J' attendais des étés ...


Quand les années auront rendu le temps très court,
Les mains glacées et pâles, attendront le jour.
Mes yeux hagards parfois, souriant quelques fois,
Inquiets, mais résignés, ils garderont la foi...

Ne craignant plus la fin, feignant que je veux vivre,
Non je n' aurai plus faim , je ne serai plus ivre...
Oui j'en aurai connus, des chemins, des détours,
De folles randonnées, au pays des amours !...

Les chagrins, les espoirs, les joies, les désespoirs,
Que de rires joyeux et de pleurs dans le noir ...
Et j'aurais tout vécu , le bonheur et les larmes
Je me dois d' accepter que le temps me désarme...

Quand mon regard terni , et que serai à bout
Mon coeur qui s'est éteint lui n'attend rien du tout
Attendant, calmement, jusqu'à ce qu'il bascule
Au départ pour toujours, du dernier crépuscule.

A la merci du sort j'irais vers d'autres errances
En fuyant sans regret absence , indifférence
Moi qui avait tant cru à toutes allusions
Alors que je vivais l'éclosion de bourgeons

L'idylle romanesque voulais la vivre en vers
Rien de plus rien de moins que des mots jardins verts
Pour qu'ils bercent mes nuits , rendant mes jours fiévreux
Mais quand à toi depuis tu sembles plus heureux


Liliane

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