, le décor a changé.

Plateau de Valensole, vignes de Puyloubier.

 

Depuis les monts des Maures au célèbre renom,

Jusqu'aux ocres diaprées des mines de Roussillon,

Les collines de pins inclinés par le vent,

Qui parfois se déchaîne digne d'un ouragan.

 

On voit contre les troncs des perles de résine,

On sent l'odeur du thym et la térébenthine.

Et ces vieux oratoires au détour des chemins,

Construits par les Anciens pour honorer leurs Saints.

 

C'est aussi la Camargue aux plaines inondées,

Avec ses flamants roses et ses cyprès penchés.

Et puis le Lubéron, garrigue et romarin,

Qui part de la Durance jusqu'à Saint-Saturnin,

 

Que de petits villages perchés sur des rochers,

Vieilles maisons groupées autour de leur clocher,

Les ruelles escarpées témoins des transhumances,

Qui guidées par des pâtres traversaient la Provence.

 

Et je songe à Pagnol, chantant l'eau des collines,

L'imposant Garlaban dans son décor sublime.

Et l'on reste muet devant tant de beauté,

Devant ces paysages, ce ciel immaculé.

 

Toi l'étranger qui passe, qui sut la découvrir,

Tu n'a plus qu'un désir : celui de revenir.

C'est la terre des miens, celle de mon enfance.

Je suis heureux et fier d'être un fils de Provence. 

 

 

D-M. Fuveau 1998

 

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La Provence

 

Je ne suis pas poète, mais j’ai mis tout mon cœur

Pour conter ma Provence, dans toute sa splendeur.

En partant des Alpilles, non loin de St Rémy,

S’étendant au-delà vers les Saintes-Maries,

C’est la terre des gardians : le mistral s’y déchaîne.

Ce fils de la Provence que malgré tout on aime,

Souffle fort en Camargue où plus rien ne l’arrête,

Où il devient furieux: il est vraiment le Maître.

Soulevant les crinières de ces chevaux sauvages

Qui galopent en horde dans l’eau des marécages,

Couchant les tamaris, les roseaux, les cyprès,

Continuant sa course sans pouvoir s’arrêter.

Au bout de quelques jours, retrouvant la raison,

De plaines en vallons on le sent moribond,

Le Maître enfin calmé pourra s’abandonner,

Au-dessus des flots bleus, en Méditerranée.

Il va près des collines inondées de soleil,

Bordées par la garrigue aux odeurs sans pareilles,

Où chantent les cigales dans un même refrain,

Comme une farandole de fifres et tambourins.

Du mas de Roumanille jusqu’au delta du Rhône,

Il est des villages dont les vieux noms résonnent :

Maillane, Maussane, Fonvielle, les Baux,

Chers à notre Provence dont ils sont les joyaux.

Ecoutez, sur les places ombragées en été,

Les anciens du pays parler de leur passé,

Avec l’accent qui traîne comme une mélodie,

Où chantent leurs paroles que beaucoup nous envient.

Parlant avec amour de leurs jeunes années,

De leur belle Provence jamais abandonnée,

Celle des oliviers qu’ils cultivaient naguère,

Des amandiers noueux sur des vieux murs de pierres.

C’est la dans ces sentiers, drailles de transhumance,

Que courent les souvenirs de ma plus tendre enfance.

Si victime du sort, il me fallait partir,

Je n’aurais qu’un souhait : celui de revenir.

Il se peut que parfois tes enfants s’expatrient,

Ils reviendront un jour : Tu es notre Patrie.

 

Dellasta Marcel

Fuveau 1998

 

mise en page Yvette De France

 

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