Plus fort que la mort

 

Le ciel est triste soudain
Les oiseaux se sont tus,
Au fond de ma mémoire
Mes souvenirs se sont perdus,
Les yeux fermés le vague à l’âme,
Les larmes coulent sans retenue,
Elles sont un hymne à cette histoire
La vie s’en va tout est fichu…

Un petit corps gisant tranquille,
Loin de ce monde a décidé,
De combattre c’est inutile,
La fin en est elle programmée ?
Le silence lourd de cette chambre
Habille les murs de solitude,
La machine dans la pénombre
Poursuit son bruit de certitude.

Vingt quatre décembre nuit de l’espoir,
Celle de la nativité,
Du plus profond de ma mémoire,
Me reviennent ces pensées,
Une vie arrive une autre part,
Mon cœur explose dans ce cauchemar.
Mais c’est la Mère en une prière,
Qui s’adresse cette nuit à Marie
Elle offre sa vie de misère,
Contre celle de son petit.

Les yeux fermés le vague à l’âme,
Les larmes coulent sans retenue,
Les dieux ont-ils compris son drame
Il faut le croire…c’est du vécu..

C’était un soir de Décembre,
Celui de la Nativité….
C’était un soir de Décembre,
Que je n’oublierai jamais…

***


Marie-Rose
24/12/89

Sortie

Yvette Nico